POMMADE DE CONCOMBRE
Pr. : Panne inoadcc des membranes et veinules. 24 livres. Graisse de veau mondée 15
Coupez grossièrement ; pilez dans un mortier de fer ; lavez ensuite, d'abord à l'eau tiède, puis à l'eau froide ; faites égoutter sur un tamis de crin et faites fondre au bain-marie après avoir ajouté :
Baume du Pérou dissout dans l'alcool.. 6 gros. Eau de roses double 4 onces.
Quand le tout sera fondu , passez avec expression à travers une toile et laissez reposer pour qu'une partie de l'eau se sépare.
On monde 60 concombres, faisant environ 120 livres; on les r0pe et on les soumet à la presse dans un seau percé de trous , dont l'intérieur a été entouré d'un tissu de crin ; on passe le suc h travers un tamis.
Dans une bassine élamée et d'une capacité convenable, pesez :
Graisse préparée encore chaude et puisée à la surface. 2G livres.
Ajoutez le suc par tiers ( pour ne pas trop refroidir la graisse et la voir se grumeler ) ; agitez presque continuellement pendant G heures ; décantez le suc, remplacez-le par une nouvelle quantité et opérez comme la première fois ; enfin on le renouvelle une troisième fois en opérant de même ; au bout de cela malaxez la pomraadu pour eu séparer la majeure partie du suc ; mettez-la au bain-marie et chauffez à vase clos et sans remuer pendant 2 heures.
On retirera alors le feu et on laissera reposer 25 minutes.
On enlèvera alors la couche de pulpe qui se sera formée à la surface du liquide à l'aide d'une carte ou d'une écumoire , et on prendra le liquide avec un polon sans l'agiter pour ne pas mêler le fond ; on le coulera dans des pots.
Quand il ne restera plus que quelques livres de pommade ,
CUCFRBITAC ES. 563
on laissera refroidir ; on la sépai cra du liquide et on la mettra avec celle qu'on préparera le lendemain, ou on la battra pour l'employer la première.
Pour livrer cette pommade au public , on lui fait subir l'opération suivante :
Pr. : Pommade 12 livres.
Faites fondre à moitié dans une bassine étamée et battez pendant 2 heures avec une spatule de bois, absolument comme on bat la pâte de guimauve.
On l'enferme dans des pots en la prenant avec une large spatule et on fait couler dans le pot sans presser ; on frappe le dessous du pot avec la main pour ne pas laisser de cavités , et on enlève à l'aide d'une spatule tout ce qui dépasse les bords du pot, on le frappe ensuite sur une table.
On ne doit battre que la quantité de pommade que l'on veut consommer dans un mois ; il faut en battre au moins 8 livres à. la fois, sans quoi elle ne serait ni aussi grenue ni aussi légère.
L'opération commencée doit être terminée dans la journée , car le suc en contact avec la graisse s'acidifie et donne un produit de mauvaise qualité.
Les graisses doivent être préparées le même jour que le suc, car si on les préparait d'avance, on serait forcé de les refondre, et l'opération durerait aussi long-temps ; on ne doit employer que celles de première cuite , celles de la deuxième peuvent servir à d'autres usages.
Ce procédé est de M. Page.
MM. Henry et Guibourt opèrent de la manière suivante:
Pr. : Axonge 4 livres.
Suif de veau 1
Liquéfiez, ajoutez
Suc de concombres 3 livres.
On mêle et l'on malaxe bien avec les mains ; au bout de 24 heures on décante le suc et on le remplace par de nouveau suc que l'on change encore au bout de 24 heures ; on répète jusqu'à
dix fois cette opéialion ; on fond ensuite la pommade au bainmarie et l'on y ajoute par livre 3 gros d'amidon, qui s'emparent de l'eau et la précipitent ; on laisse déposer, on passe et on coule dans des pots.
M. Bouron , de Nantes , a donné la formule ci-après :
Pr. : Concombres 15 livres.
Alcool à 33 degrés 1/2
Râpez les concombres , mettez-les avec l'alcool sur le diaphragme d'une cucurbite, et distillez jusqu'à ce que vous ayez obtenu 1/2 livre de liqueur aromatique.
Pr. : Axonge 4 onces.
Blanc de baleine 1/2
Cire blanche 2 gros.
Liqueur aromatique 1 gios 1/2 à 2 gros.
Fondez les corps gras , coulez dans un mortier chauffé à l'eau bouillante , et n'ajoutez la liqueur aromatique que lorsque la pommade commence à se figer ; triturez de nouveau et coulez chaud dans des pots.
Je rapporte ces procédés tels qu'ils ont été donnés par leurs auteurs ; mais je ne les ai mis à exécution ni les uns ni les autres. Il ne faut pas perdre de vue que la grande difficulté n'est pas d'obtenir une pommade odorante , mais bien une pommade qui conserve encore son odeur après quelques mois.
GROSSULARIÉES.
Les baies dans cette petite famille ont un suc fade et douçâtre ; il est acide dans le Ribes rubrum ou groseiller commun.
Dans le càssis [Ribes nigrum) le fruit, comme toute la plante, est recouvert par de petites glandes pleines d'un principe aromatique qui ne se trouve pas dans les autres espèces.
DES GROSSULARIEES. 565