DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XIII
corps, lorsqu'il veut en extraire les parties médicamenteuses.
Si tous les matériaux qui entrent dans la préparation des médicaments avaient été soumis à une investigation chimique convenable, la pharmacie serait arrivée à sa perfection. Il ne lui resterait plus qu'à examiner les nouveaux corps que l'expérience montrerait utiles dans le traitement des maladies. Mais si l’on en exceple les combinaisons de la nature brute, et celles que forment quelques substances organiques entre elles, ou avec des composés inorganiques, tout le reste est encore à faire. Il est à désirer que les pharmaciens continuent d'augmenter le nombre des analyses végétales, pour en faire-l’application aux préparations médicinales.
On nomme médicament toute substance qui, prise intérieurement, ou appliquée extérieurement , concourt à la guérison des maladies. On a longtemps discuté sur les différences qui existent entre les médicaments, les poisons et les.aliments; mais ces trois mots se définissent d'eux-mêmes, et n’entraînent avec eux. aucune espèce d’équivoque. Observons , toutefois, que chacune de ces significations peut appartenir à un même corps, dans des circonstances différentes ; ainsi , les substances amylacées servent tantôt de matière An ettantôt . de médicaments ; et les poisons les plus énergiques de- : viennent, dans des mains habiles, les moyens les plus puissants de rappeler la santé. . |
On dit des médicaments qu'ils sont. internes ou externes, officinaux ou mapgistraux, simples ou composés.
La division des médicaments en internes et externes n’est convenable qu’autant que ces épithètes sont appli-