DISSOLUTIONS
d'* Solution.
La solution simple est une opération qui consiste à dissoudre un corps dans un liquide approprié. Elle a pour caractère spécial que toute la matière employée disparaît dans ce liquide, si la proportion de celui-ci est assez considérable ; tout le corps dont
ons'est servi se retrouve donc dans la liqueur. |
«La solutiou s'opère plus vite. si le corps que l'on soumet à l’action du liquide est divisé. Elle a aussi lieu plus promptément, quand par l'agitation on renouvelle sans cesse le contact du liquide avec le corps que l’on veut dissoudre. Fa
corps ou de la rendre plus prompte. Il faut consulter dans le choix de la température la nature du liquide et celle de la substance que l’on veut dissoudre. Avec l'eau, qui est inaltérable par:
la chaleur et dont la valeur vénale est à peu près nulle, on peut, ; relativement au liquide lui-même, opérer indifféremment à une température plus basse ou plus élevée; avec l'alcool ou l’éther, qui n’éprouvent pas d’altération dans les limites de leur ébullition, on peut également opérer à chaud ou à froid; mais comme ici le liquide a une valeur qui doit faire éviter avec soin les déperditions , si l’on veut opérer à chaud, il faut que ce soit dans des vases distillatoires ( Foy. Digestion, p. 102). Le vin, qui est altérable par le, feu, ne peut être chauffé. Les huiles ne peuvent l'être que dans des limites, de température qui ne RUDEn
les altérer : on ne dépasse pas 100° cent.
Les matières qui sont susceptibles de’se dissiper par fi chaleur, comme les huiles volatiles, doivent être dissoutes à froid, ou l’on. doit opérer en vases clos, si on élève la température. | 4
La nature des vases que l’on emploie est souvent indifférente. Mais quand les liqueurs ou les substances à dissoudre sont de " nature à attaquer les vases de métal, on a recours à d’autres | vases inattaquables. On substitue le cuivre au fer, l'étain au cuivre, l'argent à ces métaux; on se sert de vases de platine, de verre, de porcelaine. (