SIROP DE PENSÉE SAUVAGE
Pr.: sisi sauvage désséchée.…. . ess cenenseres 1 | Eau bouillante... ....s....ee.. QU AL Li ut 10:52 A Sirop de sucre, seize livrés... SEP RUET *. 16
On coupe la pensée sauvage; on la fait infuser dans l’eau boit: lante; l'on passe et l'on soumet le marc à la presse. La liqueur élarifiée par le repos est mêlée au sirop de sucre, et l’on fait évaporer en consistance de sirop.
On peut recourir à la lixiviation pour extraire les principes S0tubles de la pensée sauvage et préparer son extrait; mais il faut humecter la poudre ‘avec la moitié de son poids d'eau et la tasser peu, parce que cette plante est très chargée de parties mucilagineuses. L'opération est plus facile à conduire, si on délaie la poudre de pensée sauvage dans une assez pie quantité d'eau pour en faire une pâte molle, que l’on coùle dans l'appareil à déplacement , qu’on y laisse égoutter et dont on achève alors la lixiviation, C’est M. Monchon qui aidonné ce opel ilréussit fort bien. | ie ro)
Quelques personnes prescr ivent de faire ce Sirop avec. le suc de la plante; mais elle est si yisqueuse dans son état de fraîcheur que l’on ne peut en extraire le suc; en ajoutant une assez forte proportion d’eau, il est encore si mucilagineux, qu il coule à la manière des blancs d'œufs. La clarification à à chaud ne 1m fait ae: ss pare cette she de? toi
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DES PÔLYGALÉES. | 411
DES POLYGALÉES.
Les polygalées présentent peu d’analogie dans leurs propriétés médicinales; s’il fallait s’en rapporter aux renseignements incomplets que nous avons sur cette famille, on serait disposé à croire que l’analogie de propriétés se retrouve seulement dans les genres et non dans la famille entière. :
Les polygalées ont des feuilles amères. On retrouve ce caractère dans nos Polygala vulgaris el amara, dans le Polygala austriaca. Le Soulamea amara des Moluques est si amer que Rumphius l’avait surnommé Rex amaroris. Le Polygala venenosa de Java paraît être dangereux; pour en avoir cueilli seulement quelques rameaux, Commerson éut de longs éternuements et des maux de cœur.
Les racines du Polygala poaya du Brésil et celles du Polygala glandulosa du Pérou sont employées comme vomitives. Cette propriété appartient également au polygala de Virginie, quand on l’administre à forte dose ; mais il est surtout recommandable pour la matière médicale, par l’action spéciale qu’il exerce sur les organes pulmonaires. Aux États-Unis, on emploie au même usage le P. sanguinea, et, suivant M. Peschier, le P. chamæbuxus de Suisse a les mêmes propriétés. | |
Le Monnimia polystachia du Pérou et le M. pterocarpa de l'Amérique du Sud ont des racines astringentes et amères.
Dans les krameria, célèbres par la racine de ratanhia du commerce, c’est le principe astringent qui domine et. devant lequel s'effacent toutes les autres propriétés. On attribue la racine de ratanhia au Ærameria triandra du Pérou et au Ærameria ixina des Antilles.
POLYGALA DE VIRGINIE.
(Polygala Senega.)
Laracine de polygala de Virginie a été analysée successivement par MM. Gethen, Feneulle, Dulong, Folchi.et Quevenne.C'est. à l'analyse de ce dernier chimiste que nous emprunterons ce qui suit : | tai
Laracine,de polygala est formée de :
Acide polygalique; acide virginéique; acide pectique ; acide
412 DES MÉDICAMENTS FOURNIS PAR LES VÉGÉTAUX. tannique; mahère colorante jaune, amère; gomme; albumine; cérine; huile fixe quelques sels.
L'acide polygalique (sénéguine de Gehlen) est la matière la plus importante et la partie active de cette racine. Il y existe à l’état de liberté. Il est blanc, pulvérulent, inodore. Sa saveur, d’abord faible, ne tarde pas à devenir piquante, âcre. Il produit à l'entrée du gosier un sentiment d’astriction pénible. Sa poudre excite l’éternuement. Il ne contient pas d’azote. Il est fixe. Il se dissout lentement dans l’eau froide et très promptement dans l’eau bouillante: Sa dissolution rougit le papier de tournesol; cette dissolution, comme celle du polygala, est âcre, piquante et très mousseuse ; elle se conserve très longtemps sans s’altérer.
L’acide polygalique est également très soluble dans l'alcool. Il s’en précipite une partie par le refroidissement ; il est absolument insoluble dans l’éther sulfurique, l’éther acétique, les huiles grasses et volatiles. Il n’a comme acide que des propriétés peu énergiques ; aussi il ne chasse ni l'acide carbonique ni l'acide hydrosulfurique de leurs combinaisons. Ses combinaisons avec la potasse, la soude et l’ammoniaque sont seules solubles ; le sous-acétate de plomb et le proto-nitrate de mercure sont les'seuls sels qui préeipitent l’acide polygalique de ses dissolutions. En comparant les propriétés de l’acide polygalique avec la saponine, M. Quevenne. a trouvé que ces deux matières diffèrent très peu. L’acide polygalique est moins soluble dans l’eau. 11 donne, avec l’acide hydrochlorique, un acide gélatineux amer, qui forme des sels amers, tandis que l'acide que forme la saponine, dans la même circon-: Stance, est cristallin, non amer, et donne des sels insipides.
L’acide polygalique, à la dose de 7 à 8 grains, cause la mort aux animaux de petite taille ; à une dose plus faible, il détermine des vomissements, une sécrétion abondante de mucus. Ce que son action a surtout de remarquable, c’est l'effet stimulant spécial qu'il exerce sur les membranes muqueuses, d’où résulte une sécrétion de mucus abondante : ce qui explique les bons effets que l’on a retirés de la racine de polygala, dans le croup. et dans les catarrhes anciens, surtout chez les vieillards.
Pour obtenir l'acide polygalique, on épuise le polygala par
l'alcool à 80° et l’on distille pour retirer l’alcool. Le résidu siru- 4
peux est agité avec de l’éther qui sépare les matières grasses. Par
DÉS POLYGALÉES. | 413 le repos il se précipite de l'acide polygalique impür que l’on recoit sur un filtre; on le délaie dans l’eau froide et on ajoute un peu d'alcool qui facilite la précipitation ; on recueille l'acide et on le purifie par de nouvelles dissolutions dans l'alcool à 83° et l’aide du charbon animal purifié par l'acide hydrochlorique. On filtre bouillant ; l’acide polygalique se précipite par le refroidissement ; les eaux mères en fournissent une nouvelle quantité que l’on est obligé de blanchir au moyen du charbon.
La matière colorante du polygala est amère. C’est son caractère le plus remarquable. Elle.est d’un brun jaunâtre ; inodore. Elle fond à 160°. Elle est peu soluble dans l’eau, sotuble dans l'alcool, l’éther et les dissolutions alcalines. di |
L'huile fixe du polygala est contenue en asséz grande quantité dans le polygala. Elle est d’un brun rougeâtre, d’une consistance de sirop épais, d’une odeur et d’une saveur rance désagréables ; elle est facilement saponifiable. Elle contient , toute formée , une petite quantité d’un acide gras volatil (acide virginéique), d’une odeur fort pénétrante qui se forme en plus grande quantité par la saponification de l'huile, et auquel la racine paraît devoir son odeur. 9 pou $ I. RACINE ENTIÈRE.
POUDRE DE FOLYGALA.
On pulvérise la racine de polygala sans laisser de résidu. Le polygala est peu usité sous cette forme.