POTION DE CHOPART
Pr.: Baume de copahu, deux onces.......,,..... 64 grammes. Alcool rectifié, deux onces. ......,....:... NU Sirop de baume de Tolu, deux onces......... 64 Eau de menthe poivrée, deux onces.......... 64 — de fleurs d’Oranger, deux onces....... ED cE
Alcool nitrique, deux gros,.,,,, 4544. 8
ÿ02 DES MÉDICAMENTS FOURNIS PAR LES VÉGÉTAUX.
On mêle l'alcool au baume dans la fiole même où la potion doit être. contenue ; on.ajoute, successivement le. AÏFPDs: les eaux distillées, puis l'alcool nitrique. Salon: sus Le baume se sépare de cette potion presque aussitôt qu elle vient d’être préparée, parce que l’aleool et le sirop qui ont servi à le diviser. ne peuvent suffire à le tenir. en suspension, IL vaut mieux remplacer l'alcool par un mucilage de gomme arabique; mais, pour réussir, il faut avoir le.soin de ne pas employer un mucilage trop. épais. Il faut même ajouter un peu d’eau au mélange de baume et de mucilage dès qu'il tend à prendre une consistance trop ferme, de manière à l’entretenir jusqu’à la fin en consistance. molle. | | | MIXTURE BRÉSILIENNE.
Pr.: Baume de copahu, trois onces. 4......,..:: 96 grammes. Jaune d'œuf, une Once. ...ssesessossiése et 82 Sirop de gomme, une ONCE. . ...essrsssssee 32
«Han: huit qfces sin de, soit GO Teinture de safran, deux gros. « DL ee 8
On triture d’abord le baume de eopébru et le jaune d'œuf, on ajoute successivement l’eau, le sirop et la teinture.
LAVEMENT DE COPAHU, Pr.: Baume de copahu, deux gros à une once. 8 à 32 grammes. + Laudanum de Sydenham, 18 à 30 grains, {à 1,66. Jaune: d'ŒUt, OL eme ee ereets | dat ble No 1 Eau commune, sept à huit onces....... ..220 à 250 grammes.
On divise le baume de copahu au moyen d’un jaune d'œuf; on ajoute le laudanum. Cette formule est donnée par M. Velpeau comme propre à arrêter le flux gonorrhéique ; le laudanum a pour objet d’engourdir le rectum et de faire conserver le lavement au malade assez longtemps pour qu'il produise son effet.
Les Rosacées, considérées d’une manière générale, sont des plantes astringentes ; mais, comme nous le verrons, elles présentent souvent entre elles des différences de composition chimique et de propriétés médicinales fort remarquables.
. DES ROSACÉES. ; r 404
Les racines des rosacées sont astringentes. Cette. propriété est surtout très développée dans les Dryadées. Au, premier rang se trouve la tormentille (Zormentilla erecta), l’un de nos astringents indigènes les plus énergiques. La potentille anserine (Potentilla anserina), la P. rampante (P. reptans), la benoîte (Geumurbanum et rivale), et aux États-Unis (G. canadense) ont joui comme toniques d’une réputation fondée sur la présence de la matière astringente, Les tubercules farineux de la filipendule (Spiræa filipendula) ont une saveur analogue, et c’est à la même matière, quoique peu abondante, que les racines de fraisier (Fragaria vesca) doivent d’être employées, habituellement comme diurétiques. On s’en sert en infusion à la dose de 20 grammes par litre.
L’écorce dela racine de la Spirée à trois feuilles des États-Unis | (Spiræa trifoliata) se fait remarquer par ses propriétés émétiques qui la font employer comme succédané de l’ipécacuanha.
L’écorce d’un assez grand nombre de rosacées est astringente et employée comme telle ou comme fébrifuge, par exemple, celle des Padus mahaleb, avium, des Prunus virginiana et cocumi- glia; elles contiennent souvent une, partie, du principe volatil vénéneux que l’on trouve. dans les feuilles, et. les semences d'un assez grand nombre d'espèces. L'écorce de quillaia ( Quillaia smegadermos etmolinæ ) Se fait remarquer par sa saveur piquante et sa propriété savonneuse; elle contient de la saponine. Dans ces derniers temps, Komminck et Sterns ont retiré des écorces du prunier, du poirier, du. pommier et du cerisier à grappes, une matière cristallisée en aiguilles soyeuses qu’ils ont appelée Phloridzine. Elle a été étudiée avec soin par M. Stass. Elle a une saveur amère, puis astringente ; elle est soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther ; elle colore -en brun le sulfate de fer ; la colle animale est sans action sur elle. Les acides la changent en sucre de raisin et en une matière cristallisée ( phlorétine ). presque insoluble dans Veau ; lammoniaque s’ÿ combine, et sa combinaison, en absorbant liomèrie de l'air, passe au jaune, au rouge et au bleu.
Les feuilles des rosacées sont aussi astringentes; c’est à cause de cette propriété que plusieurs d’entre elles sont employées en médecine; les feuilles des rosiers et surtout celles de la ronce (Aubus trhtiqusles:) ,et de l’aigremoine ( 4grimonia eupatoriym), servent tous les jours de base à des gargarismes astringenis. Les
feuilles du Rubus arcticus, du Dryas octopetala, du Cerasus 24
S0Â DES MÉDICAMENTS FOURNIS PAR LES VÉGÉTAUX. haleb, du Rosa rubiginosa, sont employées en guise de thé. Ces feuilles, et surtout celles de la tribu des Drupacées, participent souvent de l’odeur et des propriétés des amandes amères. Ce caractère est surtout très développé dans le laurier-cerises on le retrouve dans le pêcher, le cerisier à grappes et beaucoup d’autres espèces. a L + Les fleurs des rosacées sont peu usitées en médecine ; et tandis que celles de la rose de Provins sont astringentes, les pétales des roses päles, du pêcher et de l’amandier sont laxatives. Parmi ces fleurs, il en est une fort importante pour la médecine, c’est celle du Brayera anthelmintica d’'Abyssinie, qui, sous le nom de cotz ou cabotz, est employée avec succès dans le Levant pour faire périr le ver solitaire. Ces fleurs ont une saveur astringente, et cependant elles produisent des évacuations.
Les calices des rosacées participent des propriétés générales de la famille; le cynorrhodon'est le seul qui soit utilisé; on en prépare une conserve astringente.
Les fruits, dans les différentes tribus qui composent la famille des rosacées, tout en conservant toujours un type de structure commun, se présentent avec des modifications importantes qui ont souvent la plus grande influence sur les propriétés médicamenteuses. Quand le calice est soudé avec les ovaires, la pulpe du péricarpe est astringente en même temps qu’acide, et la culture n’efface jamais entièrement ce caractère naturel.
Les pommes (Pyrus malus), les poires (P. communis), les sorbes (Sorbus domestica), les coings (Cydonia vulgaris), les fruits des différentes espèces de Cratægus et de Mespilus se présentent toutes avec une composition et des propriétés communes. Le sucre, l'acide malique et une matière astringente les constituent en grande partie, et les propriétés varient avec les proportions de chacun de ces éléments.
Quand le calice n’est pas soudé avec l'ovaire, les fruits sont simplement acides et sucrés; tels sont presque tous les fruits de la tribu des Amygdalées : les prunes (Prunus domestica), les abricots (Armeniaca vulgaris), les pêches ( Persica vulgaris). Les framboises (Rubus idœus), les fruits des ronces (ARubus), les fraises (Fragaria vesca) ont une composition analogue. Ces fruits contiennent toujours l'acide malique, le sucre, la pectine, la gomme ef une matière azotée.
Quand le sarcocarpe des fruits n’est pas charnu, comme dans les roses, les spirées, (les fruits ne participent pas aux propriétés générales de la famille.
L’attention ne s’est portée que sur les seules semences de la tribu des Amygdalées, si remarquables par l’odeur d'acide prussique que la plupart d’entre elles exhalent à un dégré très varié. L'histoire du principe remarquable qu’elles fournissent sera faite à l’article Amandes amères; disons tout de suite que les espèces qui ont été analysées, les amandes amères, les amandes du prunus padus , du pêcher et du cerasus avium, ont une composition pareille; les autres sont cértainement de même nature. Elles servent à fabriquer des liqueurs de table; celles du Cerasus mahaleb sont employées par les parfumeurs , à cause du principe prussique qui y est contenu. Toutes ces graines donnent une huile douce par expression; celle que l’on retire du Prunus brigantiaca des Alpes est vendue sous le nom d’huile de marmotte.