XII PREFACE
veau, cl pour lesquelles Temploi des agens mécaniques est sutlisant. Ce genre de médicamens est fourni surtout par les matières végétales et animales. J'y trouve d'abord les poudres, qui contiennent ou qui peuvent contenir toute la substance de la matière médicamenteuse ; puis les pulpes qui , préparées avec la plante fraiche, sont dans le même cas; bien que souvent dans la préparation des unes et des autres on ait isolé une grande partie de la matière fibreuse des plantes. Puis viennent les fécules et les sucs. Ce sont d(^à des médicamens d'un ordre plus compliqué ; déjà il y a dans leur préparation la réalisation d'une sorte d'analyse, dans laquelle certains principes delà plante sont rejetés, tandis que un ou plusieurs autres constituent le produit ; mais ces médicamens ont encore ce caractère commun qu'ils sont obtenus sans le secours d'autres agens que les moyens mécaniques.
Un second groupe se tîompose des préparations pharmaceutiques, pour lesquelles on fait intervenir un véhicule, qui, tantôt dissout toute la substance, d'autres fois la partage en principes qui se dissolvent , et en principes qui refusent de se dissoudre. On voit déjà que l'on opère ici un ordre d'analyse plus compliqué que celui qui forme le caractère de la première série. En outre , le véhicule dont on se sert devient partie essentielle du médicament; ses propriétés s'ajoutent à celles de la substance médicamenteuse, et les effets qu'il produit sont souvent aussi utiles que ceux qui peuvent résulter de l'action du corps qu'il a dissout. Ces médicamens se subdivisent tout naturellement d'après la nature du dissolvant ; l'on a des dis-