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614 Des ; MÉDICAMENTS FOURNIS PAR LES VÉGÉTAUX, #4 Î y dt jet , Fu Ne

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Les Cri dcéitste ont le suc amer, mais d'une mn A plus franche que celui des Chicoracées ; il ne parait pas participer Ch aux vertus laxatives de ces dernières, aussi en fait-on usage , comme tonique et fébrifuge; mais il ne réussit pas: également 4

-dans le traitement des maladies chroniques du mésentère. Les * — espèces très amères sont vantées comme fébrifuges. Ex. MésCentaurées, et en particulier la chausse- trape ( (Centaurea calcitrapa), l'artichut ( Cynara scolymus), le Serratula amara, dé Sibérie. Les espèces moins amères ‘sont réputées sudorifiques, stomachiqués; ‘apéritives ; Ex: + chardon- -magie (Sylibum marianum ), chârdon-bénit (Centaurea benedicta), chardon-bénit des Parisiéns (Carthamus lanatus) et l'Etephantopus scaber, @e l'Inde. M

Ta naturé du principe"amer de ces plantes a été mal déterminéé: M. Morin l'a trouvé dans le chardon-bénit sous forme ‘d’une matière peu soluble dans l’eau froïde, beaucoup plus soluble dans l'eau chaüde, ‘soluble dans l’éther et dans l'alcool. C’est évidemment uné substance du même genre que Figuier a signalée dans la chausse-trape sous le nom de matière résiniforme et qu'il a‘considérée comme la! partie active de cette plante. “à

Les Cynarocéphales dans l'état de jeunesse ou d'étiolement peuvént servir d’aliment. C'ést ainsi que l’on étiole les pétioles du cardon { Cynara cardunculus), que l’on mange les réceptaclés charnus et nâturellement étiolés de l’artichaut, et dans les montagnes ceux de la Cartina acaulis. à |

LES racinés des Cynarocéphales sont un peu amères et passent : pour diurétiques. Les espèces les plus connues.sous ce rapport sont les Cartina vulgaris, Cnicus àcarna, C, casaborna, Sulybum: marianum , Echinops ritroset sphærocephalus. La. racine de bardane est là seule qui soit d'un usage habituel; elle. est employée dans le traitement des maladies de la peau et des 1 maladies vénériennes. gs Ait à

Parmi les fleurs des Cynarocéphales, une ne remarquable par la matière colorante qu "elle fournit à la teinture, c’est.le, Carthaz mus tinctorius, ou safran bâtard. Sa fleur renferme une matière - colorante jaune, soluble dans l'eau, sans. intérêt, et dont onla dépouille par des lavages ; et une autre matière colorante rouge, insoluble dans ep: soluble dans les alcalis et que les acides pré-

| fx. DES COMPOSÉES. MAO. ENT GPS | -eipitentide sa dissolution ; elle donne des couleurs très vives, mais qui malheureusement n ont pas de. solidité, Broyée avec du ri “elle constitue le rouge de fard pour la toilette. : 14 +

Les Cynarocéphales ont des semences: huileuses; on set cëltes du carthame sont Purgatives. Durand a ds d'extraire des graines de l’Onoperdum. acanthium, une nr el est bonne .

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Ont 3 1ve ca 1 les Corymbifères une matière amère et de l'Huile volatile. La présence de cés'deux principes rend ces plantes toniques et exsjtantes, et chaëine de ces deux propriétés domine suivant laproportion de l’un ou de l’autre ‘des principes actifs. C’est par suite de ces propriétés générales que les’ Corymbifères

Sônt considérées dans la matière médicale comme emménagogues,

antihystériques, vulnéraires, stomachiques,#fébrifuges. 1940 Les espèces les plus employées comme amères, et qui sont'eh grande partie dépourvues d'huile nr sont l'aunée, la verge d'or ( Solidago virga aurea). | a) | mploie comme stomachiques, emméiiagogués; excitantes, les : Absinthes, les Achillées, les Ambrosia, la Matricaire (Aatri- .Cariæ parthentun), ‘a camomille ( 4. chamamilla) là camomille romaine ( Anthemis nobilis); c'est peut-être à cette mêrre pro- -priété que lé Mikania quako et le Mikania opifera, du Brésil, doivent d’être employés contre les morsures des serpents. à, Les vermifuges les plus ordinaires parmi les Corymbifères sont * la santoline ( Santolina chamæcyparissus), la tanaisie ( Tanacetum … vulgare), l'absinthe, les fleurs des Artemisia contra ef judaïca, qui fournissent le semen-contra d'Alep, celles des 4! Glomerulata ‘et Ramôsa auxquelles on rapportefle-semen-contra de Barbarie, et celles des 4. Campestris et absynthium qui fournissent le sémen-contra indigène, et les'semences de l'Ascaricida: anthél- Minitica, ééninue dans l'Inde sous le nom de Calageri. Le mélange de "8 plantes de cette famille AA" les fie ‘âtthelmin-

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‘noir (Achillæa herba rosa, moschäta, atrata).…. F'; NERTEN

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Plusieurs espèces sont employées comme vulnéraires : de ce.

nombre sont l'Achillæa millefolium, le génépi blanc (Artemisia Eu

glacialis, rupestris, mutellina, “vallesiacu et pr le génépi g : Quelques Corymbifères peu a actives sont usitées comme pecto- … Ÿ rales, telles sont le tussilage.( Tussilago farfara), le pied de chat (Gnaphalium divicum), l'ayapana (Zupatorium ayapana ), V'Hubertia ambawvilla de l'Ile-de-France ; d’autres espèces. sont à peu SE près inertes, comme le souci, les bellis, le seneçon;. . * te : L'huile essentielle des Corymbifères a tous les caractères propres à cette série de corps; le principe amer a été imparfaitement . étudié dans l’absinthe; il s’y est présenté sous deux formes, celle d'une matière soluble dans l'eau, et celle d’une matière résiniforme qui y'est peu soluble: dans la tanaisie, M. Peschier l’a désigné sous les noms d'extractif et de résine, ce qui annonce l’'analogie de composition avec l’absinthe. Dans le semen- -contra les résultats obtenus sont assez de la même nature. 1, LM Certaines Corymbifères ont des propriétés toutes différentes de celles qui appartiennent, à l'ensemble de la famille; ainsi le Bailleria aspera de Cayenne enivre le poisson ; la racine de l'Eupatoire d'Avicenne (Æupatorium cannabinum ) est purgative, ef, suivant M. Righimi, elle contiendrait une base alcaline de saveur piquante, l’eupatorine; la racine d’Arnica à été employée comm vomitive; ses fleurs ont une’ action énergique, elles produiser des vertiges, des tremblements. Jusqu'à présent les essais chimiques n’ont pas fait connaître avec exactitude à quel principe | D fallait rapporter cette action spéciale. EN Certaines Corymbifères ont une saveur piquante, qui exeite la salivation ‘et qui les a fait employer comme sialogogues. T'els sont le Spilanthus acmella, ou cresson de Para, l’4cmella repens el mauritiana, les Bidens. tripatrita et cérnua, V'Osmites camphorina du Cap. Cette dernière plante donne à la distillation une eau qui est employée contre la paralysie sous le nom d’eau de paquerette, La même propriété sialogogue se retrouve dans les racines, de pyrèthre(Anthemis pyrethrum), dans celles del Achillæa ptarmica, | du Spilanthus urens de Carthagène, du Sigisbeckia orientalis de l'Inde. D’après l’analyse de M. Gauthier, la matière âcre de la pyrèthre est une espèce d'huile résinoïde insoluble dans l’eau : on à trouvé une matière tout à fait analogue dans le cresson de Para.

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EU Do, pes. courosias % fe Da | Les tubereules de l'Heliantits the $ (Topivant bour) et des )ablias (Georgina superflua et frustran ) peuvent s ervir d'ali-

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ment, Ils contiennent une x 2 es d'inuline.

æiibes x Au s'des Corymbifèr 'SS S sont ssez volumineuses, on en peut éxfraire l'huile avec. avantage. Aux ‘énvirons de-Lyon;.on cultive à cet effet le grand-soleil À Éorthis annuus);eon se sert au même usage dans l'Inde du 440 oand Sativa, et au Chili du Madi He: sativa ou ed

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La chicorée sauvage “fournit à la médecine ses feuilles et ses . racines. C’es tun médicament de grande réputation comme sto- machique et dépuratif, On le recommande dans quelques maladies du foie ; dans ce cas , son usage, nd être suivi de bons effets, doit être longtemps cortitiié, | Les feuilles de chicorée contiennent : 15

PES De l'ertractif ; de la chlorophylle; une matié re sucrée ; de V’'albumine ; 5 des sels : entre autres , du nitrate de potasse.

Les racines de chicorée ont une composition analogue ; mais suivant l'observation de Watt, elles contiennent. de Pinuline. C’est à la matière extractive amère que ces médicaments doivent leurs vertus. R -

Les feuilles de chicorée sont plus souvent employées.én tisanes: on préfère les prendre fraîches’, et on les soumet à une décoction de quelques instants. Si on les emploie sèches , on les fait nouer dans l’eau à la dose de 3 gros (12 grammes) par litre. C’est ég lement par infusion que l’on doit traiter là racine de sat après l’avoirtbièn divisée, pour. qu’elle soit facilement pénétrée par l’eau. One ll prend 5 gros (20 grammes) par litre de tisane.

k “à à 4 LS A + *“ . SUC DE CHICORÉE. | pe

On pile la chicorée, on exprime le suc, et on le filtre à froid.

.Ce suc est le plus ordinairement allié à à “celui d'autres plantes, et’ éonstitue les sucs d'herbes, que quelques personnes ont encore l'habitude de prendre au printerñps. En voici pour exemple la formule du Codex , qui pourrait être singulièrement variée, :

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On pile Ja HE pour en extyaire le < suc; on ne clé 1 ci par la c El Jr ; On a le. passe à la chausse, et. on le fdit UE

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chicorée par lixiviation. - 2.

Ed feuille sèche de chicorée fournit à peu près t de sc son poids d'extrait. On peut faire un bon extrait avec la racine ; elle n'en fournit que le huitième de son ais. ef it st

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Le pissentit a absolument les mêmes iropriatés que la chicorée : , il s'emploie sous les mêmes formes et aux mêmes doses , et on

le traite de, la même manière. Rule.

(a arrur. | à | (Haëtuea sativa.)

Le suc de: laïtue, Ag par incisiOn , COS ‘Suivant M. Quevenne :

1° Un principe amer, soluble dans l'eau'et P'aléoot Héotishe dans l’éther ; 9de lalbumine; 3° du caoutchoue ; 4 de la cire; É Bo'un acide indéterminé ; 6° quelques sels: E + va E aq.

“On attribue au suc propre ‘de la laitue une’ erfu state: | mais on ne sait encore à quel principe la rapporter. Ke s FAITES |. LEAU DE LAITUE, nés | Pos 2, 0 * , sf all :

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Contusez la lhitue, mettez à avec l'eau dans la cucurbite d'un alambie, et retirez à un feu modéré 1 partie d'eau distillée.

F5 Le Codex a adopté emploi de la laitue montée ; ©

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de laitue donnent un produit inférieur. 0

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Ê M. Mouchon. fils à conseillé de se servir de la litige sèche ;

is l'eau est moins odorante. Le proc é de M. -Mouchon ne

4 pourrait être employé que dans le cas nn l'hiver on RNCS à manquer d’eau de laitue. | |

Enfin, M. Arnaud de Nancy à conseil d'extraire ba suc de la

L : laitue et de le distiller : on. obtient une eau ‘très vireuse et très

“odorante, et qu’on étend d’eau si l'onveut 1 ramener au même ss de concentration que l'éau de laitue du Codéx.

” est à remarquer que l’eau distillée de laitue obtenue par le moyen du suc se conserÿe mal; mais celie eau , Qui possède à un très haut degré l’odeur de la jaitue, El tte préférée pour Ja préparation du Sirop de itue.

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* à simor pr! LAITUE, e Pr. + Hdi distillée de Jaile.. «eue soee tee" 1 à

SUCTE DIanC. . ........sateseu..e: .0.. + 2

Faites” un sirop par simple solution, dans : un bain - -marie couvert.

On émploie à celte préparation l'eau de laitue du Codex. Elle donne un sirop trop faible. En préparant ce sirop avec l’eau

que l'on obtient én exprimant le suc, et en le distillant pour en

retirer un poids d’eau distillée égal à la moitié -du poids du sue, J'ai obtenu un médicament d’un effet bien supérieur, ainsi que l'ont constaté les expériences de M. Martin Solon. Ce sirop doit être préparé pour toute l’année, car l’eau distillée concentrée de suc de laitue ne se conserve pas. é:

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