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DIGESTION

ji digestion consiste à laisser tremper ee COrps dans un liquide chaud. Le degré de chaleur dont on faitusage n'est pas toujours le même. Il doit être plus élevé que la température ordinaire, et ne | pas être assez grand pour porter le liquide à l'ébullition. be digestion s'emploie souvent comme opération préparatoire pour des M matières denses et difficiles à attaquer. Elle est surtout utile quand 1 le liquide est facilement altérable par la chaleur. Par exemple,” dans la préparation des huiles médicinales, la digestion remplit bien les deux conditions indispensables, de ne pas changer la nature du dissolvant, et de dissoudre les parties solubles des corps# soumis à son action. F ci à

Quand la digestion s'exécute sur des liquides peu volatils, elle se fait parfaitement dans une étuve convenablement | chauffée, au bain-marie, ou bien encore sur un feu doux, moyen qui toutefois est moins sûr et demande pie de soins et des téntion.

Quand les Jiquidés ont duels prix et le comme l'alcool et l’éther, la digestion se fait dans l'appareil distillatoire, de manière que l'on puisse recueillir le liquide qui se réduit “enf vapeur. MM. Corriol et Berthemot ont fait. Ro ne

recoit les matières en opération 90 d'in. Monge D es d'un bouchon E, et que traverse un tube de verre tourné en spi. rale, qui sert de eneitie ce tube est fixé par un bouchon biéri. ajusté dans le col de*l’allonge ; 3 d’un tube recourbé F qui s’adapte au sérpentin ét dont la branche horizontale est légèrement inclinée vers celui-ci ; 4° d'un matras J qui sert de récipient ;

50 d’une allonge K qui enveloppe le col du matras, et dans laquelle

1 pe DIGESTION. UNE 103 | Le se trouve fixé, au moyen d’un bouchon : 6° d'un bouchon I qui

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est traversé par le tube rébourbé et qui pose à plat sur l’orifice

du ballon ; ce bouchon est destiné à empêcher le tube de poser sur le fond du ballon récipient.

L appareil étant disposé, les matières ayant été introduites dans

… le matras, on remplit d’eau les deux allonges et l'on chauffe. Les

à | vapeurs qui se forment sont condensées dans le serpentin de verre

et retombent continuellement dans le matras. Si une petite quan-

né arrivait jusqu’au tube recourbé, elle s’y condepserait, et en

raison de sa pente, le liquide coulerait dans le serpentin ; enfin

les vapeurs qui pourraient échapper à cette condensation seraient

immanquablement Hautes en. traversant le col du ballon

récipient.

L'avantage de cet appareil est de permettre d'entretenir des substances en digestion dans un liquide volatil sans perdre aucune

104 DES MÉDICAMENTS PRÉPARÉS par SOLUTION.

portion de ce liquide et en restant dans les” mêmes conditions pendant tout le ten que dure l'opération. Son défaut , c’est qu'il | est d’une construction difficile et en même temps très fragile; Mobr a conseillé l'appareil ci-contre qui a l'avantage d’être beaucoup plus simple. Il se compose d'un cy- —lindre en fer blanc A qui porte une tubulure à sa partie inférieure. Ce cylindre est " traversé dans sa longueur par un tube de .

verre dt qui entre à frottement danslebouchon de la tubulure et dans celui qui ferme F le matras M. Ce tube est taillé en biseau à son extrémité. Les vapeurs qui y pénètrent . sont refroidies par l’eau froide qui remplitle manchon de fer-blanc. On renouvelle cette. « eau au moyen du tuyau en fér-blane T' qui L amène de l'eau froide au fond du manchon en même temps que l’eau échauffée s’éc écoule | par le trop plein. “4

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Sans construire un appareil spécial pour ces digestions, je me sers d'un serpentin ordinaire. La figure cicontre donne une idée claire de la disposition.

Les vapeurs qui se condensent dans le tube incliné et celles qui peuvent arriver jusque dans le Lpentin: retombent fe, le matras.

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