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ONGUENT DE LA MÈRE

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Poix noire. ...... 4, CNE HE TR LE EU ESS. LES 1

On fait chauffer des corps gras dans une grande bassine de cuivre. Quand ils fument, ce qui annonce un commencement d’altération, on y fait tomber à l'aide d’un tamis la litharge pulvérisée. Il s'opère une tuméfaction et un bouillonnement considérables, dus principalement au dégagement de l'acide carbonique

de la litharge. On continue à chauffer jusqu’à ce.que la matière ait acquis une couleur brune foncée : on ajoute alors.la cire jaune et la poix noire; on les fait fondre ; on laisse refroidir l'emplètre en partie et on le coule dans des moules.

Les observations intéressantes de MM. Bussy et Lecanu ont singulièrement éclairé les phénomènes qui se produisent pendant la préparation de l’onguent de la mère. Ces chimistes ont vu que, lorsque l'on chauffe un corps gras composé d’oléine et de stéarine, il éprouve la même transformation que par l’action desals calis, de sorte que le chauffage des corps gras, dans l’onguent:de la mère, doit les transformer en acides oléique, stéarique et margarique. Il s’ensuit que la combinaison avec l'oxide de plomb doit s'effectuer plus aisément, puisque deux causes concourent en même temps à la formation de l'oléo-margarate métallique. Mais, en même temps que ce sel se produit, les corps gras sont altérés, et donnent tous les produits ordinaires de cette décomposition : les graisses, déjà roussies par la chaleur, deviennent grises au moment du mélange de l’oxide ; ensuite elles se colorent et dégagent de la vapeur d’eau, de l'acide carbonique, de l'acide acétique, de l'acide sébacique, de l’huile empyreumatique, du gaz hydrogène carboné, de l’oxide de carbone, et sans doute de l'acide oléique et de l'acide margarique : cette décomposition provient de l'action du feu sur les matières grasses, et aussi de celle qu'il exerce sur les premiers produits de leur décomposition , savoir : les acides gras et le principe doux ; le savon lui-même doit se décomposer et former les graisses volatiles que M. Bussy a étudiées plus récemment, savoir : la stéarone, la margarone et l’oléone.

Si l’on ajoutait l’oxide de plomb trop tôt, il serait revivifié par les éléments combustibles des graisses, et la combinaison serait imparfaite.

Il faut se servir d’une grande bassine, pour que la matière, qui se tuméfie beaucoup, ne passe pas par-dessus les bords.

La préparation de l’onguent de la mère doit être faite pendant le jour ; si l’on approchait un corps enflammé de la bassine, les vapeurs et les gaz inflammables, se trouvant en contact avec l'air à une température élevée, prendraient feu; il se CHINESE à toute la masse.

Une partie de l'acide acétique, provenant de la réaction du feu sur les corps gras, se combine avee l’oxide de plomb. C’est à la

DES; SPARADRAPS, VC 31b présence. de l’acétate qui en résulte que l’on attribue la formation d’une couche blanche à la surface de l'onguent, peu de temps après sa préparation ; on l’évite en suivant exactement le procédé que nous ayons décrit. Si l’on mettait la poix noire en même temps que les autres substances, l'emplâtre blanchirait.

L'onguent de la mère Thècle, ainsi nommé d’une religieuse de l'Hôtel-Dieu qui l’a inventé, est employé comme suppuratif.

PLUS SPÉCIALEMENT MAGISTRAUX.)

SPARADRAPS,

On donne le nom de sparadraps à des tissus ou à des papiers qui ont, été enduits d’une composition emplastique.

Les caractères indispensables dans une toile médicamenteuse bien faite sont : qu'elle soit parfaitement lisse, que la matière emplastique y soit étendue également, de manière à avoir partout la même épaisseur, ef que sa consistance soit telle. que Le tissu reste maniable, sans que la couche qui le recouvre puisse s’en détacher.

La toile médicamenteuse. la plus employée se fait en na he de l’emplâtre diachylon, gommé liquéfié sur une toile. Ordinairement on ne la recouvre que d'un côté. Le moyen le plus simple et le.plus commode pour l’étendre,. cousiste à étendre le sparadrap aumoyen:d'un-couteau à lame. droite.

Re om R On prend.des bandes d’une toile bien lisse, à Gl plat , que l’on

repasse pour n'y laisser aucun pli. On les attache par chaque extrémité à des espèces de peignes à dents que l'on fait tenir ; par

deux aides ou que l'on fixe sur deux supports portés sur une table : |

La toile étant bien tendue, on verse l'emplätre tiède sur l’une de ses extrémités, et on l’étale sur toute la bande au moyen d’un couteau légèrement chauffé ; on repasse à plusieurs reprises jusqu’à ce que la couche d'emplâtre ait acquis le degré d'épaisseur convenable. On peut encore recouvrir la toile au moyen du sparadrapier suivant :

CÉ

C’est une planche épaisse en chêne, portant une plaque de fonte polie ou de fer à son centre, et vers les côtés deux jambages en fer, dans lesquels entre un couteau en fer pesant, taillé en Misb sur ses bords. On fait passer un bout de la toilé sous le couteau, et l’on tient celui-ci soulevé d’une quantité proportionnée à l’épaisseur que l’on veut donner au sparadrap; ce qui est facile au moyen d’un ou plusieurs morceaux de carte posés entre la planche et le couteau. Un aïde tient la toile par l’autre extrémité ; on verse l’emplâtre sur la toile et on la tire en la tenant tendue just à ce qu’elle ait passé tout entière.

Après quelques heures d'exposition à l'air, on coupe les dé extrémités et les bords de la toile, et on la roule sur elle-même sans la comprimer.

C’est ainsi que l’on prépare le sparadrap ordinaire avec l’emplâtre diachylon gommé. C’est celui que l’on emploie dans les grands hôpitaux de Paris; en hiver, on y ajoute un peu d’huile et de térébenthine pour le rendre plus agglutinatif. Il diffère sur= tout du sparadrap des pharmacies en ce que là couche emplas-

DES SPARADRAPS: 317

tique ést plus épaisse. Il adhère plus facilement à la peau, et pour ceite raison, il est préféré pour les pansements après les grandes opérations de chirurgie. |

M. Sévin a donné pour le spgradren une fort bonne formule que voici :

Pr. : Résine élémi se... see. 4

TD A POP PRNPANT 4

Cire blanche. ........ EE étsle.

— jaune... ASS à Sad CS Ua NEPAL

Emplâtre simple. ....... AN UN Sr à 4-8 5

C'est par la même méthode que l’on prépare les sparadraps de Nuremberg, mercuriel et de poix de Bourgogne : on peut préparer de même les taffetas vésicants et les papiers épispastiques , en remplaçant la toile par du taffetas ou du papier.

Le papier à cautères est préparé de la même manière:

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