‹ Nouveau traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme] (volume 2)Chapitre 27 sur 111 · LATE PR · texte numérisé non relu

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” Exercices. —1., Que supposeut l'existence de l'univers et l'ordre qui y règne?—-2. Quelle est cette oause?—8. Quelle est, entre les créatures, celle qui est seule capable de connaître et d'aimer cette première cause?—4. Pourquoi Dieu a-t-il doué l’homme de ces facultés, et dans quel but?—5. Que prouvent les vérités que vous venez d’énoncer ?—6. Qu'entend-on par une religion?—7. Est-ce que la grandeur et l'élévation de Dieu ne le rendent pas indifférent à l’honneur que nous pouvons lui rendre ? —8. Qu’exige l’ordre que Dieu a établi en toutes choses ?—9. Quelles sont les perfections de Dieu à notre égard, et qu’exigentelles de nous ?—11, Comment nomme-t-on l’ensemble des différents devoirs que nous devons rendre à Dieu ?—11, Quelles sont les conditions du culte que nous devons à Dieu ?—12. Pourquoi doit-il être intérieur ?—18. Pourquoi doit-il être extérieur ?— 14. Pourquoi doit-il être public ?—16. Ces différentes sortes de cultes sont-elles absolument nécessaires ?—16. Le culte public a-t-il été en usage chez tous les peuples ?

2° Nécessité d'étudier la Religion.

Croire l'existence de Dieu, l’immortalité de l'âme, les récompenses et les châtiments de l’autre monde, et vivre néanmoins comme si l’on était persuadé

u contraire, est une inconséquence dont le principe ne peut se trouver que dans l'ignorance ou le libertinage.

Aussi la Religion n’a-t-elle pas d'ennemis plus à craindre que l’aveuglement de l'esprit et la dépravation du cœur. Il y aurait moins d’incrédules si la Religion était mieux connue, et il n’y en aurait pas un seul si les hommes étaient sans passions. Mais ni la coupable négligence des uns, ni la corruption des autres, ne feront jamais que ce qui est ne soit pas. Or le consentement unanime des peuples, le sens intime de chaque homme, l’univers et tout ce qu'il contient, sont autant de témoins qui attestent l’existence de Dieu. La pensée, la volonté, l'intelligence de l'âme sont autant de preuves de sa spiritualité, et par conséquent de son immortalité. Cela étant, comment expliquer ia stupide indifférence de celui qui,

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sans précautions et sans crainte, ose s’avancer vers le terme fatal qui doit décider de son éternité? Je ne sais, dit-il, ce que je deviendrai un jour : tout ce que je puis dire, c’est que je mourrai, et qu’en sortant de ce monde je tomberai ou dans le néant comme la brute, ou entre les mains de Dieu pour être jugé. Je sais que, s’il y a un Dieu, il doit punir ceux qui, comme moi, ne se mettent nullement en peine de le servir : tout me dit que ce Dieu existe, mais, parce que cette croyance gênerait mes inclinations, je préfère ae rien croire jusqu'à ce que je le voie. Peut-être qu’il ne sera lus temps alors de se repentir ; le témoignage de la foi, celui de l'univers et celui de ma propre conscience me l’assurent même; mais n'importe, et, malgré l'évidence, j'espère qu’il n’en sera rien.

Peut-on se rendre compte de l’aveuglement de celui qui se joue ainsi de son sort éternel ? Car peutil croire de bonne foi que le sort de l’homme pervers puisse être le même que celui de l’homme vertueux ? Le Dieu de toute justice regardera-t-il du même œil le vice et la vertu, l’impie qui le blasphème et le juste qui l’adore dans un saint tremblement ?

De toutes les connaissances, la Religion est donc la plus importante pour l’homme: c’est elle qui le modère dans la prospérité et le soutient dans l’adversité, lui apprenant que le temps n’est rien, mais que l’éternité est tout; c’est elle qui assure la tranquillité des Etats, en apprenant à obéir aux puissances étabhes de Dieu, non-seulement par la crainte du châtiment,

mais par une obligation de conscience ; c’est elle qui

forme le prince clément et le sujet fidèle, le maître juste et le serviteur probe, le magistrat intègre et l’ami véritable. Non-seulement elle défend l’usurpation du bien d’autrui, elle en interdit même le désir; elle va plus loin encore, elle veut qu’on partage son pain avec

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celui qui Est dans le besoin; elle conaamne nOon-6eu-

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