IV PRÉFACE
autant que l’état de la science le permet, les différences de composition que ces préparations présentent entre elles, J'ai exprimé par des chiffres leur valeur relative, afin que le praticien puisse, avec plus d’exactitude encore, saisir leurs différences et leurs analogies. Le temps m'a manqué pour mener ce travail à fin, pour l'appliquer à toutes les substances médicamenteuses; mais on le trouvera mis en exécution pour les substances les plus énergiques et les plus importantes de la matière médicale. Qu'on ne se trompe pas cependant sur le degré d'importance que j'accorde à ces chiffres ; ils sont l'expression exacte de l'expérience pour les matières que j'ai employées ; mais qui pourrait espérer deles retrouver toujours précisément semblables, quand on sait que les substances médicamenteuses simples n'ont jamais une composition parfaitement la même, et que des circonstances nombreuses font varier la proportion relative des principes qui s’y trouvent contenus? Cependant, les écarts dans les nombres qui pourraient être amenés par d’autres expériences, ne pourront jamais modifier les premiers que d’une quantité peu importante; etcomme la dose à laquelle il est nécessaire d’employer un médi- . cament, ne peut en aucun cas être fixée d’une manière absolument rigoureuse, Îles rapports que j'ai établis séront toujours un guide utile pour le praticien , pourvu, toutefois, qu'il ne, néglige pas de tenir compte des diffé: rences de composition. Cette voie dans laquelle je ne fais qu’entrer , me paraît destinée à lier plus intimement la thérapeutique à la pharmacie, et doit concourir utilement aux progrès de l’art médical.
La partie chimique de l’ouvrage a éprouvé moins de
don .
PRÉFACE, l v changements: cependant quelques articlés ont reeu des modifications, exigées par la marche de la science : tels sont entre autres ceux qui traitent des carbonates alca= lins , des chlorures d’oxides , des sels de fer, des préparations mercurielles. «
L'article de la première édition sur les Eaux minérales a éprouvé de tels changements et de telles augmentations, qu’on peut le considérer comme un nouveau traité spécial, le seul qui ait encore été publié sur cette intéressante fabrication.
Je dirai quelques mots des changements que j'ai apportés dans les nombres des formules. Dans les formules des médicaments officinaux, toutes les fois.que les quantités relatives des substances ont.pu être exprimées par des chiffres, dont les rapports sont assez simples pour que, dans la pratique, ils ne puissent entrainer aucune erreur, je me suis contenté d'exprimer ces rapports. Chacun les traduira en grains, gros, onces, livres ou grammes, suivant la quantité du médicament qu’il vou dra.obtenir. Quand, au-contraire, les formules ont présenté dans les quantités relatives de leurs éléments des rapports éloignés qui pouvaient faire craindre des erreurs lors de leur réduction en’ poids, j'ai préféré énoncer en poids les proportions relatives des substances ; alors, les poids anciens et les poids nouyeaux ont été employés simultanément : les premiers écrits en toutes lettres, les seconds exprimés par des chiffres. J'ai adopté également ce système pour toutes les formules magistrales.
: L'emploi obligé des poids nouveaux, et la crainte des erreurs qui peuvent naitre de l'adoption de cette mesure, donnent de la valeur à tout moyen facile de transforma-