‹ Nouveau traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme] (volume 2)Chapitre 59 sur 111 · CHAPITRE IIL. ment · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIL. ment

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DU SECOND COMMANDEMENT DE DIEU. due, c

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Tu ne prendras point en vain... a juré

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Dieu en vain tu ne jureras, libre, (

Ni autre chose pareillement. ces sor torité

Le second Commandement nous défend tout jurement LS juge d 6. serment injurieux à Dieu et aux Saints. ment e

C’est comme si le Seigneur nous disait: Révérez mon Ed'exécr sant nom; je vous défends de le profaner en l’employant Le & puar autoriser le mensonge, l’injustice, et même la vé Ecrimin riué sans aucune raison suffisante. s'expos

Jurer, c’est prendre Dieu ou quelque Saint à témoin BBparjure de ce que l’on dit ou de ce que l’on promet.

Le jurement ou serment est un acte de religion ou un péché, selon les circonstances et les dispositions qui l’accompagnent.

Pour que le jurement ou serment soit un acte de religion, il faut qu'il soit fait avec vérité, justice 4 à Jugement. L

Par défaut de vérité le jurement est faux, c’est un parjure; par défaut de justice, le jurement, est injuste; et par défaut de jugement, c’est-à-dire quand il est fait par légèreté, sans raison suflisante, il est indiscret.

Le serment indiscret, quoique fait pour assurer un chose vraie et juste, est un péché: il peut devenir con sidérable, suivant les circonstances et à cause du scan: dale qu’il peut occasionner. On ne doit faire de serment que pour une cause grave, et jamais par passion.

Les serments injustes, les serments faux ou par jures, sont des péchés plus ou moins grands, selon la mi ne lice qu’on y apporte et le scandale dont ils sont la cause.

Il y a un serment qu’on appelle promissoire : c'e

celui qu’on emploie pour rendre plus certaine l’exéctition de ce que l’on promet.

Celui qui promet une chose avec serment, sans avoir l'intention de faire ce qu'il promet, pèche très-grièvement et se rend coupable de parjure.

Quant à l'exécution de ce qu’on a promis avec serment, il y a trois circonstances où le serment n’oblige pas; c'est: 1° lorsque la chose est mauvaise et défendue, car Dieu ne peut exiger l’exécution de ce qui est un péché ; 2° lorsque la chose qui était possible lorsqu'on a juré est devenue impossible par divers événements; 9 enfin quand la promesse avec serment n’a pas été libre, qu'elle a été arrachée par la violence. Mais dans ces sortes d'occasions il est nécessaire de recourir à l’au- Writé ecclésiastique, de peur de s’égarer en se faisant juge dans sa propre cause. Si la chose promise avec serment est licite et possible, on doit l’exécuter : le défaut d'exécution alors est un péché énorme.

Le serment hors le cas de nécessité est très-souvent criminel, toujours inutile et même dangereux. On sexpose à en contracter l’habitude, et ensuite à se

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