DES ONGUENTS
Là pommade oxigénée contient de l'acide nitrique qui continue
à agir sur la graisse en augmentant toujours de plus en plus sa
consistance; en même temps, la couleur jaune que la pommade
avait d'abord, se détruit peu à peu, Aussi, il est nécessaire de n'en préparer qu'une petite quantité à la fois. |
La pommade oxigénée est employée contre la gale et les dartres.
DES ONGUENTS, (Rétinolés.)
On nomme onguents des pommades composées d’un COrps gras et résineux, dans lesquelles on ne fait pas entrer de substances métalliques en combinaison.
Les onguents sont des excitants dont on fait usage contre les ulcères atoniques , aiin d'en modifier la surface et d’en hâter la cicatrisation ;: on les emploie encore pour hâter la suppuration dans les tumeurs où il n’existe pas d’inflammation. |
On emploie souvent indifféremment les expressions de Paumes . €t Onguents. Cette dernière, dans sa véritable acception, devrait être réservée pour les médicaments destinés à oindre la peau. Le mot baume serait réservé pour les pommades résineuses destinées à être appliquées sur des parties entamées ou près de l'être.
Ordinairement, pour préparer un onguent, on fait fondre ensembie les matières grasses et les matières résineuses ; on passe à travers un linge, pour séparer les impuretés, et l'on agite, au moyen d'un bistortier, jusqu’à parfait refroidissement. On obtient, par cette manipulation, des onguents moins tenaces, et dans lesquels la résine est bien divisée.
Quelquefois on fait fondre certaines matières à part. C’est lorsqu'elles se liquéfient plus difficilement que les autres. Cette pratique trouve son application dans la préparation de l’'onguent basilicum et de l'onguent de styrax.
Quard il entre dans la composition d’un onguent des substances odorantes ou volatiles, on ne les ajoute qu’à la fin. C’est ce que l'on doit surtout avoir soin de faire pour la térébenthine, le camphre et les huiles essentielles.
Quand on devra incorporer à un onguent quelque matière pulvérisée, on la prendra très fine.
La préparation de l’onguent basilicum nous servira d'exemple.
__ ONGUENT, BASILICUM, (Onguent de poix et de cire).
Pr.: Poix noire. ......#e.seee see ss home À L Cire jaune, ......scesosseonsecesseosesee 1 Colophane. ....,.,..... A PES QE NE NA 1 , Huile d’olives..... PORC SAT ie Sat OA . 4
Faites liquéfier ensemble la poix et la colophane ; ajoutez la cire et l'huile : quand le tout sera fondu, passez au-dessus d’un mortier ou d’une terrine à fond convexe; agitez avec un bistortier jusqu’à ce que l'onguent soit simplement tiède; versez-le dans des vaisseaux convenables. dpi
On mettait autrefois dans cet onguent de la poix-résine; on lui a substitué la colophane. Elle n’a pas, comme la poix-résine, l'inconvénient de se tuméfier et de rendre la liquéfaction des autres matières plus difficile. |
On préparait autrefois cet onguent en liquéfiant ensemble toutes les matières. M. Gay a conseillé, avec juste raison, de commencer par fondre d’abord la poix : il s’en dissout davantage. Quand.on passe Le produit, il reste, sur les parois de la bassine, une grande quantité de matière noire, qui est peu soluble dans l'huile, et qui paraît être formée de résine altérée et de charbon.
Cet onguent, comme presque toutes les préparations de ce genre, est employé comme excitant, pour hâter la cicatrisation des ulcères indolents.
DES EMPLATRES.
Les emplâtres, par leur composition, se rapprochent beaucoup des onguents; ils en diffèrent essentiellement par leur consistance; ils deviennent. moins fluides par la chaleur, de telle sorte, que la température du corps les ramoliit sans les faire couler, et qu'ils conservent la forme qu'on léur a donnée. °°°": o
Les emplâtres appliqués sur la peau y produisent une excitation locale, d'un effet: lent, mais qui peut se propager assez profondément ; il arrive souvent aussi qu’une partie des éléments qui lescomposentsont absorbés et pénètrent dans la circulation ; quand on attend d’eux un pareileffétsil faut, autant que fairésé peut, méttre la matière active à la surface de l'emplètre; car si la
DES EMPLATRES. 303
masse résineuse qui l'enveloppe est favorable par l'excitation bu qu’elle produit elle-même; d’un autre côté, en enveloppant
les substances actives, elle s'oppose à leur contact intime avec: la peau.
Relativement à leur composition, on divise les emplätres en deux classes : ceux de la première ont une composition entièrement semblable à celle des onguents, dont ils ne diffèrent que par la plus forte proportion des spl solides. On les désigne sous la dénomination d’onguents solides et d’onguents pra ane
La deuxième série des emplâtres comprend tous ceux dont la base est un sayon de plomb. Il est beaucoup de pharmacologistes qui n’appliquent qu’à ces derniers composés la dénomination d’emplâtres.
ONGUENTS EMPLATRES, (Rétinolés. )
La manière de préparer les emplâtres de cette série diffère à peine, et souvent même ne diffère en rien de celle mise en usage dans la fabrication des onguents.
Le plus souvent on fait fondre ensemble toutes les matières : l’'emplâtre de cire, celui de blanc de baleine en sont des : exemples.
Quand il entre dans la composition des emplâtres de la térébenthine, on ne l’ajoute qu’à la fin, pour ne pas dissiper par la chaleur une partie de l'huile essentielle. Le principal inconvénient qui en résulterait serait d’avoir une masse emplastique d’une consistance trop ferme.
Après avoir liquéfié les matières grasses et résineuses, ony incorpore souvent différentes autres substances : celles-ci doivent toujours être parfaitement disposées au mélange : ainsi, les poudres auront la plus grande finesse, les extraits seront ramollis: le mercure sera éteint ; le camphre sera dissous dans un peu d'huile; toutes ces matières devront être mêlées peu à peu. On fera tomber les poudres à travers le tissu d’un tamis très lâche, et l'on agitera à mesure, afin de les diviser parfaitement dans la masse, et qu’elles n'y forment pas de grumeaux : leur quantité ne devra pas dépasser le huitième de la masse, sans quoi Lripiètne n ‘aurait pus de 1 et il serait difficile de le malaxer. HOUSE
Autrefois, On ajoutait les gommes-résines aux euh plétpetà après
les avoir réduites en poudre. Il faut, si lon veut conserver ce procédé, que l’emplâtre ne soit pas trop chaud, et faire tomber les gommes-résines en poussière au moyen d’un tamis, de manière à ce qu’elles restent très divisées, et ne se grumèlent pas. Elles donnent presque toujours à l’emplâtre un aspect désagréable et une texture peu lisse, en y formant une grande quantité de petits points colorés : aussi est-il préférable de les ajouter après les avoir dissoutes, et avoir après concentré la solution. Le vinaigre a été proposé comme dissolvant ; mais ses propriétés comme tel ne sont pas très efficaces, et on lui a substitué avec avantage l'alcool faible. On concasse les gommes-résines, on les fait dissoudre dans l'alcool à 22° à la chaleur du bain-marie; on passe la dissolution avec expression au travers d’un linge, et on l’évapore en consistance d’extrait mou. C’est en cet état qu’on incorpore les gommes-résines à l’emplâtre.
On peut remplacer l'alcool faible par un mélange d’eau et d’essence de térébenthine, ou même se contenter de diviser les gommes-résines par l’eau, en réalisant la condition d’évaporer jusqu’en consistance d'extrait mou; on peut encore faire liquéfier les gommes-résines dans la térébenthine en ajoutant une pelite quantité d’eau, ou avec les autres matières résineuses; {ous ces procédés réussissent ; mais les deux derniers sont d’une exécution difficile quand on opère sur des masses un peu considérables de matières.
Le mélange de graisses, de résines et de cire qui constitue les onguents emplâtres peut présenter de grandes variations, mais elles ne sont pas toujours importantes. Il est tel emplâtre où ce mélange n’est qu’un excipient propre à recevoir la matière active et à la fixer sur un point quelecnque du corps, par exemple, dans l’emplâtre vésicatoire, dans celui d’acétate de cuivre, et alors tout mélange, quelle que soit sa nature, pourvu qu’il ait une consistance convenable, serait également propre à être employé.
D’autres fois la nature de l’excipient n’est pas une chose indifférente : c’est quand il a par lui-même une action propre, comme dans l'emplâtre agglutinatif ou dans l’emplâtre fétide. |
: Toutes les matières qui font partie de l’excipient ne concouren pas également à lui donner de la solidité. Les résines sèches qui se ramollissent par la seule chaleur de la main, donnent peu de. consistance ; les résines ou les gommes-résines qui contiennent
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de l'huile volatile, ramollissent plutôt qu’elles ne solidifient la composition; mais l’huile essentielle sert de liant aux différents principes résineux et rend la masse plus agglutinative. La cire contribue à donner beaucoup de consistance aux mélanges emplastiques.
Toutes les matières qui entrent dans un emplâtre étant mélangées, on le laisse refroidir en grande partie, puis on le malaxe avec les mains mouillées, sur une table également mouillée, pour perfectionner le mélange et lisser le produit ; on le divise ensuite en cylindres plus ou moins gros, que l’on nomme magdaléons.
Quand un emplâtre contient beaucoup de matières solubles dans l’eau, soit-extractives, soit salines, on a la précaution de le malaxer moins longtemps, et en faisant usage de la moindre quantité d’eau possible.
L'emplâtre de mucilage nous servira d'exemple Pour ce genre de préparations.
EMPLATRE DE MUCILAGE.
Pris Huile de mucilage.::\,.., 3... 1... PPP TRS Résine de pin. ......... Min ei ie à af 38 LIN HO RARE a 1 Cire jaune. ........ at cie Dale rate ar male a OC Gomme ammoniaque. ...............,..
Opopanar NES CREME QU CAT SE F4 Safran:en poudre... c... 1/3
On fait liquéfier sur un feu doux l'huile et les résines ; ON passe ; on ajoute la Cire que l’on fait fondre à son tour ; on incorpore les gommes-résines, dissoutes à la manière ordinaire, et amenées en consistance d'extrait, et à la fin on ajoute le safran.
Je ne dois pas négliger de rapporter ici l’heureuse amélioration que M. Pianche a apportée dans la formule générale de certains emplâtres et qui consiste dans l’union de l'extrait alcoolique des plantes actives avec une petite proportion de masse Céro-résineuse. Ces nouvelles préparations sont bien préférables aux compositions anciennes. du même genre que l’on trouve dans les anciens formulaires, et dans lesquelles la matière médicamenteuse était noyée au milieu d’une grande masse d’emplâtre quien masquait presque fotalement les effets. Dans les formules de M.. Planche, les matières étrangères ne forment que le tiers du produit, et ne
Re.
sont exactement que dans la proportion nécessaire pour commu niquer au mélange les propriétés d'une masse emxpihs#ies En voici un exemple :
EMPLATRE DE BELLADONE.
Pr.: Extrait alcoolique de belladone............. 9 Résine élémi. e £ ee... ee 1000000066 e ÿ!
Cire blanche......... sit Mae EN AVR AAA
On fait liquéfier la résine élémi et la cire, et l'on ajoute l'éxtrait qui. s’incorpore facilement.