RACINES
Les espèces principales employées en médecine sont les racines de :
Angélique, Archangelica officinalis ; Ache, ; Apium graveolens ; Carotte, Daucus carotla ; Chardon-roland, Eryngium campestre ; Fenouil, Fœniculum officinale ; Impératoire, Imperatoria ostruthium ; Méum, Meum athamanticum ; Persil, | Petroselinum sativum.
La racine d’angélique contient de l’huile volatile, une résine molle, de l’extractif, de la gomme, de l'amidon, de l’albumine (Brandes et Bucholz). La résine molle a été appelée baume d’angélique. C’est un mélange de résine et d’huile essentielle, qui a une consistance sirupeuse, une couleur brun noirâtre, une odeur fort agréable, une saveur àcre, amère et aromatique. Il suffit pour l'obtenir de faire un extrait alcoolique et de le laver avec de l’eau qui laisse le baume. |
Les autres racines fortement aromatiques des ombellifères ”
n’ont pas éte analysées, mais il est probable qu’elles ont une composition analogue. Osanne et Wackenroder ont trouvé dans
la racine de carotte une espèce de résine cristallisable (carotine);
elle est d’un jaune rouge, insipide et inodore, insoluble dans l’eau, peu soluble dans l'alcool; l’éther ne la dissout que lorsque dans l'état naturel elle est unie à l’huile grasse de la racine. La racine de earotte contient en outre, d’après l'analyse de M. Vauquelin,
de l’albumine, ou plutôt cette matière azotée commune à plusieurs |
racines charnues et qui développe si aisément la fermentation
DES OMBELLIFÈRES. We eux SÉT
visqueuse, de la mannite, du sucre cristallisable, de l’acide malique et de l'acide pectique, et sans doute aussi de la matière gom= meuse. La présence de la mannite a été attribuée à une altération 4 mais la découverte que M. Payen a faite d’une abondante quan tité de ce principe dans les souches tuberculeuses du céleri-rave, peut disposer à croire qu’à une certaine époque de la végétation la mannite peut bien se rencontrer naturellement dans ces racines.