‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratique (volume 2)Chapitre 9 sur 355 · XX.1V PREFACE · texte numérisé non relu

XX.1V PREFACE

lement des sujets de recherches, et il engagera sans' doute les pharmaciens à reprendre les travaux imparfaits pour concourir à Tavancement de Fart auquel ils se sont consacrés.

Chacune des préparations pharmaceutiques dont une matière végétale est la base , devient Tobjet d'une formule spéciale, qui est suivie de quelques détails sur le modus faciendi. Presque constamment je prends pour départ la formule du Codex, qui doit toujours être suivie par les pharmaciens, à moins qu'acné ne soit pas exécutable ; j'expose ensuite les observations auxquelles elle a donné lieu, et j'en faisThistoire critique. Ici, comme dans tout le cours de fou- VTage , j'ai cherché à faire à chacun la part qui lui était due et si je n'ai pas toujours cité tous les procédés qui ont été proposés , c'est que l'expérience m'a montré que ceux que j'omettais ne méritaient pas l'attention.

Les matières animales forment la matière du troisième livre. J'ai suivi pour elles la classification méthodique des zoologistes ; mais à raison du petit nombre d'animaux ou de produits fournis par les animaux qui sont usités en médecine, je n'ai retiré que peu d'avantages de cette classification. L'histoire particulière de chaque matière animale a d'ailleurs été calquée sur celle des plantes et de leurs produits.

Le 4* livre comprend l'histoire de tous les médicamens qui sont plus spécialement chimiques; il se compose de l'examen des substances chimiques minérales, de celui des produits d'origine organique, qui sont des résultats de décomposition et de l'étude des préparations

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plus pharmaceutiques auxquelles toutes ces matières servent de base. La classification se trouvait ici en grande partie tracée par la nature même du sujet j elle devait être empruntée à la chimie; mais elle a dû être modifiée en ce sens, que s''appliquant à Thistoire des substances médicamenteuses , elle devait réunir les corps qui ont des propriétés médicales semblables. Cest ainsi , par exemple , que dans Thistoire du soufre, on a dû trouver Tacide hydro-sulfurique et les sulfures alcalins dont les propriétés sont analogues, mais que Ton n'a dû y placer ni Vacide sulfuriqûe ni les sulfates qui sont des médicamens d^m ordre tout différent. Cest ainsi encore que Thisloire du chlore a dû se composer du chlore et des hypochlorites, et qu''elle n^i dû renfermer ni les chlorures métalliques ni les chlorates.

Dans un premier groupe, j^ai réuni toutes les substances acides qui doivent à leur acidité leurs propriétés médicales, assez, indépendamment de leur composition; au moins lorsqu'on les emploie convenablement étendus d''eau. Ils forment trois sections, les acides oxigènés, les hydracides et les acides d'origine organique.

Le second groupe se compose des matières alcalines, savoir des oxides alcalins , de Fammoniaque, et des composés dans lesquels ces corpa conservent un caractère d'alcalinité , comme les carbonates. Bien que tous ces corps offrent des différences notables dans leurs propriétés, ils sont tous liés par le caractère commun de saturer facilement les matières acides.

Les autres préparations minérales forment tout naturellement deux ordres bien distincts, ceux où la base

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du médicament, le corps qui communique au composé chimique ses propriétés médicales, est le principe électro-négatif dans la combinaison , puis ceux où au contraire cette base médicale est également la base chimique et remplit dans les combinaisons les fonctions électro - positives. Dans le premier ordre se trouvent le chlore, le brome, Tiode, le soufre, le cyanogène, Tarsenic, etc. ©ans le second, le potassium, le sodium, le barium, le fer, le plomb, le cuivre, Fargent, Tor, l'antimoine, etc. Chacun de ces corps devient le sujet d\me étude spéciale qui se compose de son histoire propre et de celle de ses combinaisons qui sont emj^loyées en médecine.

Après Tétude des substances minérales , j"'ai dû consacrer quelques chapitres à Thistoire des composés d** origine organique, qui n'avaient pu trouver place dans Fhistoire spéciale des plantes ou des animaux, parce qu'ils sont des produits de laboratoire , qui résultent de réactions chimiques qui dénaturent complètement les corps qui leur donnent naissance. C'est ainsi que j'ai consacré un chapitre à l'histoire des éthers, un autre à celle des savons et un troisième enfin aux produits pharmaceutiques qui résultent de la distillation sèche des matières organiques. Enfin , j'ai terminé l'ouvrage par l'histoire de la fabrication des eaux minérales, sujet tout chimique et qui ne rentrait convenablement dans aucune autre ])artiede mon cadre de classification.

J'aurais pu tout aussi bien faire rentrer dans cette partie de l'ouvrage, l'histoire de tous les principes d'une composition bien déterminée, qui sont fournis

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