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solullons obtenues par Teau, par l^alcool, par Téther, par le vin, par le vinaigre, par les huiles, etc. L''ensemble de ces préparations a reçu de quelques auteurs le nom spécial de solutés.
Viennent ensuite des médicamens dans lesquels un véhicule s^ajoute à la substance médicamenteuse, mais qui se distinguent essentiellement des précédens par le mode opératoire qui les fournit ; ce sont les préparalions obtenues par la distillation d'un véhicule, quel qu'il soit, pourvu qu'il ait le caractère de volatilité, sur une ou plusieurs substances médicamenteuses. Ce sont là encore de véritables dissolutions, mais obtenues par un procédé différent , et qui , d'après la manière dont elles sont obtenues^ ne peuvent contenir que des principes volatilisables. J'ai traité, dans ce chapitre, de l'extraction des huiles essentielles, parce qu'elles s'obtiennent par un procédé tout-à-fait analogue à celui qui fournit les eaux distillées, dont elles sont le principal élément.
En quatrième ordre sont les extraits pharmaceutiques. Ce sont des médicamens qui proviennent d'une dissolution de principes végétaux ou animaux dont on soustrait le véhicule par l'évaporation. Ces médicamens résultent d'un ordre d'analyse plus compliqué que les précédens, puisqu'après avoir fait une première séparation de principes solubles et insolubles des plantes par la dissolution, on arrive à soustraire le véhicule, et à ne conserver que les principes solubles sous une forme plus concentrée. La condition essentielle de ces préparations , c'est que le véhicule soit vaporisable en entier, ou du moins qu'il puisse se partager par l'éva-
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por.Wion en parties qui se volatilisent, et en matières solides quis\»joutenlau.\ priiuM[)es végétaux ou animaux.
Le cinquième ordre comprend la grande série des médicamens qui contiennent le sucre comme principe essentiel, auxquels M. Chereau a donné le nom général de Saccharolés. Tantôt le sucre y est ajouté comme aoent de conservation , pour donner le moyen de conserver toute l'année des médicamens que Ton ne peut se procurer en bon état qu^à certaines époques ; d'autres fois il a pour objet de rendre la matière médicamenteuse moins désagréable pour le malade ; souvent il remplit en même temps ces deux indications. Cest la consistance du médicament qui établit les genres principaux ; par exemple , les tablettes , les conserves, les sirops ; d^mtres fois, c''est la nature du principe sucré ^ par exemple, les sirops, les mellites ; enfin, le médicament peut recevoir son caractère de la présence de quelque principe particulier, comme cela a lieu pour les pâtes et les gelées.
Les médicamens qui composent le sixième ordre ont toujours été un embarras dans tous les essais de classificiition n:iétliodique des préparations pbarniaceutiques. Cest que leur composition est des plus variables ; tantôt ils sont constitués par une substance médicamenteuse simple, tantôt ils sont peu composés, tantôt ils le sont beaucoup. Tout en revêtant une même forme , on Jes voit contenir un véhicule , ou résulter d'un siipple mélange de matières toutes médicamenteuses. La plupart sont magistraux, et, par cela même, livrés incessamment à toutes les modilicati,ons que Pindication thérap(;utique ou la volonté du médecin peut
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leur faire éprouver. Ce vague dans la forme et dans le caractère devient réellement un caractère qui associe naturellement toutes les préparations qui composent le sixième groupe. Ce sont les espèces, les poudres composées, les pilules , les bols, les électuaires, les potions. Ces diverses préparations ont encore pour caractères d*'ètre presque constamment destinées à l'usage interne. J'ai placé là les électuaires, que quelques auteurs mettent parmi les saccharolés, et qui méritent réellement ce nom, quand ils ne sont qu'une forme pharmaceutique sous laquelle on enveloppe certaines substances, pour diminuer leur volume ou masquer leur saveur ; mais les plus remarquables de ces médicamens, ceux pour lesquels la dénomination d'électuaire, de confection, a été adoptée , sont, je pense, de toute autre nature. Il se produit dans plusieurs d^entre eux, par la réaction que leurs comj)osans exercent les uns sur les autres , des effets inconnus qui sont nécessaires pour que le médicament acquiert toutes ses propriétés, et dont nos connaissances actuelles ne nous permettent ni de connaître la nature, ni d'apprécier Timportance.
Dans le septième ordre sont les médicamens composés, destinés toujours à Tusage externe, et qui ont pour base une ou plusieurs matières grasses, une ou plusieurs matières résineuses. On leur associe d'ailleurs les substances les plus diverses. Toutes ces préparations forment ukc série naturelle qui se divise, suivant le mode d'association des corps gras ou résineux en cérats, pommades, onguens et emplâtres.
Le huitième ordre se compose de la réunion de di-
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veises préparations, qui sont caraclérisées par leur mode cVemploi médical, plutôt que par leur composition. Là sous les mêmes noms se trouvent souvent agglomérées les substances les plus diverses. Cest ainsi que sous le nom de collyres se trouvent désignés des poudres, des mélanges mous , des expansions de gaz ou de vapeur ; sous celui de liniment, des liqueurs huileuses, alcooliques ou éthérées. Souvent ces médicamens viendraient se classer par leur composition dans quelqu"'un des ordres précédens ; mais comme ils sont presque tous prescrits par le médecin au moment du besoin, et par cela même très-sujets à varier dans leur composition, et comme d^ailleurs leur caractère principal réside surtout dans la manière dont on les emploie, j''ai jugé à propos de les séparer des autres formes pharmaceutiques , et de continuer à en faire un groupe séparé. Cest dans ce groupe que se trouvent les cataplasmes, les collyres, les gargarismes, les injections, les fumigations, les bains, etc.
Il est facile de voir d'après cet exposé que le premier livre renferme toutes les règles générales qui régissent les j)réparations pharmaceutiques ; elles s'appliquent à des ])réparalions qui ont pour base des substances végétales, animales ou minérales. On y retrouve Tavantage que possède la classification adoptée par presque tous les auteurs, de réunir toutes les préparations d'un même genre, et le soin que j'ai mis à traiter ces généralités, permettra , je l'espère , d'en faire Fétude avec profit. Je dois dire quelques mots encore des raisons qui m'ont décidé à mettre à la suite de chaque genre de médicamens , les préparations composées qui s'y
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rapportent ; je ne Fai fait que pour celles qui ne contiennent pas une substance qui jmisse réellement être considérée comme leur servant de base. J'aurais pu tout aussi bien les rejeter à la fin de Touvrage sous la forme d'un formulaire ; mais il m'a semblé plus ù propos de les laisser là , après l'exposé général des règles qui servent à le^ obtenir, comme des exemples mêmes des règles qui venaient d'être posées.
Les matières qui composent le premier livre sont donc exposées dans l'ordre suivant :