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plus bas; mais il arrivérait nécessairement qu'elle s’échaufferait tout entière au bout d’un temps plus ou moins long, si on n’avait le soin de la renouveler. A cet effet, un tuyau fait en entonnoir à son extremité supérieure s'élève un peu au-dessus des parois de la cuve, et s'enfonce par l’autre bout jusque près de son fond. Par son moyen, on fait ar rivêr continuellement au fond de la cuve un courant d’eau froide, et le trop plein qu'il produit est évacué en eau chaude à l’aide dun petit conduit pratiqué au niveau primitif du liquide à un pouce environ du haut de la cuve.

Le réfrigérant äserpentin se trouve dans les laboratoires de tous les pharmaciens. Nous allons cependant donner la description d’un appareil imaginé de Gadda, qui est plus simple et moins coûteux. Il se compose de deux cônes tronqués, en cuivre mince, qui entrent l’un dans l’autre. Ils laissent peu de distance entre eux, et ils sont réunis en bas et en haut par deux bandelettes en cuivre, soudées à l’un et l’autre cônes.

La forme des cônes doit être telle qu’ils laissent entre eux dans le haut où arrive la vapeur, un espace plus grand que celui a bas par où le liquide condensé doit sortir. Du reste, la vapeur arrive par un large tubé à la partie supérieure du cône, et le liquide sort en bas par un tube plus étroit. Le fond du cône est d’ailleurs i incliné de quelques degrés dans le sens de ce tube, afin qu’ aucune portion du liquide ne puisse s’y arrêter. Cet appareil est plong é dans un seau en cuivre ou en bois rempli d’eau que l’on renouvelle de même qu’ avec. Je serpentin ordinaire. Comme la vapeur est obligée de passer à travers un tube de peu dé diamètre, qui

DE LA BÉTIEL D TION. | 171 présente une grande surface, elle est condensée avec facilité. Il n’est même pas nécessaire de donner beaucoup de largeur à la couche d’eau refroidissanté ; on peut même, au lieu d’un seau en cuivre plein pour écouvrit le cône érIgérant, se servir d’un seau qui laisse un cylindre vide à l’intérieur, de manière à ce que le cône du réfrigérant soit seulement enveloppé par une couche d’eau de deux pouces. ve

Le condensateur de Schrader est encore fort commode. Les vapeurs arrivent d’abord dans une espèce de boule creuse, dont la partie supérieure est hors de l’eau; de cette boule partent trois tubes droits qui conduisent la vapeur en bas dans le tube d'extraction; celui-ci sort par ses deux extrémités du seau qui contient tout l'appareil ; le bout le plus élevé de ce tube est bouché, et sert seulement à faciliter le nettoyage. Cet appareil est plus facile à établir que le serpentin, et il se nettoie plus facilement.

Les matières soumises à la distillation dans l’alambic ordinaire, sont exposées à une température de 100 degrés centigrades environ. Cette restriction est nécessaire , parce qu’il est possible qu’on emploie un autre liquide que l'eau et que même, avec celle-ci, la température est souvent aus élevée de quéldues degrés, à raison des matières dont elle sé trouve chargée, et qui, ayant. de l’affinité pour elle, retardent le ss de son ébullition. #4

Quand on veut distiller à l'alambic des liquides très volatils , on emploie une cucurbite intermédiaire en étain , qui entre dans Ja cucurbite ordinaire, de telle sorte que les matières ne se trouvent exposées qu'à un foyer de 100 degrés. Mais comme, à mesure qu'elles recoivent de la chaleur, celle-ci est employée sôbr l'évaporation , le liquide contenu dans le bain-marie n'arrive jamais à cette température de 100 degrés.

La distillation à la cornue ne diffère pas, pour ainsi dire, de la distillation à L'alambic: nos alamibies modernes étant, en effet, de véritables cornues composées de deux pièces séparables.

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