‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratique (volume 2)Chapitre 8 sur 355 · XXII PREFACE · texte numérisé non relu

XXII PREFACE

classificalion, comme toute autre, est assez indifférente dans un ouvrage purement pratique ; mais elle m^a présenté un grand avantage, dans Tintention où j'étais de faire en même temps un ouvrage dV^tude. Les familles naturelles présentent des agglomérations de plantes plus ou moins analogues : leur classification méthodique et les comparaisons qui en découlent , offrent im intérêt qui permet plus facilement à la mémoire de retenir les faits. Cette marche m\ permis bien souvent, d^u'lleurs, d'exposer en'moins de phrases les matières que je soumettais à Tétude; car, de ce qu'un assez grand nombre de familles sont forniées de plantes dont la composition et les caractères médicaux ont une extrême analogie, j'ai pu me contenter d'énoncer celles de ces plantes qui sont employées en médecine et étudier d'une manière générale les préparations dont elles sont la base; le lecteur trouvera cette méthode mise à exécution pour les Aurantiacées , les Labiées , les Solanées et beaucoup d'autres familles. On a lieu d'être surpris que ce système ne soit pas applicable à la totalité des familles naturelles, puisqu'elles sont composées d'individus liés par un même système d'organisation ; il semblerait que de mêmes organes devr.TÎent élaborer des principes semblables ; mais l'expérience prouve qu'il n'en est pas ainsi ; cependant dans les familles qui sont les plus anomales sous ce rapport, on sentira facilement, je l'espère, tout l'avantage que l'on peut tirer de cette classificalion , qui permet d'embrasser dans le cadre pharmacologique non -seulement les matières qui sont tous les jours employées par les médecins, mais

PREFACK. XYIU

encore toutes celles que la thérapeutique a presque abandonnées et auxquelles elle revient de temps à autre emprunter une médication. La question des subslitu-^ tions en tire également une grande lumière : on doit user toutefois d^unc grande réserve, à ce sujet. Les substitutions peuvent être tentées,par les iriédeeins, mais le pharmacien consciencieux doit toujours s'en abstenir. L'histoire de chaque substance végétale se compose deson nom vulgaire, du nom botaniquede la plante qui le fournit; puis vient Texposé des recherches chimiques dont la plante a été Tobjet. Il se compose lui-même de renoncé des principes qui ontété trouvés par l'analyse, et de la description succincte de ces principes, quand ils ne rentrent pas dans la classe de ceux qui se retrouvent dans toutes les plantes, et dont i histoire a déjàélé faite dans le cours de l'ouvrage, comme le sucre, l'amidon, la gomme, l'extractif, etc. Je n'ai point voulu faire une histoire complète de ces corps , mais faire connaître lem*s principales propriétés , celles surtout que j'appellerai plus spécialement pharmaceutiques, et qui sont de nature à éclairer l'histoire des difïerentes préparations dans lesquelles la matière végétale peut entrer. Il en résulte que ces diverses préparations sontplus facilement appréciées dans ce qu'elles ont de bon et de défectueux ; les rapports qu'elles ont entre elle^ en deviennent aussi beaucoup ])lus faciles à saisir. Cette disposition des matières a encore des avantages qui, je l'espère, ne tarderont pas à se faire sentir : c'est qu'exposant en résumé l'état de la science sur chaque substance médicamenteuse , et montrant pi)r conséquent ce qui lui manque pom' êtx'e satisfaisant, il ijidiquç tout naturel-

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