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DES CATAPLASMES

Tout ce que nous avons dit, en parlant des pulpes faites à froid, est applicable à la préparation des cataplasmes préparés. sans coction avec des plantes fraîches, ou des parties de plantes fratches. Les cataplasmes de moutarde portent, comme nous l’avons dit, le nom de sinapismes. | |

Les cataplasmes préparés à chaud sont plus nombreux. Quand ils sont faits avec des pulpes de plantes, ils sont plus liés, et l'eau s’en sépare plus difficilement : on se conforme, d’ailleurs, pour leur préparation, à tout ce que nous avons dit en traitant des pulpes. |

Les cataplasmes faits avec des farines sont d’autant meilleurs, .que celles-ci conservent plus longtemps l’eau qu’elles ont absorbée. D’après quelques expériences de M. Duportal, la farine du phalaris canariensis posséderait cette propriété à un degré plus éninent que toutes les autres; le liquide, retenu par la viscosité de la pâte, forme à la surface de la peau un bain continuel, et l'effet du remède est d'autant plus eflicace, que cet état d'humidité se conserve pluslongtemps, ou, en d’autres termes, que le cataplasme se dessèche moins vite.

Au reste, rien n’est plus simple que la préparation de ces sortes de médicaments : on délaie la farine dans l’eau froide de manière à former une pâte un peu claire et bien homogène, et l’on fait: cuire en remuant continuellement. Par là, on facilite la combinaison de l’amidon ou du mucilage avec l'eau, en même temps que l'agitation conserve à la pâte son homogénéité, et l'empêche de brûler au fond de ta chaudière. La

Lorsque l’on fait un cataplasme avec des plantes odorantes, il est préférable de les employer en poudre, car toutes ces matières perdent moins par la dessiccation que par la chaleur. On donne à leur poudre la consistance requise avec un liquide approprié. Il serait avantageux de se servir d’une décoction très chargée de la plante ; on réunirait ainsi dans le Cataplasme tous les principes médicamenteux qu’elle contenait. Si l’on jugeait que la chaleur fût nécessaire, on ferait digérer le véhicule et la poudre à la chaleur modérée du bain-marie.

La masse plastique, qui constitue les cataplasmes, est tantôt employée seule, et tantôt elle sert d’excipient à quelque corps plus énergique. Ainsi, on y ajoute des poudres, du camphre, des sels, des huiles, des onguents, des teintures alcooliques, du savon.

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Toutes ces matières demänident, suivant leur nature pañticulière, a ôtre incorporées aux cataplasmes d'une mabière différente." ? ‘Les substances énergiques qui perdraient par l'action du: feû une partié de leur vertu, sont incorporées au cataplasme froide Tels sont la poudre de ciguë, le safran, Îe canphre, l’acétate. de plonb’; taritôt on mêle ces matières à la masse d’autres fois, ‘on se cohitenté d'en recouvrir la surface. Cétte dernière méthode mérite d'être préférée, en ce que la portion de matière engagée dns la Sübétancemême du cataplasme est à peu près inutile. Touté | l'action est exercée parcelle qui touche la partie malade. 090 “pe &von, les extraits, doivent être dissous dans une petite qüantité d'eau. RALE ip)

Ouändon veüt incorporer des onguents, on les délaie d’abord dis ün peu d'huile; le mélange s’en fait plus éxactément, et ils réstent unis plus intimement au cataplaäsme.

On applique les cataplasies froids, plus souvent tièdes, quel: düefois très chauds. Quand on les destine à ramollir une partie, il'est avantageux d’y mêler un corps gras. Il enduit la superficie de la peau, et le malade se trouve moins contrarié, quand on les « enlève, par les effets du réfroidissement que cause l'évaporation.

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