Qu’entend-on par la Confession, nitence
ARTICLE V
Examen de conscience.
La nécessité de l’examen de cons fur celle d’accuser tous les péchés fOmment Jos ACEUséra-t-on si on ne
cience est fondée u’On a commis:
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ét comment les connaîtra-t-on si on ne les recherché as? Le saint Concile de Trente exige qu'on se prépare à la Confession par une discussion soigneuse. Sans cet examen gérieux on serait exposé à ne pas connaître tous ses péchés, à ne pas les confesser, et, par une suite de cette négligence, on n'en obtiendrait pas le pardon. Au lieu de rentrer en grâce avec Dieu, on s’exposerait à devenir plus coupable à ses yeux.
Il y a surtout des péchés qui demandent une attention particulière dans l'examen de conscience: ce sont Îles omissions de ses devoirs et les péchés d'habitude. Il faut aussi s'examiner avec sévérité sur certains péchés que l’on est porté à regarder comme légers, quoiqu'ils soient griefs de leur nature: telles sont les mauvaises pensées, telles sont encore beaucoup de fautes opposées à la charité.
Avant tout, il faut demander à Dieu les lumières pour Lien se connaître soi-même, puis rentrer dans sa Conscience et rechercher ses fautes avec le désir sincère de bien les connaître toutes et dans toute leur gravité, afin de les accuser fidèlement.
Lorsqu'on s’examinera pour faire une confession générale, où une confession qui date de plusieurs années, il sera utile à certaines personnes de mettre par écrit, en abrégé, les péchés qu’elles reconnaîtront avoir commis. Pendant l'examen de conscience, on fera trèsbien de penser que Dieu est présent, et de lui dire souvent: Seigneur, faites-moi connaître le nombre et l'énormité des péchés que j'ai commis, et accordezmoi, par les mérites de Jésus-Christ, la grâce de les confesser entièrement, et de les détester souverainement. Après l'examen, on doit s’exciter à la Contrition, et, après s’y être excité, il faut produire de cœur des actes de Contrition. On conseille de réciter alors bien lentement et avec beaucoup d'attention: Je me confesse à Dieu tout-puissant, etc.
Isrorre. — Une personne aui voulait commencer une vie régulière fit une retraite pendant laquelle elle écrivit sa con fession générale; et, dans un moment où elle venait de méditer sur l'enfer, et qu’elle était encore pénétrée de la pensée
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salutaire des supplices éternels, elle jeta les yeux sur le papier où elle avait écrit sa confession générale, À la vue de tant de fautes de toute sa vie, sa crainte redoubla. Elle prit ce papier en disant: « Oh! que de bois pour le feu éternel! n’y aurait-il vas quelque moyen de l’éteindre *» Cette réflexion la déter-
mina à renoncer pour toujours aux frivolités du siècle, et à menér une vie retirée et édifiante.
ExeroICES, — ]. Sur quoi est fondée la nécessité de l'examen de conscience, et comment faut-il le faire ?—2, Sur quels péchés
faut-il porter une attention particulière ?—3, Que faut-il ré der à Dieu avant de faire l'examen de sa Conscience ?-—4, Queis «utres moyens faut-il prendre pour bien faire son examen ?
ARTICLE VI
De la confession sacrilége.
Recevoir l'absolution sans les dispositions nécessaires, c’est non-seulement la rendre nulle et sans effet, mais c’est encore commettre un nouveau péché, un sacrilége, puisque c’est profaner un Sacrement. Alors, au lieu d’apaiser la colère de Dieu, on l'outrage, on foule aux pieds le sang adorable du Fils de Dieu, qui, tombant sur un sujet indigne, est profané d’une ma, uière criminelle: on change en poison le remède qui avait été préparé pour nous guérir. Cependant combien n'ÿ a-t-il pas de jeunes gens qui se rendent coupables de ce crime ! : é
Quelles sont les causes d’un malheur si déplorable ?
Dans les uns c'est la honte de dé Le démon, cet esprit de malice e nue à leurs yeux l’énormité du péché avant qu’ils le commettent, et leur en montre toute la laideur, lorsqu'il s’agit de s’en confesser. Rien n'est plus mal fondé que cette mauvaise honte. Le confesseur est obligé au secret le plus inviolable par toutes les lois divines et humaines: lui découvrir ses péchés, c’est comme si on ne les découvrait à personne. Hors du tribunal sacré il ne peut faire aucun usage de ce qui lui a été dit; ‘n ne peut avoir à craindre de sa part ni reproches Amers, ni insultes; c’est ja charité, c’est la douceur
qui lui dictera les avis qu'il vous donnera. Celui à qui
vous déclarez vos fautes n’est point un anpe: o’est un
homme semblable à vous, environné cm:* vous de faiblesses, et par conséquent porté à avoir mpassion des vôtres; c’est un ami fidèle, qui ne désir: que votre guérison et votre retour à la vertu; c'es in ‘re tendre,
su sera touché des marques de confiance que vous lui onnerez, et qui ne songera qu'à von” rcoourir dans un besoin si pressant. Dites-moi, la hou vous retientelle quand il s'agit de découvrir à un médecin quelque mal secret, surtout lorsque la mort est à craindre en le tenant caché? L'amour de la vie ne fait-il pas vaincre toutes les répugnances? (Comment done cèce-t-on à la honte quand l'âme est blessée d’une plaie mortelle? comment n’a-t-on pas la force de la découvrir à celui qui peut y appliquer de salutaires remèdes ?
D'ailleurs que gagne-t-on à dérober aujourd'hui au confes.eur la connaissance de ses péchés? Pert-on la dérober à Dieu? Ne faudra-t-il pas les confesser tôt ou tard, ou périr éternellement, et voir un jour ces mêmes péchés dévoilés aux yeux de tout l'univers ?
Il en est d’autres que la crainte de ne pas faire leur première Communion ou leurs Pâques empêche de se découvrir au confesseur; mais rien n’est plus insensé que de profaner deux Sacrements pour ne pas manquer à la première Communion ou au devoir pascal.
Pau ces pénitents qui reçoivent ainsi l'absolution sans es disposition, nécessaires, les uns prennent éette rémission apparente pour uie rémission réelle; ils ne pensent plus à se repentir de les péchés, profanent tous ies socrements qu'ils reçoiveit dans la suite, et meurent presque toujours dans limp ‘uitence; d’autres se reprochant toute leur vie un crime si ‘uorme, sont exposés à un affreux désespoir, ou s’endur. issent dans le mal et y persévèrent jusqu’à la mort. Al&+en puix, aura dit le ministre de Jésus-Christ aux ur et aux autres de ces faux pénitents; et Dieu leur dira: Allez avec ma malédiction ! Le seul remède à un aussi grand mal, c’est une Confession générale faite avec toutes les dispositions nécessaires.
Celui, au contraire, qui a ouvert son cœur tout entier au confesseur, et qui a employé le temps con: