II
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Rapport des indications fournies par différens aréomètres.
Baume.
Cartier.
Bat AVE.
Dkksité.
Ceutesimal (i).
IjOOO
(I) les degr^i eenteilmaux ont été Indiqués «0 nombre ronds, en négligeut lei frtCtioM.
Baume.
Cartier.
Batave.
Densité.
Centésimal.
ai, 94
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De la mesure de la température.
La délerrainalion de la température de l'air et des liquides est une opération souvent nécessaire au pharmacien dans son laboratoire. Il y parvient au moyen d'un instrument que l'on appelle thermomètre et qui est basé sur la propriété que possèdent les corps d'augmenter de volume par la chaleur, et d'en diminuer au contraire par le froid.
Un thermomètre consiste en un tube ou une boule de verre contenant un liquide; si la température s'élève, le liquide s'élève dans le tube ; mais pour apercevoir de petits effels , on ajoute à la capacité qui contient le liquide un tube d'un dia-
mètre très-lin , sur lequel un faible changement dans le volume devient très-sensible.
Pour constiuirc un thermomètre on prend un tube capillaire portant une boule ou un cylindre a l'une de ces extrémités; on le fait chauffer et l'on plonge l'extrémité ouverte dans du mercure; à mesure que l'air intériei^ se refroidit, il diminue de volume et il est remplacé par du mercure. On pousse celui-ci à l'èbullition, et quand on suppose que la vapeur du mercure a chassé devant elle tout l'air de l'instrument, on plonge de nouveau le bout ouvert du thermoètre dans le mercure , pour le remplir complètement. On chauffe de nouveau le mercure, pour sortir ce qu'il peut y en avoir d'excédant, et l'on ferme le thermomètre en exposant son extrémité au dard de la flamme d'un chalumeau.
Pour graduer le thermomètre , on le plonge dans de la glace fondante et l'on marque zéro au point où le niveau, de mercure s'établit ; on expose ensuite l'instrument à l'action de la vapeur d'eau se produisant librement ù l'èbullition dans un vase convenable et sous la pression de 76 cent. , et l'on marque 100 degrés au point où le mercure s'est élevé. On divise en cent parties l'espace entre Ô et 100 , et l'on rapporte des degrés de même grandeur au-dessous et au-dessus pour avoir les indications des températures plus basses que 0 ou plus élevées que 100 degrés. On exprime les degrés thermomélriques au-dessus de zéro par le signe + et les degrés au-dessous de zéro par le signe — .
Le thermomètre ainsi construit, s'appelle thermomètre centigrades. Il a été fait à l'imitation de celui de Réaumur, et ils ne diffèrent en effet l'un de l'autre qu'en ce que l'espace entre la glace fondante et la vapeur de l'eau bouillante est partagée en 80 degrés dans le thermomètre de Réaumur et à 100 degrés des thermomètres centigrades.
Un degré du thermomètre de Réaumur étant donné pour le convertir en degrés du thermomètre centigrade , il faut le multiplier par 5 et le diviser par 4 : soit 24 degrés Réaumur ; 24 X 5 = 30 d.
Un degiô du thermomètre centigrade étant donné pour le convertir en degré de Réaumur, il faut le multiplier par 4 et le diviser par 5, soit 30 d.;
30 c. = 30X 4 =24 Rh.
En Angleterre et dans une partie de l'Allemagne, on se sert du thermomètre de Fahrenheit. Le zéro y est obtenu par un mélange de sel marin et de neige, et l'instrument marque 212 degrés dans la vapeur de l'eau bouillante. Le zéro du thermomètre ordinaire correspond au 32*= degré de Fahrenheit, de sorte que l'espace qui est partagé en 100 degrés dans le thermomètre centigrade, est partagé en 180 degrés du thermomètre de Fahrenheit.
Les thermomètres qui sont faits avec du mercure sont les meilleurs , parce que le métal étant conducteur, la chaleur s'y propage plus aisément; parce que le mercure n'entrant en ébullition qu'à une température élevée , peut fournir des indications pour des températures bien supérieures Ix l'eau bouillante; parce que l'augmentation de volume indiquée par le mercure quand il est renfermé dans des enveloppes de verre se fait d'une manière régulière, au moins entre 0 et 100 degrés.
On emploie des thermomètres faits avec de l'esprit de vin. Ils ne peuvent servir que pour des températures peu élevées ; mais ils sont les seuls dont on puisse faire usage pour reconnaître de grands degrés de froid , parce que le mercure se congèle à une température de — 40 d.