CÉRAT COSMÉTIQUE DÉ VAN-MONS
… Pr. Cire blanche. . . ..
Huile d'amandes douces 45 Beurre de cacao, , . . . .
CHOCOLAT (Chocolat de santé.)
Pr.: Cacao caraque, six livres... ....s..oe..e 3000 grammes. — maraïignan, six livres. ........... 3000 Sücre, dix Jivres. ..... .. shlilieslete » à 2te . 0000 Poudre de cannelle, une once. ..,.,.... 32
Les doses que l’on emploie de chaque espèce de cacao sont très variables ; on les associe toujours : le cacao caraque est plus cher, mais il est moins âpre et plus agréable au goût que les diverses variétés de cacao des îles; seul il donnerait un chocolat trop sec. On en diminue la quantité et même on la supprime tout à fait dans les qualités inférieures de chocolat. On introduit souvent en fraude dans celles-ci des cassonades brutes au lieu de sucre, des amandes au lieu de cacao, des fécules, de la farine, etc.
Le cacao destiné à la fabrication du chocolat est traité d’abord comme s’il était destiné à fournir du beurre ; seulement sa torréfaction demande à être faite avec plus de soin ; elle doit s’exécuter sur un feu doux jusqu’à ce que les enveloppes se détachent facilement. IL faut aussi monder le cacao à la main avec la plus grande attention pour séparer les germes et toutes les portions te semences qui peuvent être altérées. e
Le cacao bien mondé est remis dans le brüloir et on le torréfie de nouveau sur un feu un peu vif, jusqu’à ce qu’il soit devenu luisant à la surface; c’est pour lui enlever totalement ce qu’il aurait pu conserver de goût de moisi. |
On chauffe un mortier avec des charbons, on le nettoie et on le remplit au tiers de sa hauteur-de cacao ; on pile celui-ci jusqu à. ce qu'il soit suffisamment divisé et échauffé pour que le pilon s’enfonce jusqu’au fond de la masse par son propre poids.
On y incorpore alors les +/, du sucre et on continue de piler ; quand le mélange est fait, on broie la pâte par petites parties sur une pierre échauffée jusqu'à ce qu’elle soit devenue parfaitement fine. On la remet dans le mortier chaud et l’on y incorpore le reste du sucre pulvérisé et la poudre de cannelle. Alors on divise la masse par portion de ‘/, de livre ou /, livre, et l'on tasse chaque morceau dans un moule de fer-blanc; on place les moules pendant quelques instants dans un endroit chaud, et on unit la surface du chocolat en imprimant dés secousses brusques à ces
DES TILIACÉES. | = 1449 moules tandis que la pâte est encore chaude. Quand le chocolat est refroidi on le détache des moules en tordant légèrement ceuxci, et l’on enveloppe chaque tablette dans une feuille d’étain.
Dans le chocolat à la vanille on met de plus par livre un demigros de vanille qui a été broyée préalablement avec du sucre.
Le degré de torréfaction que l’on fait subir à la pâte modifie les qualités du chocolat. En Italie la torréfaction est poussée assez loin, et le chocolat est plus amer et plus aromatique. En Espagne On ne fait presque que sécher le’cacao ; le chocolat a moins d’amertume, et il est plus gras. Les chocolats de France tiennent le milieu entre ces deux qualités.
Quelques personnes considèrent comme une qualité du chocolat d'épaissir beaucoup à l’eau, et c’est une qualité que possèdent au suprême degré tous les chocolats farcis de farine ou de fécule ; quand on veut communiquer cette propriété à de bon chocolat, il faut y introduire par livre 16 à 18 grains de poudre de gomme adragante. Le chocolat peut servir de véhicule à d’autres substances médicamenteuses. On y introduit du salep, du lichen, des fécules, ce qui se pratique en mélant ces matières réduites en poudre avec le chocolat, lorsque la pâte est presque terminée.
On donne encore au chocolat la forme de pastilles, et sous cette forme il sert à masquer diverses matières médicamenteuses destinées surtout aux enfants. On mêle d’abord ces matières réduites en poudre avec le chocolat. On divise ensuite la pâte de chocolat en parties égales. On les arrondit en boules entre les doigts et l'on place ces boules écartés les unes des autres sur une ou plusieurs plaques de fer-blanc chauffées. En secouant cette plaque Sur une {able comme on le fait pour les moules à chocolat, les boules s’aplatissent et prennent la forme de pastilles.
DES TILIACEES.
La famille des Tiliacées, voisine des Malvacées par ses caractères botaniques, s’en rapproche’ aussi par l'abondance du mucilage, quoique généralement les T'iliacées aient moins de viscosité. Elles sont plus rarement employées comme émollientes.
Le Corchorus olitorius est-alimentaire dans tout le Levant: en Arabie on mange le Jussieua edulis de Forskal.
. On mange les petits fruits de l'Apeiba. emarginata de. Bahama, ceux des Grewia microcos, asiatica et megalocarpus.. | Les fibres de l'écorce des tiliacées sont tenaces et. servent. à faire des cordes en plusieurs pays. Les fleurs de tilleul sont le seul produit de cette famille qui ai, été Digg étudiée. er s! PR
| | (Tia Europa).
La fleur de tilleul contient :
Une huile pa Pr odorante, du ianmnin Chiot ant les sels de fer en vert, du sucre, beaucoup AEAORIURES de la chioraphyliers
M. Brossat a obtenu l'huile volatile de ces fleurs. À cet effet il a retiré de 100 livres de fleurs 80 livres d’une eau aromatique. En redistillant celle-ci sur 100 nouvelles livres de fleurs, ilaretiré 40 livres d’une eau très suave que sur nageaient des globules d'huile volatile d’un jaune doré. M. Brossat ayant bu de cette eau distillée, a éprouvé une sorte d'ivresse joviale, avec une stimulation toute’ particulière. Ces résultats ont été confirmés par Margraff et par Pfafr.
Ce même principe volatil se retrouve et dans l’éau distillée et dans l’infusion de fleurs de.tilleul. C’est à lui que ces liqueurs doivent leur$ propriétés antispasmodiques.