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XIV * PRÉFACE

quées dans des cas particuliers ; car un médicament peut être employé à l’intérieur et à l’extérieur, suivant les indications que lon veut remplir ; par exemple, lopium, le quinquina, l'huile, sont aussi fréquemment recommandés en applications ou en frictions à la surface du corps qu'administrés à l’intérieur. sh Ds

Les médicaments sont dits officinaux lorsque, préparés à l’époque de l’année la plus convenable, et d’après des formules généralement reçues, ils peuvent se conserver longtemps sans altérations. Les médicaments nommés magistraux, par opposition, s’altèrent très promptement, et sont confectionnés peu de temps avant qu'ils soient administrés aux malades. Remarquons cependant que, dans son acception propre, la dénomination de médicament magistral devrait s'appliquer à toute préparation faite sur la formule particulière d'un médeein.

‘Les médicaments sont simples ou composés. Les premiers s’emploient tels que la nature nous les présente, ou du moins sans avoir éprouvé aucune préparation qui puisse les altérer. Les médicaments composés sont des mélanges ou des combinaisons. Ceite différence entre les médicaments composés a engagé les pharmacologistés . à diviser leur étude en deux séries. La première comprend toutes les combinaisons empruntées par Part de guérir à la chimie inorganique, les principes immédiats extraits des plantes ou des matières animales, et quelques-unes de leurs combinaisons, en un mot, toutes les préparations dont la nature chimique est bien connue. Où a rangé dans une seconde classe, sous le nom de pharmacie galénique, non seulement tout ce qui est

DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XV simple mélange, mais encore toutes les opérations où les réactions chimiques se compliquent, et sont plus difficiles à apprécier, soit par le grand'nombre d'agents qui sont en présence , soit par l'ignorance dans laquelle nous sommes de la nature de ces agents et de leurs propriétés. Cette seule distinction fait voir que le domaine de la pharmacie galénique doit diminuer de jour en jour, et qu'il arrivera une époque où elle ne traitera plus que des mélanges et des opérations préliminaires nécessaires à la disposition des corps à l'usage médical, et à leur conservation. C’est là le but que les pharmaciens doivent se proposer. C'est un travail immense ; et qui ne saurait être l'ouvrage d’un seul. La coopération de tous n’est pas de trop, et je croirai avoir rendu un véritable service à la pharmacie si, en appelant sur ce point l'attention dés pharmaciens, je puis contribuer à diriger leurs travaux vers ce but. Il nous manque sur-

tout des analyses des matières végétalès ; car la connais-"

sance exacte de ces matières est le seul guide que nous puissions avoir dansile choix des véhiculés:les plus propres à attaquer et dans celui des substances qui peuvent leur être associées sans modifier où détruire leurs propriétés. L’attention, éveillée par de brillantes découvertes, s'était portée quelque temps vers ce genre de recherches; mais bientôt lé dégoût d’un travail dont on n’a pas assez apprécié Putilité, a arrêté Pimpulsion au grand détriment du MARo HE dirent de la pharmacie.

J'ai dit que on devait user avec réserve de l’ appli ‘cation de la chimie à la préparation des médicaments; mais on doits’en absteñir d’une. manière absolue lorsqu'il s’agit de ces médicaments très composés qui nous

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XVI PRÉFACE ont été légués par nos prédécesseurs , et dans lesquels le médecin reconnait encore des propriétés utiles. Il nous est tout à fait impossible d'apprécier les changements qui peuvent se produire dans de pareils mélanges; nous ignorons complétement si l'addition ou la soustraction de quelques matières, en apparence indifférentes, ne peuvent pas apporter des changements dans les propriétés médicamenteuses du produit. C’est ainsi, pour prendre autre part un exemple bien avéré de notre ignorance sur les réactions qui se produisent dans des mélanges aussi composés, c'est ainsi que dans certaines recettes employées pour la teinture, on est tout étonné de voir l'opération manquer, si l’on vient à soustraire telle matière que la théorie faisait considérer comme inutile pour le succès. Le respect pour ces vieilles préparations est une règle à laquelle le pharmacien ne doit jamais se soustraire; 1l doit suivre exactement les formules admises pour ces médicaments composés, quelles que soient d’ailleurs les idées qu'il puisse avoir sur les perfectionnements dont ces formules seraient susceptibles. RSA ES

La classification d’un ouvrage de pharmacie pratique n’a aucune espèce d'importance; comme chaque opération y devient l’objet d’une description détaillée, peu importe le lieu où elle se trouve placée; l'essentiel est d’avoir une table exacte qui la fasse retrouver facilement; mais, dans un traité consacré à l’étude, la classification prend un degré d'importance très élevé. Les matières doivent y être coordonnées de manière à ce qu’elles aident le plus possible à l'intelligence. Il s’agit, ‘autant que faire se peut, de marcher du simple au com-

DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XVII posé, dé manière: à ne s'occuper de l’étude d’un point quelconque qu’autant que les ‘éléments qui le composent ont déjà étéappris exactémént. C’est le plan général.que je me suis attaché à reproduire; mais il faut bien direique , dans un ouvrage de pharmacie, qui est nécessairement rempli d'emprunts faits à diverses sciences, l'application d’un pareil plan est en réalité impossible. On:doit:sans cesse supposer acquises au lecteur quelques notions générales de ces sciences , ‘et suivre ensuite, autant que possible ; la dE naturelle du simple au composé: | pH

Dans la première partie de «heat j'ai fait l’étude des formes générales sous lesquelles on emploie les médicaments, et des moyens généraux de les obtenir. Ce sont là les matières que J'ai spécialement traitées, il ÿ a quelques années, dans le Manuel de harihaess elles comprennent l'étude des préparations pharmaceutiques générales susceptibles d’être appliquées. à presque toutes les matières médicamenteuses. J'ai divisé le premier livre. de manière à aller, autant que possible, du simple . au composé, et l’ordre que j’ai suivi est peu différent de celui qui a été-adopté par le Codex. J’étudie d’abord les diverses, préparations pharmaceutiques que l’on. peut obtenir sans l'intermédiaire d'aucun corps nouveau; et pour lesquelles l'emploi des agents mécaniques est suffisant. Ce genre de médicaments est fourni surtout par les matières végétales et animales. J’y trouve d’abord les poudres, qui contiennent ou-qui peuvent contenir toute la substance de la matière-médicamenteuse; puis les pulpes qui; préparées avec la plante fraîche, Ce dans

le même cas, bien que souvent-dans la préparation des ie &

XyHI MOLrIGY FPRÉFAGHA ÀX HG unes et. des autrés ônait isolé une grande partie de la matière fibreuse des plantes. Puis viennent les féculesiet les sucs. Ge sont déjàrdes: médiçaments d’un ordre plus compliqué; déjà se montre dans leur.préparation la réalisation,d’une sorte d'analyse, dans laquelle certains principes de-la plante sont rejetés, tandis qu’un ou plusieurs autres constituent le produit; mais ces médicaments ont encoré ce. caractère commun qu'ils sont obtenus/sans!le secours d’autres agents que les moyens mécaniques. 1! Un second groupe se compose des préparations pharmaceutiques, pour lesquelles on fait intervenir-un véhicule, qui, tantôt. dissout toute la substance; d’autres fois la partage en principes qui.se dissolvent,eten principés qui réfusent dé se dissoudre. On voit.déjà que l’on‘opère ici suivant:un ordre d'analyse plus compliqué que! celui qui.forme le caractère de la première série. En outre;rte véhicule d ont.on se sert devient partie essentielle dumédicament;. ses propriétés. s'ajoutent à celles de la: sub: stance. méllieamenteuse, et: les effets qu'il produit sont souvent aussi utiles-que ceux qui peuvent: résulter: dé Paction des corps qu’il a dissous: Ces médicamentsse subdivisent tout naturellement d’après la nature du;dissolnant ; Von a;des dissolutions obtenues par l’eau ,-par Valeool;-par l’éther, par le vin, par le vinaigre, par des huiles, etc.) L’ensemble:de ces vphÉqE A ONE quelques:auteurs le nom spécial de Solutés::, 2 las 0! Vienhéht-ensuite (les médicaments: dans lesquels an véhicule-s'ajoute>à la substance médicamenteuse ; mais qüiese distinguent:essentiellement des précédents par dé moïéropératoire quidés/ fournit; eesont les préparatiäns obtemiesupar: da distillation d’univéhicule, quel ‘qu'il

DE LA PREMIÈRÉ ÉDITION. XIX soit, pourvu qu'il ait le caractère de volatilité, sur ane oùplusiéurs substances médicamenteuses: Cersont ‘là encore de véritables dissolutions, mais obtenues par un procédé différent, et qui, d’après laimanière dont élles sont obtenues, ne peuvent contenir’que des principes volatilisables. J’aitraité, dans ee chapitre, de l'extraction des huilesessentielles; parce qu’elles s’obtiénnent par tn procédé tout à fait analogue à celui qui fournit les eatix distillées, dont elles sont le principal élément. ‘#1?

- En quatrième ordre sont lesextraits pharmaceutiques. Ce sont des médicaments qui proviennént d'une diséolution de principes végétaux ou animaux dont off sôüstrait le véhicule par l'évaporation. Ces médicartrènts résultent d’un ordre d'analyse plus compliqué qe les précédents} puisqu’après avoir fait une première sépa-

ration de principes solubles et insolubles des plañites pat la dissolution, on arrive à soustraire le véhicule; ét 4 ne conserver que les principes solubles sous une formé plüs concentrée. La condition essentielle de ces préparitivtis, c'est que le véhieule soit vaporisäble en entier, où du moins qu'il puisse se partager par l'évaporation éù parties qui se volatilisent, et en matières solides qui #'a: joutent aux principes végétaux où ahimrangst 0011107 Le «cinquième ‘ordre comprend là grande sérié! dés médicaments qui contiennent le sucré comnire principe essentiel, auxquels M. Cheréau à dontié le Hibrif pénéräl de Saccharolés. Tantôt le/sucre y est ajouté été agent de conservation, pour donner le: foÿeti de ect: server toute l’année des médicaments" qué l'on nié pétit se procurer en bon état qu’à certaines époques ; d'aubits fois il a pour objet de rendre la matière médicarn éfiféuse

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moins désagréable pour le malade; souvent il remplit en même temps ces deux indications. C’est la consistance du médicament qui établit les genres principaux ; par exemple, les tablettes, les conserves, les sirops : d’autres fois, c’est la nature du principe sucré; par exemple, les sirops, les mellites; enfin, le médicament peut recevoir son caractère de la présence de quelque principe particulier, comme cela a lieu pour les pâtes et les gelées.

Les médicaments qui composent le sixième ordre ont toujours été un embarras dans tous les essais de classification méthodique des préparations pharmaceutiques. C'est.que leur composition est des plus variables : tantôt ils sont constitués par une substance médicamenteuse simple, tantôt ils sont peu composés, tantôt ils le sont beaucoup. Tout en revêtant une même forme, on les voit contenir un véhicule, ou résulter d’un simple mélange de matières toutes médicamenteuses. La plupart sont magistraux, et, par cela même, livrés incessamment à toules les modifications que l'indication thérapeutique ou la volonté du médecin peut leur faire éprouver. Ce vague dans la forme et dans le caractère devient réellement un caractère qui associe naturellement toutes les préparations qui composent le sixième groupe. Ce sont les. espèces, les poudres composées, les pilules, les bols, les électuaires, les potions. Ces diverses préparations ont.encore pour caractères d’être presque constamment destinées à l'usage interne. J’ai placé là les électuaires, que quelques auteurs mettent parmi les saccharolés, et qui méritent réellement ce nom, quand ils ne sont, qu'une forme pharmaceutique sous laquelle on

DÉ LA PREMIÈRE ÉDITION. Txxt enveloppe céftairies Substances, pour difinuer 1éür ‘volume où'mäsquer leur saveurs maïs les plus rétiarquables deces médicaments, ééux pour lesquels là dénomi nation d'électüaire, de confection, a été adoptée, sont, je pense, de tout autre nature. Il $e produit dans plusieurs d’entre eux; par dl réactioh que’ leurs composants exercent les uns sur les ‘autres; des effets inconnus qui sont nécessaires pour que le inédicäment acquière toutes ses propriétés; "et dont nos connaissances actuelles ne nous permettent ni de connaitre is ïäture, ni APPETER* l'importance. ! pdtes

Dans le septième’ordre sont les médicaments composés, destinés ‘toujours à l'usage externe, et qui ont pour base une où plusiéurs matières grasses, une ou plusieurs-matières résineuses. ‘On leur associe d’ailleurs les substances les plus diverses. Toutes ces préparations forment une série naturelle qui se divise, suivant le mode d'association des corpsgras ou résineux, en cérats, pommades, onguents et emplâtres. |

Le huitième ordre se compose de la réunion de diverses préparations, qui sont caractérisées par leur mode d'emploi médical plutôt que par leur composition. Là sous les mêmes noms se trouvent souvent agolomérées les substances les ‘plus diverses. C’est ainsi que sous le nom de collyres se trouvent désignés des poudres, des mélanges mous, des expansions de gaz ou de vapeur ; sous celui de liniment, des liqueurs huileuses, alcooliques ou éthérées. Souvent ces médicaments viendraient se classer par leur composition dans quelqu'un des ordres précédents ; mais comme ils sont presque lous prescrits par le médecin au moment du besoin, et par cela même

XXII port vù PRÉFAC | très sujets, avitasiaes leur, composition, et comme Lailenrs-lenr caractère prnpipal réside surtout. dans:la manière dont,on.les emploie, j'ai jugé à propos deiles SfPRteE des, autres formes: pharmaceutiques, et! de continuer à en faire un groupe séparé. C'est dans ce groupe que.sei trouvent. les cataplasmes, les colyres, les gargarismes, les injections, les fumigations, les bains, ete. PAL est, facile. de voir d’après cet exposé que le premier livre renferme toutes les règles générales qui régissent les. préganations pharmaceutiques; elles s'appliquent à des préparations qui ont pour base des substances végétales, animales: ou minérales. On y retrouve l’avantage que possède la classification adoptée par presque: tous les auteurs, de réunir toutes les préparations d’un même genre; et le soin que j'ai mis à traiter ces généralités , permellra je l'espère, d'en. faire Pétude avec profit.

: Les. matières qui composent le premier livre sont donc CAARÉS dans. Pordre suivant : 21)

l; OPÉRATIONS PRÉLIMINAIRES.

Récolte.

oct | … Dessiccation.

CT AY AtT

3. DE QUELQUES OPÉRATIONS PRÉALABLES QUI S'APPLL QUENT A PLUSIEURS ORDRES DE PRÉPARATIONS.

Lotion.

Décantation. re Évaporation.

ÉDIGAMENTS OBTENUS PAR DES OPÉRATIONS . PUREMENT MÉCANIQUES, Poudres, Pulpes. | | "Sucs. ”"?

… Fécules.

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