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TISANES

On les prépare toujours par infusion pour ne pas dissiper les parties volatiles.

On prend 5 gros (20 grammes) de racine par litre d’eau.

Les tisanes de chardon-roland, de persil, de fenouil, de carottes, sont employées comme diurétiques. La tisane de carotte se fait avec les racines fraîches et par coction.

On n’emploie guère que l'extrait de racine de persil ; on réduit

la racine en poudre demi-fine, on l'humecte avec la moitié de son poids d’eau froide et on la lessive en ayant le soin de la tasser fort peu, car cette racine est visqueuse et ne laisserait pas l’eau s’écouler.

On emploie rarement les sirops simples qui ont ces racines pour base. On les prépare comme le sirop d'hysope.

Les racines de persil, de fenouil et d’ache entrent dans la composition du sirop des cinq racines apéritives ; il leur doit ses pro- . priétés.

. SIROP DES crNQ RACINES APÉRITIVES.

Pr, : Racines sèches d’ache, quatre onces. ...... 125 grammes. — — persil , quatre onces. ..... 125 —— — fenouil, quatre onces...... 125 — — asperge, quatre onces. . « . 125 — — petit houx, quatre onces... 125 Sirop de sucre , sept livres et demie. ....... 3150

On coupe les racines bièn menues au moyen d’un couteau’; on les met dans un bain-marie d’étain, et l’on verse dessus 2 litres 5/, » d’eau bouillante. Au bout de douze heures, on jette sur une toile, on laisse couler sans expression, et l’on conserve la liqueur dans un lieu frais; on obtient ainsi un litre d’infusion concentrée ; on remet les racines dans le bain-marie, et on fait une nouvelle infusion avec quatre litres d’eau. On passe avec une légère expression; on décante les liqueurs; on les mêle au sirop de sucre et l’on fait bouillir jusqu’à ce que le tout forme un sirop très concentré; on ajoute un quart de la première liqueur ; on fait encore évaporer, et quand le fout ne pèse plus que 6 livres, on ajoute brusquement le reste de l’infusion aromatique et l’on passe.

L'objet que l'on se propose dans la manipulation précédente est de conserver dans le sirop la plus grande quantité des parties aromatiques des racines; à cet effet, on conserve une partie de l’infusion concentrée que l’on ne soumet pas à l’évaporation. Jai vainement cherché à obtenir des liqueurs concentrées par lixivia= tion, ce qui donnerait le moyen de faire un sirop par simple solution; mais les racines apéritives sont trop mucilagineuses, el elles ne se prêtent pas à ce genre de traitement ; force est donc, à cause de la forte dose de ces racines qui entre dans le sirop»

DES OMBELLIFÈRES. b53 de perdre une partie des principes aromatiques par l'évaporation des liqueurs.

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