TABLETTES DE MANNE
Pr. : Manne en larmes, deux OnCes. ... eve 64 grammes.
| Sucre; quatorze onces......... IN ses RE Gomme adragante, demi-gros.....s.ssseses 2 Eau de fleurs d'oranger, une once....... ses PAPE
On triture la manne avec le sucre, et l'on fait, au moyen,du mucilage, des tablettes de 16 grains, GE 2 M. Cadet-Gassicourt fait employer le double de manne; il la fait piler dans un mortier ayec un peu d’eau, il incorpore le sucre, et fait des pastilles sans mucilage. | | | | TABLETTES DS MANKE DE MANFREDI.
(Pastilles de Calabre.) Pr. : Manne en larmes, six onces............ 192 grammes.
Racine de guimauve, trois OnCes........ 96 Sucre blanc, six livres................ 3000 Extrait d’opium, douze grains.......... 0,66 !
Eau de fleurs d'oranger, trois Onces:. ... 96
Eau de fontaine, quatre livres, «ve... 2000
Essence de citrons, quatre gouttes. ..... 4 gutt. — bergamotte, quatre gouttes. . 4 gutt.
On fait bouillir la racine de guimauve dans Lean pendant cinq
. DES APOCYNÉES, R …« 641
à six minutes : on ajoute la manne; on la fait pe à chaud, et on passe ; on ajoute le sucre et l'extrait dissous dans un peu d'eau; on évapore en consistance d’éléctuaire solide; on: ajoute alors Led de fleurs d'oranger et les essences divisées par le sucre: On remue fortement avec une spatule de,bois jusqu'à ce que. la masse commence à s’ épaissir ; on la coule alors dans des
carrés de papier huilé."Quand la masse est refroidie, on la FORD. en pastilles carrées. | L
DES APOCYNÉES.
Les Apocynées sont des plantés dangereuses ; les feuilles de quelques espèces sont cependant mangées dans leur jeunesse. Ces plantes ont un suc laiteux plus ou moins âcre. On emploie comme purgatif celui de l’4llamanda cathartica de Ceylan ; du Plumeria alba du Mexique ; des P. drastica, et Ron du Brésil; de plusieurs Echites, du Cameraria latifolia des Antilles.
Le suc du Tabernæmontana persicariæfolia de l'Ile-de-France est vénéneux; on emploie celui du Couma guianensis pour empoisonner les flèches et tuer les singes ; mais les poisons les plus remarquables de cette famille sont les sucs des Cerbera ahouai du Brésil, C. Manghas et Thevetia de l'Inde.
On ne sait absolument rien sur la nature du suc âcre ou véné- | neux des apocynées ; on sait seulement qu'il y a du caoutchouc dans l'Urceola elastica, dans le Pacouria ginersss et dans le Vahea gummufera.
Par une exception fort remarquable, le FEAR 1 hp utilis donne un suc qui a un aspect gras et crémeux et qui sert d’aliment.
Les écorces des apocynées ont souvent aussi de l'creté, quelques-unes sont amères el fébrifuges (Carissa edulis, Tabernæmontana alternifolia, angustifolia et citrifolia); celles de l'Alyæia aromatica de Java sont amères el aromatiques. On emploie contre la dyssenterie “celles de l'Echites antidysenterica et du Ærightia antidysenterica. L'écorce de l’Echites syphilitica
.de Surinam est employée contre les maladies vénériennes ; celle | 41 L«
sons pe ju, pin dans le Midi à faire périr les rats. sup) Haut do.
> Quelques feuilles sont bropEss + comme bi à seche du
T'abernæmontana de l'Inde, del’ Allamanda cathartica dé Ceylan; celles du Tabernæmontana semperflorens des Philippines sont: Lin tringentes. Il'en est de mêmie de cellés de la pervenché (inc ‘major el minor), que l’on dit cependant uh peu pürgtes ét ans lon emploie en infusion pour gargarismes..
Les feuilles du laurier rose sont voñnitives. Elles RU un principe volatil PAST et une matière amère soluble dans l'eau.
L'une des espèces les plus remarquables par son utilité est le Wrightia tinctoria de l'Inde, qui fournit de l’indigo dans l'Inde, BéAUGOUD plus avantageusement, dit-on, que les Zndigofera. * |
‘Les racines des apocynéés sont généralement pleines d’un Sue laiteux âcre. On emploie comme purgativés dans l'Inde celles du Plumeria obtusa; comme vomitives, dans l'Amérique septentrionale, celles des Apocynum androsæmifolium et cannabinum.
Cette dernière a donné à l’analyse faite par ML. Griscom, du
tannin, de la résine, du caoutchouc, de la gomme, de la fécute, et une matière amère, soluble dâns l’eau, qui à été appelée apo- Cyne, mais qui est encore mal caractérisée. *
Les fruits des apocynées participent à l’äcreté des autres par
ties ; quelques-uns cependant sont alimentaires. On mangé Iés fruits du 7ahea tomentosa du Sénégal ; des Plumeria alba et rubra des Antilles; du Carissa has d Arabie : du €. dulcis de Guinée ; de Hanoi spéciosa du Brésil. Les fruits du Couma quianensis se vendent à Cayenne sous le nom de poires de cou-
mier ; on y fait aussi des confitures avec la pulpe de l'#mbelañia «
acida, après en avoir séparé la peau, qui est purgative.
“On connaît les propriétés des semences des Cerbera. Elles sont
àcres, narcotiques, et donnent la mort. La graine du tanghin de
Madagascar est aussi un poison dangereux que les Madécasses "
erploient comme épreuve judiciaire hs les accusations de sorcellerie ‘si le patient meurt, il est réputé coupable; s’il échappé, ilest justifié. L’amande du tanghin contient, d’après FSU de M. Henry, une huile douce, de l’albumine, de la gomme, un
matière brune, visqueuse, légèrement acide, amère, inertstall
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sable, verdissant par les acides et hruhissant par les alcalis, € | ;
DES APOCYNÉES. 1 648 nb une matière cristallisée, blanche, amère, fusible, Msléitiée et neutre, c'est la tanghine. Elle-d'uneaction vénéneuse très pro: foncée ; sratatid onen goûte, elle fait éprouver au palais-un’ens guurdissétnertt qui persiste Apte heures: . fait Est ment périr les animaux. pr: 608
-‘On rapporte encore à la famille des apocynées le pores connu sous le nom de curare, sur les rives de l’'Orénoque; et qui sert à empoisonner les flèches. Il est fait: avec l’écorce et une partie de Paubier d’une liane nommée dans le pays Zejuco de inaväcure.
Kile contient une base alcaline encore imparfaitement étudiée’ et qui a été découverte par MM. Boussingault et Rollin, ét re4 trouvée depuis par MM. Pelletier et Pétroz. C'est une matière jaunâtre d’apparènee cornée, dé saveur très amère , défiquesceite.
Elle est soluble en toutes proportions dans l'eau ét l'alcool: elle est insoluble dans léther et l'essence de térébenthiné ; ‘elle forrié des sels neutres, incristallisablés, qui. sont précipités par 1e tannin. | Son action tüxique: est très puissante. |
Parmi les apocynées se trouve un pêtit groupe de faites dont
quelques botanistes ont fait une famille sous le nom dé Strychnées. Ces plantes sont remarquables par leurs propriétés vénéneuses. L'analyse de la noix vomique et de la fève de Saint-Tgnace semble démontrer que les semences des Strychnées doivent leurs pro priétés à la strychnine ou à son mélange avec la brucine. Introduites dans l’économie animale, il en’ résulte de violentes secousses, un téfanos et la mort. L'action consiste dans une ‘excitation de la moëlle épinière : de là des contractions tétaniques . dans les muscles des membres et de la poitrine, contractions qui s'opposent au mouvement de l’appareil de la respiration et déterminént l’asphyxie dé l’animal. Ces semences des strychnées'sont contenues dans un fruit à pulpe acidule, dont plusieurs espèces sont mangées ; Strychnos innocua du Sénégal: Sert vomica et spinosa de Madigiscär: S.pétatorum , ou T'itan-Cotte dé l'Inde. Où dit cependant que ce dernier fruit, à 8a maturité complète, est émétlique ; ses semences servent, ditôri, à purifier l'eau.
Le bois des strychnées paraît aussi contenir de l# sStrychnine ellé& été trouvée par MM. Pelletier et Cavéntôt dans’ 1è Bois de couleüvre, que l’on attribue at Strychnos colubrina : ellese trouve ans dobite aussi dans le Hooraly ou Ourary des Tidiens de l'Oré- “noque qui est le suc du Sérychnos toxifera’, ét dans l'Upas tieute
644 DÉS MÉDICAMENTS FOURNIS PAR LES' VÉGÉTAUX. ou tshettik des Javanais, qui est l'écorce de la racine du Sérychnos
tieute, et dont l’action est la même que celle de la strychnine. La
présence .de la brucine dans la fausse angusture fait présumer avec raison qu’elle doit également son origine à un Strychnos ; cependant, d’après une analyse que M. Vauquelin a faite du quina do campo du Brésil (Strychnos pseudochina), cette écorce fébrifuge ne contiendrait ancun principe analogue à celui des strychnées. + a care
Les Asclépiadées forment une famille qui n’est qu'un démem- |
brement des. Apocynées, avec lesquelles les asclépiadées ont la plus grande analogie; ce sont aussi des végétaux plus ou moins äcres et dangereux. Un assez grand nombre de leurs racines sont
employées comme émétiques et purgatives contre la dyssenterie,
et plusieurs ont reçu le nom de faux ipécacuanha. Nous citerons les Cynanchum ipecacuanha, Periploca sylvestris de l'Inde; 4sclepias asthmatica, procera, curassavica, gigantea , prolifera, syriaca, tuberosa, undulata et vincetoxicum. Deux de ces racines ont été analysées, ce sont celle du dompte-venin, par
M. Feneulle, et celle du Madar ou Mudar (4. gigantea) par
M. Ricord. Le premier a trouvé de la résine, mais il a attribué la propriété active à une sorte de matière extractive qu'il a comparée à l’émétine ; tandis que M. Ricord attribue à la résine l'effet ‘vomitif de la racine de Mudar. M. Duncan, qui s’est occupé aussi
de l'analyse de cette dernière racine, croit, au contraire, que c’est , : >
dans la partie extractive que réside le principe actif.
Le suc de la tige des asclépiadées est laiteux et àcre; celui de l’Asclepias procera d'Egypte .a tant d'âcreté que, dit-on, il.
dépile le cuir; on emploie comme purgatif, sous le nom de
scammonée de Smyrne, le suc du Periplocæ secamone; sous lenom de scammonée de Bourbon, le suc du Periploca mauritiana; et
le P, monspeliaca fournit la scammonée en galettes, employée dans la médecine vétérinaire. On sait que toutes ces scammonées contiennent une résine purgative. On a trouvé du caoutchouc dans le suc de l’Asclepias syriaca et dans celui de l’Apocynum cannabinum. | |
On mange dans leur jeunesse l’4sclepias asthmatica de l'Inde,” et l’4. stipitacea d'Arabie. Plusieurs espèces de S{apelia qui sont”
charnues, sont également mangées ; au Gap, le S. articulata; chez Les Hottentots les S. incarnata et pilifera.
| DES APOCYNÉES. ot 645
Plusieurs feuilles d’asclépiadées sont purgatives, par éxémple l'arguel (Cynanchum oleæfolium), que Von mèle au séné ; le Cynanchum tomentosum de Ile-de-France, et le Cynanckum ereclum, qui est en outre vénéneux. og" 4