DILUTION
La nature nous offre certaines matières dans un grand état de division , et seulement mélangées avec des corps grossiers dont iLest facile de les séparer , en profitant de leur différence de densité: Telle est la craie, telles sont les terres bolaires : celles-ci sont les. seules que l’on pulvérise dans les officines. L'opération à laquelle on les soumet est connue sous le nom de dilution. Elle consiste à laisser tremper les matières argileuses dans l’eau , pen:
PULVERISATION PAR INTERMÈDÉ. 61
dant un temps plus ou moins long, à délayer ensuite en agitant, à laisser déposer quelques minutes, et à séparer par décantation la terre la plus fine restée en suspension , du sable, plus lourd, qui se précipite d’abord.
La dilution n’est pas, à proprement parler, un mode de pulvérisation; mais elle s’y rapporte, en ce qu’elle permet de séparer les parties les plus fines de certains corps de celles qui n'ont pas acquis le même degré de finesse. Elle ne peut s’appliquer qu’à des substances minérales sur lesquelles l’eau n’a pes d'action.
On applique encore la dilution à la préparation des poudres de sulfure d’antimoine, de sulfure de mercure, de pierre hématite ; et, comme ces substances ne sont pas susceptibles de se délayer dans l’eau, à la manière des argiles, on les porphyrise préalablement, et l’on sépare, par la dilution, la poudre très fine des parties les plus grossières que l’on por phyrise de nouveau.
On traitait de même la litharge, en se contentant toutefois de la piler sans la porphyriser ; mais comme elle n’a jamais besoin d’être en poudre très fine, cette pratique est inutile.