Il n’est ce qui est “n second , la grâce
in Baptème , des gémisle premier, le, tient le er; dans le corde et de 3 conditions rigueurs de de salutuire encore une réprime les , à l’avenit traits sédui-
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de tourments, milieu du feu et des réprour r précipité, et lait les grâces tait ensuite smissait de ç9
que par le péché il s’en était fermé les portes; il suppliait Îé Seigueur de les lui ouvrir, et invoquait les Saints.—Ïl allait ensuite, par la pensée, au Calvaire : là, fixant attentivement et avec amour son Sauveur crucifié, il se disait à lui-même : « Voilà mon ouvrage! je suis la cause des douleurs que Jésus- Christ a endurées; j’ai coopéré par mes péchés avec les autres pécheurs à couvrir de plaies le corps e l’Ilomme-Dieu, à le crucifier, à lui donner ja mort, O Jésus, quel mal m'avez-vous fait? Comment ai-je pu vous traiter ainsi, vous qui m’aves aimé jusqu’à l’excès, vous que je devrais aimer d’un amour infini, si je pouvais vous aimer infiniment? C’est parce que vous êtes infiniment aimable que je vous aime et que je me repens de vous avoir offensé.»
Quel fruit ne retirerions-nous pas de nos confessions, quels progrès ne ferions-nous pas dans les voies de Dieu, si nous suivions la méthode de ce vertueux prélat !
Vie de M. de la Mothe.
ExERCICES. — 1. Quels sont les effets du sacrement de Pénitence ?—2, Quelle est la forme de se sacrement, et quels actes ou parties doit-il renfermer nécessairement ?—3, À quoi ce sacrement est-il] nécessaire ? comment et dans quel cas peut-il être suppléé ?—4, Peut-on se dispenser de recourir à ce sacrement pour obtenir le pardon des péchés véniels ?—5, Quelle différence y a-t-il entre ce sacrement et celui du Baptâme ?
ARTICLE II
De la Contrition.
La Contrition est une douleur et une détestation du péché que l’on a commis, avec une ferme résolution de n’en plus commettre à l'avenir. (Cette première disposition est si nécessaire, que sans elle aucun péché, même véniel, ne peut jamais être remis. Une maladie qui Ôte l'usage de la parole dispense de la Confession ; que mort prompte exempte de la Satisfaction, au moins dans cette vie; mais rien ne peut dispenser de la Coatrition.
Dieu ne promet le pardon qu'à ceux qui se convertissent à lui de tout leur cœur, dans les pleurs et dans les gémissements d'une douleur amère et profonde, à ceux qui déchirent leurs cœurs, et non pas leurs vête. ments, La Contrition, pour être véritable, doit avoir
quatre caractères: le Elle doit être intérieure, e'està-dire dans le cœur, et non pas seulement sur les lèvres ; il ne suffit pas de lire ou de prononcer des acter de Contrition; c’est le cœur qui a péché, c’est dans le cœur que doit être la douleur et la détestation du péché. 2° La Contrition doit être surnaturelle : il faut qu’elle soit excitée par un mouvement du Saint-Esprit, et non par un mouvement de la nature; car détester le péché parce qu’il nous a causé quelque maiheur temporel, comme un châtiment, une maladie, une perte de biens, ce n’est point là une Contrition suffisante pour en obtenir le pardon; il faut s'en repentir en vue de Dieu, parce que le péché l’offense et qu’il lui déplaît; il faut donc que le repentir soit produit par la grâce et par des motifs de foi. 8° La Contrition doit être souveraine, c’est-à-dire l'emporter sur toute autre douleur; en sorte que nous soyons disposés à tout pus plutôt que de retomber. En effet, le péché est e plus grand de tous les maux, et il nous fait perdre le plus grand de tous les biens, le souverain bien: nous devons donc en être plus affligés que de tous les maux du monde. Il n’est cependant pas nécessaire que cette douleur soit sensible; elle peut être au fond de notre cœur, sans se manifester au dehors autrement que ar les œuvres qui en sont l’effet et la preuve. 4° Enfin a Contrition doit être universelle, c'est-à-dire qu’elle doit s'étendre à tous les péchés mortels que l’on a commis. On n’a point une véritable Contrition s’il y a un seul péché mortel nee le cœur demeure attaché, puisque par cet attachement à un yéché mortel on reste dans la haine de Dieu. Il n’y en a donc aucun que nous ne devions détester, si nous voulons rentrer en grâce avec Dieu.
Pour avoir cette Contrition, il faut la demander à Dieu par des prières humbles et ferventes. Nous pouvons bien par nous-mêmes offenser Dieu, mais nous ne pouvons sans son secours nous en repentir comme il faut. Nous devons ensuite réfléchir sur les motifs qui sont propres à l’exciter dans notre cœur. Considérons quel est celui que nous avons offensé ; c'est uotre Créateur, c’est notre Père, qui nous comble de biens,
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Qui nous a rachetés au prix de son sang : quelle ingratitude! Considérons ce que nous avons à par le péché; un bonheur éternel nous était réservé, et nous n’y avons plus aucun droit : quelle perte! Considérons à quoi nous expose notre péché ; il nous rend dignes de l'enfer, ce séjour de larmes, de rage et de désespoir, où l’on brûle éternellement : quelle horrible destinée! Considérons surtout. ce que Jésus-Christ à souffert pour l’expiation de nos péchés et pour nous mériter ia grâce du pardon. Il n’est pas possible de réfléchir sérieusement sur ces grandes vérités sans en être ému, et sans concevoir de la haine pour le péché.
Il y a devx sortes de Contrition : la parfaite et l’imparfaite, qu .n appelle aussi Attrifion. La Contrition parfaite est une douleur d’avoir offensé Dieu, causée parce qu’il est souverainement bon et souverainement aimable, et que le péché lui déplaît: son motif est donc l'amour de Dieu : aussi son effet est de remettre le péché par elle-même, pourvu qu’elle soit jointe au désir et à la volonté de se confesser, La Contrition imparfaite ou l’Attrition est une douleur d’avoir offensé Dieu, causée par la honte d’avoir commis le péché, par la crainte d’en recevoir le châtiment, ou par la perte de la béatitude éternelle. L’Attrition n’étant pas produite par des motifs assez relevés ne peut par elle-même remettre les péchés; mais elle suffit étant jointe à l’Absolution, Pourvu qu'elle renferme l'espérance du pardon et un CCmmencement d'amour de Dieu. L’Attrition, du reste, doit, comme la Contrition parfaite, être intérieure, surnaturelle, souveraine et universelle.
Histoire. — I] ne suffit pas que la Contrition embrasse le passé, il faut encore qu’elle s’étende sur l'avenir par le ferme ropos de ne plus pécher, Nous trouvons dans la écheresse € l'Evangile un modèle admirable d’une vraie Contrition. Aussitôt qu’elle eut appris que Jésus-Christ était chez le Pharisien, fidèle à la grâce qui la presse, elle y va sans dif. férer ; elle n’a pas de honte de montrer son repentir, comme elle n'avait pas eu honte de scandaliser nar sas péchés, Elle entre dans le jieu où l’on était assemblé ; 1à, n’osant paraître devant Jésus-Christ, elle se prosterne humblement à ses e
pand
sur eux un vase de parfums, et fait ainsi servir À expier se péchés tout ce qu’elle avait employé à offenser Dieu. Enfin, par la vivacité de l’amour qui anima sa douleur, elle mérita d'entendre de la bouche de Jésus-Christ ces paroles si conso- Jantes: « Beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu’elle a « beaucoup aimé.» Saint Luc, vir.
Exercices. — 1. Qu'est-ce que la contrition, et quelle est sa nécessité ?—2. Dites quels sont les caractères de la véritable contrition.—8. Pouvons-nous par nous-mêmes avoir une pareille contrition, et que faut-il faire pour l'obtenir ?—4. Combien y a-t-il de sortes de contrition, et quelle différence y a-t-il de l’une à l’autre ?
ARTICLE III Du ferme propos.
On ne peut pas obtrrir le pardon de ses péchés si l’on n’y renonce de tout son cœur, et si l’on n’est dans la disposition que le saint roi David exprime par ces ah « Oui, je l'ai juré, je l’exécuterai, je garderai es saintes ordonnances de votre justice.» Dieu s’explique lui-même, dans l’Ecriture, sur la nécessité de ce bon propos : « Que l'impie quitte sa voie, et le pécheur «ses pensées, et qu’il retourne au Seigneur, et je lui «ferai miséricorde.» Il n’y a done de miséricorde à espérer que pour celui qui renonce au péché. Dieu ne nous pardonne nos péchés qu’autant que nous nous en repentons sincèrement, et quand ce repentir est sinoùre, il renferme nécessairement le ferme propos; car ne serait-ce pas se moquer de Dieu que de lui demander pardon d’un péché que l'on voudrait encore commettre ?
Il y a trois marques auxquelles on peut reconnaître le bon propos: la première est de changer de vie. Un jeune homme était orgucilleux, emporté, indocile, menteur. négligent dans ses devoirs, dissipé dans ses exervices de piété; il devient doux, humble, obéisgant, appliqué au travail, vrai dans ses discours, recueilli dans ia prière, modeste à l'église: voilà uns preuve sensible de la sincérité de sa résolution ; on ne peut douter qu’il nuit eu le bon propos. Mais ne peut-on
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pas dire que eelui en‘ qui l'on n'aperçoit aueun ebangement de conduite n’avait pas renoncé véritablement au péché? que ses promesses n'étaient que sur les lèvres, et non pas dans le cœur? Ilest difficile qu'il y ait un véritable repentir où il n’y à pas d'amendement.
La seconde marque est d’éviter les occasions qui por: teut ordinairement au péché. Il y en a deux sortes: les unes portent au péché par elles-mêmes, comme les mauvais livres, les mauvaises chansons, les peintures déshonnêtes, les mauvaises compagnies. Les autres ne sont occasions de péché qu'à cause de la faiblesse et de la disposition des personnes qui s’y sont engagées : telles sont certaines professions légitimes par ellesmêmes, mais qui deviennent une occasion prochaine d'offenser Dieu pour ceux qui n’ont point assez de lumière et assez de force pour en remplir les devoirs. On est obligé de quitter toutes ces occasions, et ai l’on y demeure volontairement, c’est une marque que l’on 2'a pas un ferme propos de se corriger. Le Saint-Esprit uous avertit que celui qui aime le danger, y périra. Il en coûte quelquefois beaucoup pour se séparer des occasions; mais il faut se résoudre à en faire le sacrifice, si l'on ne veut pas se perdre pour l'éternité. (C’est le sens de ces paroles de Notre-Seigneur: « Si votre œil « droit ou :i votre main droite sont Pour vous un sujet «de scandale et de chute, arrachez-ies, et jetez-les «loin de vous; car il vaut mieux pour vous qu’un de «vos membres périsse que si votre Corps était jeté tout «entier dans l'enfer.» C'est-à-dire : quand ce qui vous porte au péché vous serait aussi cher et aussi précieux que votre œil droit et votre main droite, il faut vous en séparer, si vous voulez vous sauver.
Enfin, la troisième marque d’un ferme propos est de travailler à détruire ses mauvaises habitudes, c’est-à. dire la facilité à commettre certains péchés où l’on tombe fréquemment. Il faut pour cela veiller beau- Coup sur soi-même, ge confesser souvent, faire des actions contraires à ses habitudes : par exemple, des actions de douceur contre ia colère, d’obéissance contre l'indocilité, et s'imposer à soi-même quelque pénitence toutes les fois qu’on äura succombé à su mauvaise habi.
Vue ef
tude. Sans doute, à raison de la faiblesse humaine, 1l pourra bien arriver que celui qui avait le ferme propos retombe encore dans les fautes qu’il ne voulait plus commettre: mais alors il en gémit devant Dieu et se hâte de s'en purifier de nouveau par la Confession. Mais si l’on ne fait aucun effort pour vaincre une mauvaise habitude, si l’on n’évite pas les dangers d'y retomber, si les chutes sont aussi fréquentes qu'auparavant, c’est une marque certaine que l’on n’a point eu le bon propos.
Hisrorre. — Dans le quatrième siècle, Sapor, empereur des Perses, étant devenu persécuteur des Chrétiens, ordonna qu’on décapitât tous les prêtres qui ne rencnceraient pas à Jésus- Christ, Ilse fitamener l’archevêque de Séleucie, saint Siméon, qui avait le plus grand soin de son troupeau, et qui passait pour le plus fort défenseur du Christianisme. Sapor le pressa d’adorer le soleil, lui faisant les plus magnifiques promesses s’il obéissait, et le menaçant, s’il n’obéissait pas, de le faire mourir et de chasser de son empire tous les Chrétiens. Siméon répondit: «Je ne puis point adorer le soleil; je trahirais ma religion.» L'empereur le fit mettre er prison, dans l'espérance que les mauvais traitements qu’il y recevrait le porteraient à changer d'avis. Comme on l’y conduisait, un vieil eunuque appelé Ustazade, qui était surintendant du palais impérial, fut vivement touché en voyant
re saint évêque ; il se prosterna aussitôt devant lui par res- P
ect: mais le saint montra qu’il était bien éloigné d’être sensible au témoignage de l'attachement respectueux qu’il lui donnait, et il détourna le visage, pour lui reprocher par ce signe de mépris sa lâcheté et l’impiété dont il s'était rendu coupable en adorant le soleil, en renonçant par là au Christianisme. Il avait été auparavant chrétien. L’eunuque Ustazade ne put soutenir ce reproche, qu’il avait si bien mérité ; il versa aussitôt beaucoup de larmes. Pour réparer le crime de son apostasie, il quitta l’habit blanc qu’il portait, et en prit un noir, afin de manifester son repentir ; s’en étant ainsi revêtu, il alla se placer devant le palais, et là, se répandant en lamentations, il disait, fondant en pleurs : « Misérable que je suis! qu’ai-je done à attendre de Jésus-Christ, à qui j’ai eu le malheur de renoncer, si je suis si sensible au mépris que Siméon, qui n’est que son ministre, me témoigne à cause de
mon apostasie ?» L'empereur, apprenant que son fidèle eunuque était vivement afligé, en voulut savoir la cause, et le fit venir au palais. « Quelle disgrâce vous est-il donc arrivée?
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lui dit-il—Ah! que toutes les disgrâces ne sont-elles venues fondre sur moi p u
tôt que celle qui est la cause de ma douleur! Je pleure de ceque je ne suis pas mort, de ce que je vis encore et puis voir ce soleil que j'ai eu le malheur d’adorer de peur de vous déplaire; je mérité une double mort: l’une pour avoir trahi Jésus-Christ, mon adorable Sauveur, et l’autre our vous avoir trompé.» Ustazade jura ensuite qu’il ne trahirait Jamais Celui qu’il reconnaissait et adorait comme son Dieu. A ces paroles, Sapor entra en fureur et fit serment de faire Anourir tous les Chrétiens; cependant, par compassion pour ce vieillard, il ne négligea rien pour le gagner, « a lui dit ce vrai pénitent, vous ne réussirez point, je ne serai jamais assez insensé pour rendre à la créature le culte suprême qui n’est dû qu’au Créateur» L'empereur, voyant sa constance, prononça qu’il serait décapité. Lorsque le artyr allait au lieu du supplice, il fit appeler un autre eunuque qui était son ami, lo pria d’aller de sa part vers sa ht et de lui demander qu’en récompense de la fidélité avec laquelle il l'avait servi pendant tant d’années, il ordonnât que dans le temps qu’on exécuterait sa sentence de mort, un héraut déclarerait qu’Ustazade n'avait point été condamné en punition de quelque crime, mais uniquement parce qu’étant chrétien il avait refusé de trahir *on Dieu. Sapor consentit À la demande de son eunuque, d'autant plus volontiers qu’il espérait par là intimider les autres Chrétiens, voyant qu'il ne faisait pas même grâce à un vieillard qui l’avait toujours bien servi. Ustazade montra qu'il avait une contrition véritable accompagnée d’un ferme propos. Hist. ecclésiastique.
ExercicES.—1. Combien y a-t-ilde marques qui font connaître qu’onaun ferme proposdene plus pécher,et quelle est la première? —2. Dites quelles sont les deux autres marques du ferme propos.
ARTICLE IV
De la Confession.
La seconde partie du Sacrement de Pénitence est la Confession, c’est-à-dire l'accusation de ses péchés faite à un prêtre approuvé, pour en recevoir l’absolution.
Tous les prêtres reçoivent dans leur ordination le pouvoir de remettre les péchés, mais ils ne peuvent l'exercer qu'en vertu d’une mission particulière de
leur évêque, qui leur fixe le lieu et l’étendue de leur juridiction.