DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XXXI
sacrer quelques chapitres à l’histoire des composés d’origine organique ,' qui n'avaient pu trouver place dans l'histoire spéciale ‘des ‘plantes ‘ou: des ‘animaux ; parce qu'ils sont des produits de laboratoire’; qui résultentide réactions chimiques’ qui dénaturent. Le) Rens à corps qui leur donnent: naissance. C'est ainsi que: j'ai consacréun chapitre à l'histoire des éthers sun autre à celle des savons, et un troisième enfin aux produits pharmaceutiques qui: résultent de la distillation! sèche des matières organiques: Enfin ,ij'ai terminé l'ouvrage par l’histoire de la fabrication des eaux minérales,:sujet tout chimique, et qui ne rentrait convenablement dans aucune autre partie de mon cadre de classificationt 04 J'aurais pu tout aussi bien faire rentrer dans cette partie de l'ouvrage, l'histoire de tous les principes d’une composition bien déterminée, qui sont fournis par les substances végétales ou animales ; mais dans un ouvrage consacré à l’histoire des préparations pharmaceutiques, il convenait beaucoup mieux d'étudier ces <orps én même temps que les substances qui leur doivent leurs propriétés; puisque la valeur de toutes les préparations pharmaceutiques qui ont ‘une même base, est déterminée en grande partie par la proportion de chactin des prineipesique cette base contient et es l'histoire de ces préparations est éclairéepar les propriétés que l’on‘vient de reconnaître à tous ces! principaux élénents de Com positiontIlest ainsi -plus profitable d'étudier la mannite en ‘même ‘temps que ‘a manne, là morphiné avec Vopium, la quinine et la cinchonine en même ténips que le quinquina , l'essence de M avec la résine qui la produit, ? 4 #1 nee ont
XXXII PRÉFAGE
Une substance étant donnée, j'indique sa composition et je donne un petit nombre de caractères qui servent plus spécialement à la distinguer et qu'il est surtout important de connaitre pour son emploi médical : comme la saveur, l'odeur, la solubilité dans les divers véhicules les plus employés. Je n’ai voulu nullement faire l’histoire chimique complète des corps, mais donner seulement une idée exacte des propriétés qui peuvent de suite les faire reconnaître , ou qui sont de quelque utilité pour le choix du mode d'administration.
J'ai indiqué encore d’une manière générale quelles sont les propriétés médicales de chaque substance, non pour les décrire avec détail, ce qui est du domaine de la thérapeutique; mais pour pouvoir signaler l’efficacité de chacune d'elles, appeler plus spécialement l’attention du pharmacien sur celles qui présentent quelques dangers et éviter peut-être des erreurs funestes. Je décris ensuite avec détail le mode de préparation le plus convenable ; je discute la valeur des différents procédés qui ont été proposés; je donne avec grand soin leur théorie, qui est, dans les préparations de ce genre, le guide le plus sûr que puisse suivre l'opérateur pour mener à bien son opération. Je n'ai pas craint souvent de donner à ces théories un assez grand développement, parce que je les considère comme ayant un haut degré d’importance pour la pratique, et parce que, dans les ouvrages de chimie , elles ne sont pas ordinairement traitées avec tout le soin que l’on peut apporter dans un ouvrage spécial. (
Cette première histoire d’un corps étant achevée , j'étudie successivement les différentes formes pharma-