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Les Solanées sont des Klintés souvent remarquables par feurs

propriétés malfaisantes. Ce caractère se rencontre: dans toutes leurs parties ; cependant dans cette même famillé se trouvent des plantes tout à fait innocentes, et d'autres qui fournissent une nourriture saine à l’homme et aux animhaux. Toutefois, par

cela seulement qu’une plante provient de cette famille, ce n’est

qu'avec circonspection qu’elle doit être admise comme matière alimentaire,

DES SOLANÉES, OTM Em 1660 «Les racines des solanées sont généralement narcotiques. Les espèces les plus employées comme telles, sont: la: Belladone (-Atropa belladona!), la Jusquiame ( Hyosciamus niger: et albus), la Mandragore( Mandragora officinalis ), le Physatis somniferum d'Égypte, la Nicotiane (Nicotiana rustica) et le Tabac (N. Tabacum). Les tubercules farineux du: Solanum tuberosum ou pomme de terre,.et ceux du S..bulbocastanum. du. Mexique sont alimentaires; ils ont cependant,une certaine âcreté. Ainsi le docteur Nauche a conseillé d'employer les pommes de terre ràpées pour faire des cataplasmes excitants. Baup. assure que leurs germes contiennent de la solanine, et Brunswick,rapporte un cas d'empoisonnement sur des bestiaux nourris avec. les résidus de pommes de terre germées, qui avaient servi à fabriquer de l’eaude-vie, et dans lequel les symptômes furent absolument, ss mêmes que l’on remarque dans l’action des solanées.

Les racines.de quelques Solanum paraissent. avoir des propriétés différentes ; les racines des Solanum trilobatum de l'Inde et sodomeum du. Cap sont amères. Dans l'Inde on. emploie comme diurétiques les racines du S. manosum.; celles du S:undatum de Madagascar sont, dit-on, purgatives ; et cependant elles sont employées contre Les bigres:

La propriété narcotico-âcre se retrouve très prononcée dans un grand.nombre de-feuilles des solanées ; telles sont principalement la Belladone, la Mandragore, la J usquiame, les différentes espèces de Datura: et un grand nombre de Solanum, en particulier, le :S.,foxicarium de la Guyane. La Morelle, S. nigrum , passe pour délétère , et M. Dunal s’est assuré que son suc dilate la pupille à la manière des-autres solanées ; cependant elle est mangée sous le nom de Brède. dans le midi de la France, à Saint- Domingue et à l’île de France ; il en est de même des $. oleraceum des Antilles et du S. nl du Brésil; säns doute que la coction.dans l’eau emporte.la presque totalité du principe * vénéneux, et d’un autre.côté ,: quand on choisit ces plantes ‘comme slipisits on a soin de. les cueillir dans un état de ; jeunesse où leur tissu est encore tendre, mais aussi. où.les. sucs sont peu élaborés. Les feuilles des Molènes ou Bouillon blanc (Zerbascum thapsus, blattaria, etc.) sont employées comme émollientes ; il ya cependant quelque chose dans leur action qui n’est pas remplacé par les mucilagineux ordinaires.

-+ Latige dela Douce-amère (S. dulcamara) est émployée comme dépurative dans les maladies de la peau; elle participe aux propriétés narcotiques desautres solanées ; l'écorce du Solanñum pseudokina du: Brésil'et celle du Zelonia aspera des ati sont arnères et employées comme fébrifuges. MORE,

: Quelques fruits de solanées sont comestibles; tels sdnit ceux du Physalis alkekengi ou Coquérét que l'on: note dans tout le nord de l'Europe, du P. pubèsoëns de l'Inde; la Tomate (51 y copersicum) , V'Aubergine ( S:'melongenæ). On mange au Japon les fruits du S. œthiopicum , à la Chine ceux du S. album, à1Ma dagascar ceux du S. anguivi , au Pérou ceux des S/mnuricatiin el quitoënses aux Antilles’, au Brésil , les fruits qu Teneñim jé ji: sont'usités comme pébloéit) z FL 9 0 290

+! Un‘bien plus grañd notibre de fruits des solitiées /sont: na faisants; on citéiceux de la Belladone, de la Mandragore, des Datura, du Céstrulivetienitine dù Cap, du'So/anum mämimosum, ‘ou Dottinnes péñ on des Antilles, ‘du S: sodomeumdu Cép , du S. acanthifolium des Antilles’, aée S'fuscatumet caroliniense de l'Amériqué septentrionale ; du 82 nigrüm de no$ élimats- Leur action est analogue à celle dés autres parties. * "1°" fini

Les Capsicum font une exéeption Parque? ‘Hsont dé fruits d'uné âcreté ‘éxtrême : ‘elle est Hier connu dans le: Capsicum annuum ou Poivre de: Guinée: cultivé däns nos jardins ; elle est bien plus prononcée dans le .C: minimum dont lé fruit est corititt

sous le nom dé piment enragé: Suivant M: Bräconnôt , l'acreté de ces fruits est due à’une: rai gré résineuse Mgr a regu .nom de Capsicine. "7"

‘Un petit nombre des semences de abratiées sont connués dal leurs propriétés, et celles là participent aux propriétés narcô: tiques dés autrés parties; ce Sont Les graines du Stramonium (Datura ‘straïnonium), celles du Metél de Pinde (D. Metel}, du

D. sanguinea du Pérou, de’ 1&3 usquiame CHRIS albus } |

ét de la Jusquiame d’ Aräbie (Æ: débür a.

Le principe narcotique dés diverses Solanéés décida me”

raît être toujours le même, ôù au moins il se préseñte avéc une action pareille dans toutes ces plantes et däns toutes leurs para ties; il agit à là manière des narcotiques. Il exércé une action particulière sur le cerveau, d’où résulte de la céphalalgie, du trouble dans les perceptions, des vertiges, des rêves fantastiques,

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Si la dés en'est forte, ces symptômes s’accompagnent dé débilité musculaire, d'engourfissétient: de’somnolence, et li mort'ellemêrne peut Survenir: Un caractère: remarquable de ces plantes, c'est l'action: qu'elles exercent sur à pupille. Elles la dilatent très fortément : aussi les ‘chirurgiens sé servent-ils des solanées pour préparer cet organe | lorsqu'ils ont à fairé une opération dé cataracte ; tantôt ils instillént dans l'œil uné dissolution d'extrait, tantôt: ils s@ contentent bi cerner cet” PrÉANE avec un cercle de cémédicament. 1 °° "1: Pr

"Nos connaissances sürila Hstüre du principe chimique. sq les solhnées narcotiques doivent leurs propriétés n’ont pas encore toute la précision convenable. Un assez grand nombre d'observatiôns paraissent cependant s’accorder à Is attribuer à une ou plusieurs matières ais Los cn de assôcient aux “alcalis véeo AGEN

"M. Desfosses à âtinoncé 7 rétfier té présence dans ces plantes d’une'base alcaliné drganique, et il lui à donné le nom de solanine. M. Morin aësurd depri' l'avoir rencontrée dans les fruits du Solanum Mmarmosurh. MM:Payen et Chevalièr crurént la percevoir däns ‘céux du Solanum verbascifolium. Runge chercha à démontrér sa préséncedars ün assez grand nombre d'espèces ; et enfin, Brandés donna les'noïns d’atropine, daturine, Hyofcia ming, aûk alcalis qu'il disait avoir obtenus dé la bellädone, du stramoniutnitét dé la”jusquiäme ‘oficinalé. Cependant, les nome breux chimistes qui s’oceupèrent de répéter” ces expériences, n'obtihrent que des mélanges! plus ou moins composés dé dis ‘ verses matières, et il fut Te entendu que, s’il existait des alcalis végétaux! dans les solanées, cés matièrés n'avaient pu ‘encore êtretobtenues à état d’i VofenièRts Les doutes à ce sujet étaient d'autant plus sages, que Vauquelin, dont le talent d'analyse et l'exactitude ne sont pas’ éontestés, avait isolé du Solanum pseudokina un composé d'une matière organique et de sous-malate de chaux et de potasse, qui préseritait des caractèrés alcalins. Il fit observer que ce que l’on avait pris dans ces plantes pour des alcalis végétaux, pouvait “hu n'être que des combinaisons du même genre.

Tél'était l’état de nos connaissances, quand de nouvelles recherches entreprises sur ce sujet ont été publiées. M. Mein, pharmacien allemand, et M. Simes, aux États-Unis d'Amérique,

paraissent être les premiers qui, aient obtenu ces ‘alcalis à l'état de pureté. Leurs recherches ont été constatées et enrichies par les travaux postérieurs de MM. Geiger et Hesse; et du docteur Otto.

L'atropine, la daturine, l’hyosciamine et Ja solanine, forment un groupe-de principes immédiats, qui se rapprochent par l’ensemble de leurs propriétés de la classe des alcalis végétaux. Iatropine et. la solanine ont été analysées, et l'azote a été trouvé

au nombre de leurs éléments, de.même que dans les autres al-

calis connus. Les propriétés de ces quatre espèces d’alcalis des solanées se rapproçhent beaucoup; -elles:sont cependant ‘assez distinctes, pour qu'on ne doive pas les confondre encore les uns avec les autres.

L’atropine a été trouvée et les racines, Je feuilles et. les tiges de la belladone. C’est une substance incolore, -cristallisée en prismes soyeux transparents. Elle n’a pas d'odeur. Elle est fusible, et se volatilise un peu au-dessus de 1002. Ellesse dissout très bien dans alcool absolu et dans l’éther. Elle est plus soluble dans ces deux liquides à,chaud qu'à froid. L'eau froide en dissout ‘/0 à la température-ordinaire, et -un,peu plus quand elle est chauffée. Ces diverses dissolutions ramènent au bleu le papier de tournesol rougi par les acides. Elle se combine très bien aux acides, et elle forme avec eux des composés définis. Le sulfate et l’acétate d’atropine cristallisent facilement. On a plus de peine à faire cristalliser l’hydrochlorate:et le nitrate. ».

La solution aqueuse d’atropine précipite abondamment-en blanc par la noix de galle. Elle précipite en jaune par le:chlorure d’or, et en isabelle par le chlorure de platine. Le précipité

jaune citron qui se forme dans la dissolution d’or, devient:peu à

peu cristallin, et constitue une vér able combinaison d’atropine et de chlorure d’or. :

L'atropine, abandonnée Lnetonps au contact de l'eau et de l'air, même à la température ordinaire, éprouve une altération remarquable. Les cristaux disparaissent, la liqueur, prend une couleur jaune, et devient incristallisable. Elle laisse, par évaporation, une matière soluble dans l’eau, et d’une odeur nauséabonde. En cet état, l'atropine est restée aussi vénéneuse ; et Si on l’unit à un acide, et qu’on traite la liqueur par le:charbon animal, les alcalis peuvent la précipiter avec toutes ses propriétés primitives.

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DES SOLANÉES. : | | . 673 L’atropine possède à un degré très cer la propriété

de dilater la pupille des. animaux. Elle produit d'ailleuxs tout x

l'effet toxique et médical de la belladone.

L'Hyosciamine existe dans les feuilles et les semences de jus-

quiame. On l'extrait avec plus de facilité des semences.” Elle est

toujours plus difficile à obtenir que l’atropine, parce qu’elle est plus soluble dans l’eau. Elle a du reste un grand nombre de ca*. ractères communs avec cette première base.

L’hyosciamine cristallise en aiguilles soyeuses : sa saveur est âcre et désagréable ; elle dilate très fortement la pupille ; elle est volatile, presque sans décomposition ; toujours , cependant , il se fait un peu d’ammoniaque ; il s’en fit 2 même quand on chauffe de l'hyosciamine avec de l’eau. k

Elle est précipitée par le chlorure d'or en blanc jaunâtre; mais le chlorure de platine ne la précipite pas.

Elle possède ce caractère remarquable de transformation qui se.manifeste avec l’atropine au contact prolongé de l’eau et de.

l'air; et de même encore que l’atropine , elle ne perd pas par à!

ses propriétés vénéneuses.

.. La Daturine existe dans les feuilles et les semences du Datura stramonium, et bien certainement dans les autres espèces du genre Datura. On l’obtient plus facilement que les alcalis précédents, parce qu'elle a plus de tendance à cristalliser. Elle se dépose, de ses dissolutions hydro-alcooliques, en prismes bien nets, incolores , très brillants et groupés. Elle est inodore. Sa saveur est peu amère, puis âcre et semblable à celle du tabac. Elle dilate fortement la pupille des animaux, et elle est très vénéneuse. #.

Elle est un peu volatile. 280 parties d’eau dissolvent 1 partie de daturine à la température ordinaire; il suffit de 72 parties d’eau à l’ébullition. La solution se trouble par le refroidissement, sans que la daturine cristallise. A l’évaporation , on n'obtient pas ‘de cristaux; mais si l’on humecte la masse non cristalline , ou qu’on abandonne la solution à l’évaporation spontanée , la daturine cristallise. La daturine est soluble dans l'alcool; elle est moins soluble dans l’éther, elle se comporte avec les alcalis comme l’hyosciamine ; ses sels cristallisent I bien. La Solanine, dont Desfosses a annoncé l'existence dans les feuilles et les tiges de douce-amère , a été isolée des germes de

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674 DES MÉDICAMENTS FOURNIS PAR LES RS pommes de terre, par le docteur Otto, au moyen d'un procédé

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