‹ Nouveau traité de pharmacie théorique et pratiqueChapitre 4 sur 451 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION

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«Le Traité de pharmacie que je publie aujourd’hui, est en même temps un ouvrage de pratique et Un ouvrage d'étude; il offre au praticien l'avantage’ trop. peu commun d'un traité dont toutes les formules sont exéeuta- DFE car j'ai répété par moi-même les opérations qui S'y trouvent décrites, toutes les fois que ces opérations. ont eu pour objet la préparation d’un médicament ;. et | quand plusieurs moyens ont été proposés pour arriver à un résultat, j'ai comparé ces moyens, et je me Suis arreté à celui qui ma présenté le plus: d'avantages. Comme traité d’études pharmaceutiques, ce livre est em quelque sorte l'exposé des leçons de pharmacie que je ais depuis douze ans; le but principalque | je me suis tou- jours proposé a.été d'amener les élèves à reconnatire {a nécessité d’une instruction solide, pour apprécier: les divers phénomènes qui se +6 AE ab pendant la préparation des médicaments. J’ai appelé constamment leur -atténtion sur les applications nombreuses que l’on trouve à faire à chaque instant des sciences à la pratiquede Ja pharmacie. La pharmacie est en effet un art tout d’ap-

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VIII PRÉFACE plications; si elle a pour objet le choix, la préparation et la conservation des médicaments, elle emprunte constamment aux sciences les données qui l’éclairent et qui Ja guident dans sa marche. Les matières très variées dont on fait usage comme médicaments, sont fournies par les animaux, par les plantes, ou sont des substances minérales; le pharmacien doit les connaître exactement; car de leur choix dépend la valeur des préparations dont elles sont destinées à devenir la bâse. Il emprunte à l’histoire naturelle les caractères propres à les distinguer ; la physiologie lui fournit une foule de remarques précieuses sur les circonstances les plus favorables à leur. récolte. La Chimie lui permet d'apprécier leur pureté, et de reconnaitre les falsifications que l’on a pu leur faire éprouver. En outre, toutes ces matières médicamenteuses sont rarement AE dans l’état où la nature nous les présente : tantôt elles sont soumises à des opérations purement physiques, qui, sans rien changer : à leur nature, facilitent leur administration; tantôt elles subissent, dans nos laboratoires, diverses manipulations, et, par des mélanges ou des combinaisons, y acquièrent des propriétés nouvelles ; puis, livrées à elles- mêmes, elles éprouvent parfois des changements.qui les modifient, qui détruisent leurs propriétés ou leur en. 1 ; muniquent de nouvelles. C’est dans la physique, et surtout dans la chimie, que le pharmacien puise Jes connaissances qui lui sont indispensables pour le ‘guider. . dans les diverses manipulations auxquelles il soumet les médicaments, et pour reconnaitre les altérations que ceux-ti peuvent cpaoaver plus tard par l’action des agents naturels qui incessamment tendent à les détruire ;

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