‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratiqueChapitre 156 sur 451 · SIROP DE NYMPHŒA OU DE NÉNUPHAR · texte numérisé non relu

SIROP DE NYMPHŒA OU DE NÉNUPHAR

Pr. : Pétales récents et mondés de nymphæa......... 1 Eau. | 2

none een + 0 sie cie mivla mes os pe esse ie dolce LE

Sucre, S. Q. environ.

Faites un sirop par infusion dés fleurs, et simple solution du sucre. .

Ce sirop est employé comme rafralchissant et béchique. Il est peu efficace,

! Les papavéracées sont des plantes à suc laiteux dont il faut se méfier. Elles sont âcres, et ce caractère est surtout remarquable dans celles qui ne sont pas narcotiques. Telle est la grande chélidoine,(Chelidonium majus), dont le suc jaunàtre et purgatif a été vanté contre l'ictère; Le pavot cornu {Glaucium corniculatum), dont on fait usage dans la médecine vétérinaire; le Bocconia fructescens des Antilles, dont le suc jaune; âcre et caustique y est employé comme purgatif et vermifuge. Cette même àcreté se retrouve dans les pavots et elle existe également dans la racine du Sanguinaria canadensis (blood-root) qui est ordonnée dans les États-Unis contre les maladies du foie.

Dans la famille des papavéracées, l'Opium, par son importance, domine tous les autres produits. Il contient en outre de quelques matières que nous pouvons négliger en ce moment, du méconafe de morphine, auquel il doit sa vertu sédative, de la narcotine, de la codéine et une matière volatile inexaminée, mais que lon sait avoir beaucoup d'âcreté et dont l’action sur l’économie animale est telle que les exhalaisons de l’opium frais excitent, dit-on, des éternuments. L’opium est, comme on le sait, reliré des têtes du pavot somnifère. Recherchons si nous retrouverons les mêmes produits dans les capsu'es des autres p« vots.

Les recherches de plusieurs observateurs ne laissent aucun doute sur la présence de l'acide méconique, de la morphine et se la narcotine dans les pavots indigènes. D'abord M. Vauquelin

a reconnu les deux premiers principes dans le suc obtenu par incision des têtes de nos pavots indigènes. M. Ricard-Duprat est arrivé à des résultats semblables ;: M. Petit, et ensuite

M. Orfila, ont constaté une composition analogue dans le Papaver.

orientale. M. Dublanc a reconnu en outre la narcotine dans le pavot ordinaire. La morphine ne s’y trouve qu’en petite proportion ; la narcotine y est en proportion plus grande. M. Vauquelin paraissait disposé à croire que sous l'influence de la chaleur du climat, les proportions relatives de morphine et de narcotine varient.

Ces faits tendent bien à prouver l'identité de composition des différentes têtes de pavot; mais par une différence bien remar-

Es.

| DES PAPAVÉRACÉES. | 357 quable, et qui certainement ne tient pas à une erreur d'observation, M. Pelletier ha pas retrouvé de narcotine dans un extrait d’opium obtenu par incision dans le département des Landes. Cet habile chimiste a pu y reconnaitre, outre la morphine et l'acide méconique, la codéine, la matière huileuse «et le caoutchouc, qui se retrouvent dans l’opium exotique. Les espèces plus petites ont été peu examinées : on sait cependant que l’extrait des capsules du Papaver dubium est calmant, et M: Loiseleur- Delonchamps a reconnu la même propriété aux capsules du Papaver rhœas. 1 | |

Les autres parties du pavot, les feuilles, es tiges contiennent les mêmes principes narcotiques que les fruits, seulement ils y sont en proportion moins grandé.

Nous venons de voir les proportions de morphine diminuer progressivement dans les pavots, et. jusqu’à présent elle n’a pas été trouvée dans les autres plantes de la même famille. Peut-être cependant la différence consiste-t-elle seulément en cela, que le principe narcotique n’étant qu’en proportion très faible, le prin- cipe âcre y est devenu l’objet principal de l'attention. M. Godefroi à vu que dans la chélidoine ce principe âcre est volatil, ainsi

que l'est celui du pavot. Il a observé aussi que l’ammoniaque forme un précipité cristallin dans le suc de la même plante ; mais il Wa pas suffisamment caractérisé ce produit, et il reste à constater le degré d’analogie qu’il peut avoir avec la morphine ou la narcotine. | |

Les fleurs des pavots participent des propriétés sédatives du reste de la plante, En Amérique on emploie comme calmant les fleurs du papaver argemone et l’on sait que nous nous servons habituellement du coquelicot comme d’un léger calmant et diaphorétique. |

Les semences de pavots fournissent à l'expression une huile douce qui sert d’aliment; ni l'huile ni le tourteau ne conservent des traces de la propriété narcotique qui appartient au reste de la plante. Une autre plante de cette famille, l’4rgemone mexicana, fournit une huile purgative qui est employée aux États-Unis sous le nom d'huile de chardon; son action est semblable à celle de l'huile de ricin, mais elle est plus active,

Page 1