DE LA PREMIÈREGÉDITION. XXVIE
defanilles sont formées de plantes dont In composition et les. caractères médicaux ont-une extrémé analogie; j'ai pu me, contenter d’énoncer: celles; de. ces:'plantes. qui sont employées en médecine et étudier d'une manière! générale les préparations, dont elles sont: la-basel; le:lecteu trouvera cette méthode mise.à exécution. pour les Auranüacées, les Labiées, les: Solanées.et. beaucoup: d’autres familles. On a lieu d’être surpris que-ce système ne soit pas applicable à la totalité. des familles naturélles, puis: qu'elles sont: composées d'individus: liés par un même système d'organisation; il semblerait que de:mêmes organes devraient élaborer des principes semblables; mais Pexpérience. prouve qu'il n'en-est.pas ainsi ;; cependant, dans les familles qui sont les plus anomales sous cerapport, on: sentira facilement, je l'espère, tout l’avantage que l’on, peut tirer de: cette classification ;:qui permet d'embrasser dans le cadre phiarmacologique:non seulement les matières qui sont tous les jours employées par . leg médecins, mais encore toutes: celles que la thérapeu: tique à presque-abandonnées et auxquelles elle revient de, temps à autre, faire: des: emprunts. La question des substitutions en tire également une grande lumière : on doit user toutefois d’une grande réserve à ce sujet. Les, substitutions peuvent être tentées par les médecins, mais le pharmacien consciencieux doit toujours s’en abstenir. 6 : L'histoire de;chaque:substance végétale se compose de sen.11om vulgaire, du nom botanique de la plante qui le fournit; puis.vient l’exposé des: recherches chimiques dont la plantesaiété l’objet. H se: compose: lui-même:de l'énoncé des principes qui ontété trouvés par l'analyse,
XXVIII OTTIO PRÉFACE 1 ét de la: deseription: succiricte de ces principes, quand ils ne: rentrent pas dafis la classe de ceux qui se retrouvent dans toutes’ les plantes, et dont l’histoire a déjà été faite dans le cours'de l'ouvrage; comme le sucre, l’amidon, la gomme, lextractif, ete. Je n’ai point voulu faire une histoire complète de ces ‘corps, mais faire connaître leurs principales propriétés, celles surtout que appellerai plus spécialement pharmaceutiques, et qui sont de nature à éclairer l’histoire des différentes préparations dans lesquelles la matière végétale peut entrer. Il en résulte que ces diverses! préparations sont plus facilement appréciées dans'ce qu’elles ont de bon et de'défectueux ; les rapports: qu’elles ont entre elles en deviennent aussi . beaucoup plus faciles à saisir. Cette disposition des matières a encore des avantages qui, je d’espère, ne tarde: ront pas à:se faire sentir : c’est qu’exposant en résumé l’état de la science sur chaque substance médicamenteuse, et montrant par conséquent ce qui lui manque pour être satisfaisant, il indique tout naturellement des sujets de recherches; et il engagera sans doute les pharmaciens à reprendre les travaux imparfaits pour concourir à l’avancement de Vart auquel ils se sont consacrés. | | Chacune des préparations pharmaceutiques dont une matière végétale est la base, devient l’objet d’une formule spéciale, qui est suivie de quelques détails sur le modus faciendi. Presque constamment je prends pour départ la formule du Codex, qui doit toujours être suivie par les pharmaciens; j'expose ensuite les observations auxquelles elle a donné lieu, et j'en fais l'histoire critique. Ici, comme dans tout le cours de
DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XXIX l'ouvrage, j'ai. cherché à'faire à chacun la part qui lui était due, et si je n’ai pasitoujours cité tous les procédés qui ont été proposés; c'est que l'expériencé m'a montré que ceux que j'omettais ne méritaient pas l’attention. PATIEN p{20p G 1
Les matières animales forment la matière du troisième livre. Jai suivi pour elles la classification méthodique des zoologistes; mais à raison du petit nombre. d’animaux ou de produits fournis par les animaux qui sont usités en, médecine, je n'ai retiré que peu d’avantages de cette classification. L'histoire particulière de chaque matière animale a d’ailleurs été calquée sur celle des plantes et de leurs produits.
Le 4 livre comprend l’histoire de tous les médicaments qui sont plus spécialement chimiques; il se compose de l'examen des substances chimiques minérales, de celui des produits d’origine organique, qui sont des résultats de décomposition et de l’étude des préparations plus pharmaceutiques auxquelles toutes ces matières servent de base. La classification se trouvait ici en grande partie tracée par la nature même du sujet; elle devait être empruntée, à la chimie; mais elle a dû être modifiéeen ce sens, que, s'appliquant à l’histoire des substances médicamenteuses, elle devait réunir les corps qui ont des propriétés médicales semblables. C'est ainsi, par exemple, que dans l’histoire du soufre, on a dû trouver l’acide hydro-sulfurique et les sulfures alcalins dont les propriétés sont analogues, mais que l’on n’a dù y placer ni l'acide sulfurique ni les sulfates qui sont des médicaments d’un ordre tout différent. C’est ainsi encore que l’histoire du chlore a dû se.composer du chlore et des
XXX .AOITIUT PRÉFACE | :chlorures 1d’ onde. à æt-qu'elle n’a: dù race ag ni lés chlorures métalliques niles chlorates. : 2:01: 10 «Dans un premier groupe ;-j'airéuni toutes les sub-
siänces acides qui: doivent: à leur acidité leurs propriétés médicales, quelque soit d’ailleurs leur . -compositions ASE lorsqu'on les emploie:convenablénient étendus d’eau. Ils forment trois sections ; les acides oxioénés, les hydracides et les acides d'origine organique. :
. Le second groupe se compose des matières alcalinés, savoir,’ des roxides alcalins ;: de l'ammoniaque , et des “composés dans desquels ces corps conservent un caräctère d’alcahinité ;eomme les-carbonates. Bien que tous ces corps offrent des différences notables dans leurs'propriétés, ils sont tous liés par le caractèré commun de saturer facilement les matières acides. |
- Les autres préparations minérales forment tout naturellement deux ordres bien distinets, ceux où la base du médicament, le corps qui communique au ccmposé chimique ses propriétés médicales, est le principe électro-négatif dans la combinaison, puis ceux où aû contraire cette base médicale ëst également la base chimique et remplit dans les combinaisons les fonctions : éléetro-positives. Dans le premier ordre se trouvent le chlore, le brôme, l’iode, le soufre, le cyanogène, l'arsenie, etc. Dans le second , le potassium ; le sodium, le barium , le fer; le plomb, le cuivre, l'argent , Vo, l'antimoine , ete. Chacun ‘de ces corps devient le sujet
une étude spéciale qui se compose de son histoire propre et: de celle, de ses 16 7 sont! em:
ployées en médecine. 1: | )
- Après! Fétude des substances minérales j'ai di con-