LAVEMENT DE COPAHU
Pr. : Baume de copahu 2 gros à 1 once.
Laudanum de Sydenhara 15 à 30 grains.
Jaune d'œuf W 1
Eau commune 7A8 onces.
On divise le baume de copahu au moyen d'un jaune d'œuf; on ajoute le laudanum. Cette formule est donnée par M. Vclpeau comme propre à arrêter le flux gonorrhéique ; le laudanum a pour objet d'engourdir le rectum et de faire conserver le lavement au malade assez long-temps pour qu'il produise son effet.
Les rosacées considérées d'une manière générale sont des plantes astringentes ; mais , comme nous le verrons , elles présentent souvent entre elles des différences de composition chi-w mique et de propriétés médicales fort remarquables.
Les racines des rosacées sont astringentes. Cette propriété est surtout bien développée dans les dryadées. Aupremierrang se trouve la tormentille ( Tormentilla erecta), l'un de nos astringens indigènes les plus énergiques. La potentille anserine ( Potenttlla anserina), la P. rampante ( P. reptans ), la benoîte ( Geum urbanum et rivale) , et aux Etats-Unis ( G. canadenfe] ont joui comme toniques d'une réputation fondée sur la présence de la matière astringente. Les tubercules farineux de la filipendule [Spirœa filipendula) ont une saveur analogue, et c'est à la même matière, quoique peu abondante, que les racines de fraisier [Fragaria vesca) doivent d'être employées habituellement comme diurétiques.
L'écorce de la racine de la spirée à trois feuilles des États- Unis ( Spirœa trifoliala ) se fait remarquer par ses propriétés
éméliques qui la font employer comme succédané de l'ipécacuanha.
L'écorce d'un assez grand nombre de rosacées est astringente et employée comme telle ou comme fébrifuge , par exemple , ceWe des Padiismahaleb,avium, des Prunus virginianael cocumiglia; elles contiennent souvent une partie du principe volatil vénéneux que l'on trouve dans les feuilles et les semences d'un assez grand nombre d'espèces. L'écorce de quillaia [Quillaia smegadermos etmolinœ] se fait remarquer par sa saveur piquante et sa propriété savonneuse ; elle contient de la saponine. Dans ces derniers temps, Komminck et Sterns disent avoir retiré des écorces du prunier, du poirier, du pommier et du cerisier à grappes , une matière cristallée en aiguilles soyeuses qu'ils ont appelée phloridzin. Elle a une saveur amère, puis astringente; elle est soluble dans l'eau, l'acool et l'élher; elle colore en brun le sulfate de fer ; la colle animale est sans action sur elle.
Les feuilles des rosacées sont aussi astringentes ; c'est à cause de cette propriété que plusieurs d'entre elles sont employées en médecine ; les feuilles des rosiers et surtout celles de la ronce ( Ruhus fruticosus ), et de l'aigremoine ( Àgrimonia eupatorium ) , servent tous les jours de base h des gargarismes astringens. Les feuilles du Rubus arcticus , du Bnjas octopetala, du Cerasus mahaleb, du Rosa rubiginosa , sont employées en guise de thé. Ces feuilles , et surtout celles de la tribu des Drupacées participent souvent de l'odeur et des propriétés des amandes amères. C<; caractère est surtout trèsdéveloppé dans le laurier cerise ; on le retrouve dans le pécher, le cerisier à grappes et beaucoup d'autres espèces.
Les fleurs des rosacées sont peu usitées en médecine; et tandis que celles de la rose de Provins sont astringentes , les pétales des roses pâles , du pêcher et de l'amandier sont laxatives. Parmi ces fleurs , il en est une fort importante pour la médecine, c'est celle du Brmjera anthelmintica d'Abyssinie, qui, sous le nom de cotz ou cabolz , est employée avec succès dans le Levant pour faire périr le ver solitaire. Ces fleurs ont une saveur astringente, et cependant elles produisent des éva-, cua lions.
Les calices des rosacées participent des propriétés générales de la famille ; le cynorrhodon est le seul qui soit utilisé ; on en prépare une conserve astringente.
Les fruits, dans les différentes tribus qui composent la famille des Rosacées, tout en conservant toujours un type de structure commune, se présentent avec des modifications importantes qui ont souvent la plus grande influence sur les propriétés médicamenteuses. Quand le calice est soudé avec les ovaires , la pulpe du péricarpe est astringente en même temps qu'acide , et la culture n'efface jamais entièrement ce caractère naturel.
Les pommes ( Pirus malus ) , les poires ( P. communis ] , les sorbes [Sorbus domestica] , les coings ( Cydonia vulgarîs ) , les différentes espèces de Cratœgus et de Mespilus se présentent toutes avec une composition et des propriétés communes. Le sucre , l'acide malique et une matière astringente les constituent en grande partie , et les propriétés varient avec les proportions de chacun de ces élémens.
Quand le calice n'est pas soudé avec l'ovaire, les fruits sont simplement acides et sucrés ; tels sont presque tous les fruits de la tribu des amygdalées : les prunes ( Prunus domestica ) , les abricots ( Armeniaca vulgaris ) , les pèches [Persica vulgaris ) , les framboises [Kubus idœus ), les fruits des ronces {Rubus), les fraises, [Fragaria vesca). Ces fruits contiennent toujours l'acide malique, le sucre, la pectine, la gomme et une matière azotée.
Quand le sarcocarpe des fruits n'est pas charnu , comme dans les roses , les spirées , les fruits ne participent pas aux propriétés générales de la famille.
L'attention ne s'est portée que sur les seules semences de la tribu des amygdalées , si remarquables par l'odeur d'acide prussique qu'elles exhalent à un degré très-varié. L'histoire du principe remarquable qu'elles fournissent sera faite à l'article Amandes; disons tout de suite que les semences de plusieurs espèces , abricots , pèches , servent h fabriquer des liqueurs de table ; que celles du Cerasus mahaleb sont employées par les parfumeurs , à cause d'un principe prussique qui y est contenu. Toutes ces graines donnent une huile douce par expression ;
celle que l'on relire du Prunus brif/anliaca des Alpes est vendue sous le nom d'huile de marmotte.