ASCENSION DE JÉSUS-CHRIST
Jésus-Christ est monté au ciel; il est assis à la droite de Dieu.
Quarante jours après sa résurrection, Jésus-Christ assembla ses Disciples sur la montagne des Oliviers, et A, ayant levé les mains, il les bénit, et se sépara d'eux. Ils le virent s'élever, jusqu’à ce qu’une nuée le dérobât à leurs yeux; alors deux Anges leur apparu-
rent, ct leur apprirent que le Seigneur descendrait un jour du ciel de la même manière qu'il venait d’y mannta
YVUUMEU 4 J IRUVLUUL.
On dit que Jésus-Christ est assis à la droite de Dieu son Père, par ure image sensible empruntée des choses.
humaines, pour faire concevoir que l’hnmanité sainte de Jésus-Christ est élevée dans le ciel au plus haut degré de gloire et de puissance, et qu’elle s'y repose après ses travaux comme sur le trône éternel de son empire. Quand un roi associe son fils à la royauté, il le fait asseoir sur le trône à côté de lui, pour masquer qu’il veut que le regarde comme son égal, et que tous les ordres de l'Etat lui rendent le respect et l’obéissance comme à lui-même.
Or lEcriture représente Dieu assis sur son trône, comme Roi du ciel et de la terre: ainsi, quand on dit que Jésus-Christ est assis à la droite de Dieu son Père, on doit entendre qu’étant, comme Dieu, égal à son Père, il est, comme homme, par la grandeur de sa gloire et de sa puissance, au-dessus de toutes les créatures, parce que son humanité sainte a le glorieux avantage d’être unie à la personne du Verbe.
Le Fils de Dieu, au sein de sa gloire, s'occupe de nous, il est attentif à tous nos besoins ; il exerce l’office de médiateur et présente à son Père les cicatrices des plaies qu’il a reçues dans sa Passion, pour implorer sa miséricorde en faveur des hommes. 11 y est notre avocat et notre défenseur; la voix de son sang sera toujours plus puissante pour nous obtenir miséricorde, si nous travaillons à nous appliquer ses mérites, que celle de uos crimes pour attirer sur nous les châtiments de la justice divine.
Jésus-Christ est dans le ciel comme notre Roi et notre Seigneur; il a sur nous un souverain empire, non-seulement parce qu’il nous a créés et qu’il nous conserve, mais encore parce qu’il nous a rachetés. Nous sommes donc à Jésus-Christ comme son héritage, sa conquête et le prix de son sang.
Jésus-Christ dans le ciel est notre pontife; il a exercé la fonction de pontife sur la croix en s’offrant lui-même à son Père comme une victime de propitiation pour nos péchés: il l’exerce encore dans le ciel, où, étant assis à sa droite, il se présente pour nous devant lui: et comme il possède un sacerdoce éternel, il peut
mm 'é | le ist nn es on IN
Q Er
le Dieu son
des choses inité sainte | plus haut s'y repose rnel de son oyauté, il le ir mai:quer et que tous l’obéissance
son trône, and on dit | son Père, \ son Père, a gloire et Lures, parce tage d’être
’occupe de exerce l’of- 3 cicatrices w implorer y est notre sang sera aiséricorde, érites, que châtiments
61 et notre >, non-seu- > conserve, us sommes onquête et
tife; il a n s'offrant ropitiation e ciel, où, us devant el, il peut
mm El où toujours sauver ceux qui s’approchent de Dieu par son entremise. Ayant donc pour pontife Jésus, Fils de Dieu, qui est monté au plus haut des cieux, présentons-nous avec confiance devant son trône, afin d'y recevoir miséricorde et d’y trouver le secours de sa grâce dans tous nos besoins; car le pontife que nous avons n’est pas tel, qu'il ne puisse compatir à nos faiblesses, puisqu'il a voulu être éprouvé, comme nous, par toutes sortes de maux, quoiqu'il fût sans péché.
Enfin Jésus-Christ dans le ciel est notre chef, c’est-à. dire qu’il est à la tête d’un corns dont nous sommes les membres. Ce corps, c’est l'Eglise, et Jésus-Christ est à son Eglise ce que la tête est au corps : il lui communique la vie et il l’anime de son esprit ; toute grâce, toute bonne pensée, tout saint désir, toute bonne œuvre, toute vertu
découle de cette plénitude, qui est en Jésus-Christ notre chef.
Histoire. — Un gentiinomme, qui était un fervent chrétien, fit le voyage de la DE EN d’une manière très-édifiante, Après s'être confessé et-avoir recu avec dévotion le sacrement du corps de Jésus-Christ, il se rendit d’abord à N azareth, où s’est opéré le grand mystère de l’Incarnation : il alla ensuite successivement à Bethléhem, où le Seigneur prit naissance ; sur le rivage du Jourdain, où Jésus fut baptisé par saint Jean; dans le désert, où Jésus demeura quarante jours en retraite; sur le Thabor, où il se transfi ura ; à Jérusalem, dans le cénacle, où il institua l’adorable Éucharistie dans le jardin des Oliviers, dans le prétoire et sur le Calvaire, qui furent les théâtres de ses ignominies et de ses souffrances ; à l'endroit où son corps fut enseveli et où il ressuscita ; enfin sur le haut du m: at des Oliviers, d’où, après avoir béni ses Apôtres, il monta :u ciel en triomphe. Dans les différentes stations que ce chrétien plein de foi fit pour honorer les différents mystères du Sauveur, son cœur était brûlant d'amour ; ce fut l’amour qui lui mit dans la bouche cette prière: « O (Jésus, Jésus, mon très-aimable Sauveur, où vous cher- «cherais-je maintenant sur la terre, puisque vous l'avez «“quittée? Permettez-moi de vous suivie, attirez-moi au ciel «où vous êtes» À peine eut-il prononcé cette prière, qu’eile futexaucée, Il expira. Il mourut d'amour pour son Sauveur! Lasausse.
EXERCICES. — 1. Comment nomme-t-on le mystère par lequel Jésus-Christ a cessé d’être visibleent sur la terre ?—2, Quand
+ rene pe ce nn en nee EE
SRE nes