‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratique (volume 2)Chapitre 351 sur 355 · ARNICA · texte numérisé non relu

ARNICA

( Arnica nionlana. )

Les fleurs d'arnica 'sont à peu près la seule partie de la plante qui soit restée dans la matière médicale. C'est un médicament énergique dont l'emploi est encore mal réglé. A une dose même assez faible, les fleurs d'arnica produisent des nausées , des vertiges , des tremblemens. Les médecins les prescrivent contre la goutte, les rhumatismes, la paralysie, les spasmes. C'est un remède populaire contre les coups, les plaies , les contusions.

La fleur d'arnica , suivant l'analyse de MM. Chevallier et Lassaigne , contient :

Résine ayant l'odeur de rarnica.

Cy Usine ou catharline.

Acide gallique.

Matière colorante jaune.

Gomme.

Sels.

II faut ajouter une huile volatil^ d'une couleur bleue , suivant Weber, et la saponine, suivant Bucholz.

Il semblerait , d'après l'analyse ci-dessus , que la cytisine est la partie active de l'arnica. Or cette cytisine est la matière qui donne au séné ses propriétés médicales, et il y a tant de différence entre l'action du séné et celle de l'arnica, qu'on ne peut croire que l'une et l'autre soient dues au même principe. La résine peut avoir une grande influence sur les propriétés de l'arnica ; mais , en somme , l'analyse est à refaire.

L'arnica est le plus ordinairement employé en infusion. On met 2 gros de fleurs pour 1 litre d'eau. II faut passer la liqueur à travers une étoffe de laine , ou un linge très-fin, pour séparer exactement les parties qui proviennent de l'aigrette et qui s'attachent à la gorge et font beaucoup tousser. L'arnica est un remède dont il faut au reste se servir avec prudence, à cause de son énergie.

On emploie encore l'arnica en poudre comme sternutatoire. Il faut , quand or le destine à cet usage , ne le réduire qu'en poudre demi-fine.

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