BAUME DE VINCEGUËRE » DE LECTOURE OU DE CONDOM
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On fait digérer toutes ces dhatiéresa l'étuve pendant huit jours dans un flacon bouché, en les agitant de temps en temps ; on conserve sur le marc et lon tire à clair à mesure du besoin.
Ce médicament est un puissant excitant pris à l’intérieur à [a dose d’uné&à quelques gouttes. On le porte sur soi, ou bien on le répand comme parfum dans les appartements. À
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La distillation est une épératton par laquelle on sépare les parties volatiles des corps; elle se fait toujours en vase clos ; elle est fondée sur la propriété qu'ont les liquides de se réduire en vapeurs quand on élève leur température, et sur la propriété qu'ont les vapeurs de se condenser par le froid.
Les anciens distinguaient trois espèces de distillation : la distillation per ascensum , la distillation per latus, et la distillation
descensum. La distillation per ascensum n’est autre que la distillation à l’alambic. Elle avait reçu son nom de la forme des vais- Seaux dont on faisait usage. C'étaient des cucurbites surmontées de chapiteaux plus ou moins élevés, de forme très variable, et dont la construction était basée sur ce principe vrai en lui-même, que les matières très volatiles pouvaient seules passer dans le récipient. La manière d'arriver à ce but était défectueuse; avec des appareils de ce genre, les distillations devaient durer un temps infini sans aucun avantage.
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© Les anciens nommaient distillation per latus la distillation à la cornue, parce que les vapeurs sortent par le côté.
La distillation per descensum est un mode vicieux, abandonné depuis longtemps : elle avait pour bu de forcer les liqueurs à distiller de haut en bas. Ainsi, mettant du girofle" concassé et enveloppé sur un verre, on le recouvrait d'une plaque métallique que l'on chauffait pour forcer l'huile de girofle à sortir et à se rendre dans la partie inférieure du verre.
Maintenant on distille les corps seulement à l’alambic et à la cornue. Nous aurons à nous occuper successivement de ces deux modes opératoires.
Tout le monde connaît la forme grotesque des ancjens alambies. Depuis longtemps on les avait réformés. Le chapiteau était séparé de la cucurbite par des tubes tantôt droits, tantôt tournés en spirale ou courbés en zigzag. Onles supprima, etl'on fit reposer le chapiteau immédiatément sur la chaudière. On retrouve encore ce dernier alambic dans un grand nombre de laboratoires. Le chapiteau ést conique et entouré d’un réfrigérant propre à con- | denser les vapeurs. A sa base est une rainure destinée à conduire dans le col du chapiteau les vapeurs condensées qui ruissellent sur ses parois internes. Cet appareil a deux grands défauts : le premier, c’est qu'une partie du liquide retombe dans la chaudière au lieu de couler dans le récipient. On y avait paré dans certains cas : ainsi, l'expérience avait appris, dans la distillation du vin, à donner ad chapiteau un certain degré d’inclinaison; une goutte d'eau-de-vie coulait alors à sa surface sans retomber dans la chaudière; mais il restait toujours un second inconvénient auquel il n'avait pas été remédié, c’est qu’une partie des vapeurs était refroidie à distance sans avoir le contact du métal, et retombait directement dans la cucurbite. Les nouveaux alambics sont construits plus avantageusement : le chapiteau n’est pas refroidi, et la condensation des vapeurs ne s’y fait pas; elles passent de suite dans son col et dans le serpentin, où elles reprennent l’état liquide. L'alambic,est.composé de trois pièces : la première est une chaudière de cuivre étamée, cylindrique, aÿant vers sa partie supérieure un renflement sur lequel. elle pose dans le fourneau; : c’est la cucurbite. La seconde pièce, qui s’emboite dans la précédente, est en étain; elle a la forme d’un dôme aplati. Sur un de ses flancs latéraux est soudé un large conduit en étain lége-
rement incliné de haut en bas, et dont l'extrémité est recourbée : c’est le chapiteau. La troisième pièce est nommée serpentin à cause de sa forme : c’est un tube cylindrique en étain, tourné en spirale, et placé au milieu d’une cuve dont l'eau se rénonvelle sans cesse.
La cucurbite doit être très évasée, afin que, présentant plus de surface, le liquide s’y échauffe, et S'y vans porise plus aisément. Îl est cependant convenable qu’elle ait assez de hauteur pour que les matières qui y sont contenues ne puissent s'élever fS=s< | jusque dans le G===7 | chapiteau. Ce-
= Jui-ciestdestiné à conduire les vapeurs; les premières qui arrivent sur $es parois sont condensées , et retombent dans la cucurbite; mais bientôt il s’échauffe et le passage de la vapeur devient Gontinüel. On pratique souvent, à la partie le plus élevée du chapiteau, une ouver ture que l’on tient bouchée tant que dure:la distillation, et dont on se sert pour verser au besoin de nouveau liquide dans la cucurbite sans démonter l'appareil.
On a donné au sérpentin la forme d'une spirale, , afin de pouvoir, dans un plus petit espace, donner au tube plus de longueur, et faciliter la condensation des vapeurs. Celles-ci, en repr enant l’état liquide, abandonnent toute la chaleur qu’elles dNaient rendue + latente en se gazéifiant, et échauffent les particules d’eau qui se trouvent en contact immédiat avec le tube conducteur. Ces par ticules échauffées, devenues plus légères par leur dilatation, S’élèvent à la surface, et sont remplacées par de nouveau liquide qui
s’échauffe à son tour, de sorte que l’eau est chaude dans la partie supérieure de la cuve, tandis qu ‘elle est tout à fait froide un peu