ÉLECTUAIRE DE QUINQUINA
Pr. : Quinquina gris eu poudre 2 onces.
Sol ammoniac 2 gros.
IMiol 2
Sirop d'absiutlie 2
r. s. A. (Codex).
ÉLECTUAIRIi lîE DESBOIS DE ROCHEFORT.
Pr. : Poudre de quinquina 1 once.
Carbonate de potasse. . 1 {jros.
Emctique , IG {grains.
Sirop d'al)sinthc 3 onces.
Celle préparation n'agit pas comme émétique. Le tannin du quinquina , décompose le sel d'antimoine , et donne naissance à un ttulre composé ; sans doute aussi le carbonatç de potasse peut concourir à la décomposition de l'éraôtique.
lîOLt'S AD QUARTANAM.
Pr. : Poudre de quinquina 1 once.
Emctique 16 grains.
Sirop d'absinthe S. Q.
l'OLORE DENTRIFICE.
Pr. : Qrjinijuina pulvérisé 1 partie.
Cliarbon végétal porphyrisé 1
«:ÉRAT \V QUIINQUINA.
Pr. : Cérat simple 1/2 once.
Extrait de quinquina alcoolique délayé dans un peu d'alcool 1/! gros.
M. (Codex).
DBS RCBIACEES.
CATAPLASME ANTlSEPXrQUE.
Pr. : Farine d'oige 6 onces.
Eau cointmine I livre.
Quiu'iuina en poudre 1 once.
Faites cuire et ajoutez, quand le cataplasme est en partie refroidi,
Camphre pulvérisé 1 pros.
(Codex).
CATAPLASME Ai\TISEPTIQUE DE REVSS.
Pr. : Poudre de quinquina '.
— de rhue } ana 2 onces.
Alcool camphré
Camphre 3 gros .
Vinaigre S. Q.
Mêlez.
ÏPECACUANHA.
( Cepha^lis ipccacuanha. )
L'ipécacuanlia gris du commerce est la seule racine de ce nom qui soit employée en France. Elle agit le plus souvent comme vomitive ; mais elle peut remplir d'autres indications. L'ipécacuanha jouit d'une grande réputation contre quelques cas de dyssenteries , et il est un remède journalier pour faciliter l'expectoration dans les catarrhes anciens et la fin des rhumes.
L'ipécacuanha gris , analysé par MM. Pelletier et Magendie, puis par MM. Richard et Barruel , a fourni h ces chimistes ;
Éméline,
Gomme ,
Amidon ,
Cire végétale ,
Matière grasse huileuse ,
Matière exlractive.
L'éméline paraît exister dans la racine à l'état salin. On avait pensé qu'elle était combinée à l'acide galiique; mais cela ne doit pas être, puisque l'acide galiique précipite l'éméline de ses dissolutions , et que la partie vomitive de l'ipécacuanha est soluble dans l'eau.
ÉMÉTINE.
L'éméline est blanche. Sa saveur est un peu amère. Elle est pulvérulente. Elle fait vomir à la dose de quelques grains.
Elle est fusible à environ 50°.
L'émétine se dissout assez bien dans l'eau froide , et elle est bien plus soluble dans l'eau chaude. L'alcool la dissout parfaitement. Elle est à peine attaquée par les huiles et par l'élher.
L'acide nitrique la change en une matière résineuse amère, puis en acide galiique.
L'acide galiique et la noix de galles la précipite de ses dissolutions.
L'acétate de plomb est sans action sur elle quand elle est pure. Il précipite l'éméline colorée.
Elle sature fort mal les acides , et donne des sels incristallisables. En général, ses propriétés sont très-mal connues ; sa composition chimique ne l'est môme que d'une manière imparfaite.
Une grande quantité d'ipécacuanha ne fournit qu'une petite quantité d'émétine,ce qui paraît être dû à l'imperfection du procédé dont on fait usage pour l'obtenir.
Pour préparer l'éméline, on fait un extrait alcoolique d'ipécacuanha ; on le reprend par l'eau, et l'on concentre un peu les liqueurs. On les précipite à l'ébullition par la magriésie calcinée. Quand la liqueur est bien refroidie , on exprime fortement le précipité sans le laver, et on le fa.M sécher. Alors on le reprend par de l'alcool rectifié; on distille cet alcool à siccilé, et on traite le résidu par de l'acide sulfurique affaibli et du charbon animal; on précipite l'éméline par l'ammoniaque. Il est important d'employer , dans tout le cours de l'opération , des liqueurs concentrées , car l'éméline est soluble dans l'eau d'une
DES RUBIACKES. 617
manière remarquable : c'est pour la mc'ine raison que l'on ne lave pas le prùcipilô magnésien. iMalgrô ces précautions, une grande partie de l'éméline reste dans les liqueurs en raison de sa solubilité propre : aussi n'obtient-on d'une grande quantité de racines qu'une petite quantité de produit, qui est bien loin de représenter par son action les propriétés vomitives d'une proportion correspondante de racines d'ipécacuanha.
M. Callond a donné ,pour obtenir l'émétine, le procédé suivant : onfaitdigérer 4 onces de poudre d'écorce d'ipécacuanha dans 24 onces d'eau acidulée par un peu d'acide sulfurique : ou laisse refroidir, et l'on ajoute 4 onces de chaux qui a été réduite en bouillie, et l'on fait sécher à l'éluve. La masse séchée et pulvérisée est reprise par de l'alcool h 30° bouillant qui dissout l'émétine,et la donne presque pure par l'évaporation. On la purifie en la dissolvant dans un peu d'eau acidulée , ajoutant du charbon, filtrant, concentrant, et précipitant par l'ammoniaque.
L'éméline pure n'est pas employée en médecine.
POUDRE d'ipécacuanha.
On prend de l'ipécacuanha gris du commerce ; on le triture dans un mortier , de manière à détacher la partie corticale du méditullium ligneux; on rejette leméditullium, et l'on pulvérise l'écorce de la racine sans laisser de résidu.
Ce procédé , adopté par le Codex , a pour objet de ne pas introduire dans la poudre la partie ligneuse de la racine , qui est peu vomitive, et que l'on conserve à part pour l'utiliser à la préparation de l'éméline; mais la manipulation est peu commode à effectuer quand l'ipécacuanha , comme cela se présente toujours dans le commerce , est un mélange de racines de différentes grosseurs ; dans les petites racines, le méditullium ne se se sépare pas nettement par la trituration. Dans ce cas, il faut pulvériser l'ipécacuanha à la manière ordinaire , et ne faire entrer dans la poudre que les trois premiers quarts du produit que l'on obtient; ce qui reste est formé par la partie fibreuse qui a moins de friabilité, et qui peut servir à la préparation de l'éméline.
618 DES MlîDICAMENS FOURNIS PAR LES VÉGÉTAUX.
HYDllOLË d'IPÉCACUANHA.
Comme l'ipécacuanha contient beaucoup d'amidon , on le traite par infusion seulement , quand on ne veut dissoudre que les parties vomitives. La macération qui ne toucherait pas du fout à la fécule, semblerait devoir être préférable; cependant MM.HenryetGuibourt (toutefois sans preuves bien positives ) prétendent qu'elle ne dissout pas tout le principe vomitif de l'ipécacuanha.
L'ipécacuanha est employé en décoction, quand on l'administre contrôla dyssenteric; le mélange de la fécule amylacée n'est pas alors indifférent pour millger l'impression trop vive des liqueurs sur les tissus. Spielmann a donné la formule suivante :
Pr. : f pécacuanha 2 gros.
Eau 12 onces.
On partage l'eau en 3 doses, et chacune d'elle sert successivement à faire une décoction. La quantité totale du produit doit être de 6*onces , que l'on adminisire en trois fois.