UN QU ES PR
auve: o’est un …inre vous de oir rmpassion ésire que votre in -dre tendre, * que vous lui secourir dans ie vous retientédecin quelque à craindre en fait-il pas vaindonc cèce-t-on plaie mortelle ?
couvrir à celui 3 ?
aujourd'hui au 8? Pert-on la confesser tôt ou jour ces mêmes 8?
e pas faire leur empêche de se st plus insensé e pas manquer à cal.
t ainsi l’abso- , les uns prenuie rémission de lerws péchés, çoivet À dans la 8 l’imp ‘uitence; crime si ‘aorme, u s’endur. issent mort. Alke+en arist Aux uLs et Dieu leur dira emède À un aussi faite avec toutes
xé le temps con:
venable à s'éprouver, est bien dédommagé ensuite de la
légère épreuve à laquelle il s'est soumis: ce temps a été court, il est passé; il ne rest
‘une bonne conscience; il croit que sa communion a été bien faite; la paix règne dans son Cœur; pendant tout le cours de sa vie il bénira l'heureux moment où il n remporté sur lui-même une y douce tranquillité sur la terre, sa mort,
Hisroires, — Garde-toi de te rendre coupable du sang de Jésus-Christ, se disait à lui-même un serviteur de Dieu qui craignait de le profaner; ce sang est d'un grand prix, c’est le sang du Juste par excellence, c'est le sang d’un Dieu. Ce sang adorable a été versé pour ma rédemption. Il est à mon usage ; je puis m’en servir au saint tribunal pour être purifié de mes péchés, et à la table du Seigneur pour la nourriture de mon âme; mais quel monstre d’ingratitude je serais, si je le traitais comme celui qui le foulerait aux pieds, en faisant une confession sans sincérité OU sans une véritable contrition, et en communiant ensuite dans l’état de péché! Qu'il mérite bien l'enfer celui qui ose commettre ce crime horrible !—O mon Sauveur! ajoutait-il, ne permettez jamais que je me rende coupable de votre sang! Ah! plutôt la mort, .: mille
morts. Lasaussz.
— Pendant la quinzaine de Pâques, un prêtre remit à un ministre protestant une somme considérable à laquelle il ne g’attendait pas, et qu’on venait de lui restituer. orsque l’occasion 8’en présentait, celui-ci ne pouvait s'empêcher de dire : « 11 faut avouer que la confession est une bien bonne chose.»
— S. Augustin a eu le courage d'écrire sa confession ; il publia ses erreurs et ses désordres, afin qu’on count de toutes paris la miséricorde que Dieu avait exercée à son égard en U1 pardonnant ses crimes, Le Courage qu’il eut de dévuiler
ses Iniquités attira sur Jui de gi abondantes bénédictions, qu’il est devenu un grand saint,
Exercices. — 1, Qu'’arrive-t-il quand on a eu le malheur de recevoir l’absolution sans les dispositions nécessaires? 2, Quelles sont les principales causes d’un crime si déplorable, et à quoi faut-il penser pour l’éviter?—83. Quelles sont les suites malheureuses d’une confession sacrilége?—4. Quels sont les heuvan -
2° VUE TUZX effate à
*Uets qui résultent, au contraire, d’une entière confession ?
En 24 Fe
ARTICLE VIl.
De la manière de se confesser.
On se met à genoux pour se confesser, afin d'exprimer, par cette posture humiliante, qu'on est dans la confusion et pénétré de douleur d'avoir offensé Dieu, dont on reconnaît que le confesseur est le ministre. Il faut donc alors s’humilier intérieurement et se repentir véritablement de ce qu’on a eu le malheur de pécher.
On donne au prêtre le rom de Père: Bénissez moi, mon Père. Votre confesseur est le père de votre âme: sa fonction dans le saint tribunal est d'établir Jésus-
: Christ dans votre cœur, de ressuseiter en vous la vie de la grâce si vous l'avez perdue, ou de l'augmenter si vous êtes vivant aux yeux de Dieu par la justice. Regardez-le comme un père tendre qui a du zèle pour votre salut: s’il est votre père spirituel, vous devez l'honorer, avoir en lui une grande confiance, et être disposé à lui obéir.
Bénissez-moi, mon Père, parce que j'ai péché.
Ce n’est pas parce qu’on a péché qu'on mérite d'être béni; en péchant on s'est rendu indigne d'être béni de Dieu par le canal de son ministre. Ces paroles signi-
à fient: Obtenez-moi, mon Père, des grâces de conversion et celle de recevoir l’absolution étant bien disposé, | parce qu'ayant eu le malheur de pécher, je m'en repens | de tout mon cœur. 2
Le Confiteor est une excellente formule d’Acte de Contrition ; en le récitant il faut entrer dans le sens des paroles que renferme cette prière. On s'y confesse en vénéral de ses péchés à Dieu, à Marie, à saint Michel, aux saints apôtres Pierre et Paul, et à tous les Saints, | reconnaissant qu’on est coupable, très-coupable, et qu'on RO <
ne peut imputer qu’à soi-même les péchés dont on a 1 souillé son me; op s'y recommande à la miséri- € corde de Dieu, et of invoque les Saints afin de l’obte- 8 nir par leur intercession. C’est après cet aveu général q de ses péchés qu’on en fait l’aecusation détaillée au
n d'exprimer, s la confusion , dont on re- Il faut donc ntir véritable-
Bénissez- moi, le votre âme :
établir Jésusn vous la vie e l’augmenter ar la justice.
du zèle pour || vous devez e, et être dis-
ché.
mérite d'être d'être béni de paroles signies de converk bien disposé, e m'en repens
ule d’Acte de ans le sens des y confesse en \ saint Michel, ous les Saints, sable, et qu’on hés dont on à à la misériafin de l’obtet aveu général m détaiiiée au
Î faut lui dire auparavant depuis
ministre du Seigneur.
uel temps on ne s’est pas confessé, si l’on a reçu alors
l’absolution, et si l’on a accompli exactement et reli.
gieusement la pénitence sacramentelle qui avait été
Lu et
n disant ses péchés, on doit se souvenir qu’on s’accuse devant son juge, et par conséquent parler d’un ton qui montre qu’on est humilié de ce qu'on s’est rendu coupable envers Dieu, :t qu’on en gémit.
Lorsqu'on à fait avec sincérité au prêtre l’accusation entière de ses péchés, on lui dit qu'on en demande pardon à Dieu. Celui qui, dans le saint tribunal, n’a pas une véritable douleur de ses péchés ment donc à Dieu dans la personne de son ministre, en disant qu’il demande pardon à Dieu ; et, en mentant à Dieu, ne se moque-t-il pas de lui ?
1l demande au ministre du Seigneur, à qui il à confessé ses péchés, deux choses: la pénitence et l’absolution. En lui demandant une pénitence, le pénitent le prie de lui ordonner ce qu’il faut qu’il dise ou qu’il fasse pour se punir des péchés qu’il a accusés, et pour se préserver de retomber dans de semblables fautes. Il sait où il doit savoir qu’il faut que toute iniquité, sans exception, soit punie en ce monde ou en l’autre : ici-bas par le pécheur lui-même, ou, après cette vie, par un Dieu vengeur.
En lui demandant l’absolution il reconnaît que le prêtre a reçu de Jésus-Christ le pouvoir divin de remettre les péchés ; il le prie de lui accorder cette inestimable faveur, mais il ajoute: Si vous m'en jugez digne, et il achève le Confiteor. Par l'institution de Jésus- Christ le confesseur est établi juge; il est obligé de suivre les règles d’une prudence chrétienne et raisonnable; il ne .peut jamais, sans trahir son ministère, prononcer aDébertence favorable lorsqu'il a sujet de
croire que Dieu ne la ratifiera pas; cette douceur, cette indulgence criminelle ne déchargerait pas le pénitent, et chargerait lo confesseur, disait saint Ambroise. Non- … e seulement une absolution qu'on donne à un pécheur 7 qui n’esi pas disposé suffisamment ne lui est d'aucun
Sé00urs, mais encore elle lui est très-nuisible: elle de-
vient souvent le sceau de sa réprobation, la vraie cause de sa perte.
Histoire. — Une personne, qui avait la réputation d’être dévote, ne se défiait pae assez d'elle-même, et n’avait pas assez souvent recours à Dieu; elle eut la faiblesse de tomber dans un de ces péchés dont l’aveu coûte tant aux personnes
ue le seul nom du vice contraire à la pureté fait rougir.
lle se repentit de sa faute dès qu’elle l’eut commise. «Quoi « qu’il puisse m'en coûter, dit-elle, j'irai m’en confesser, et «j'ouvrirai parfaitement mon cœur.» Elle partit aussitôt. Comme elle y allait, il lui sembla entendre le démon qui lui disait: «Où vas-tu?» Elle lui répondit courageusement: «Je vais me couvrir de confusion et te confondre.» Lorsqu'on a eu le courage d’accuser en confession un péché qu’on avait beaucoup de peine à dire, on se sent, aussitôt après l’aveu qu’on en a fait, dans l’état de celui qui s’est enfin déchargé d’un lourd fardeau dont il était accablé. Lasausee.
Exercices. — 1. Dans quelle posture doit-on 8e confesser, et quel nom faut-il donner au prêtre?—2. Que signifient ces paroles: « Bénissez-moi, mon Père, parce que j'ai péché» ?—3. Dans quels sentiments doit-on réciter le Conjfiteor et faire l’aveu de ses péchés?—4. Combien de choses demande-t-on au prêtre en terminant sa confession, et dans quel but ?
ARTICLE VIII
De la Satisfaction.
La Satisfaction, qui est la troisième partie du sacrement de Pénitence, est une réparation de l’injure faite à Dieu et au prochain. Satisfaire à Dieu pour nos péchés, c’est faire ou souffrir quelque chose :r fléchir la colère de Dieu que nous avons offensé, et pour “éparer le tort que nous avons causé à notre prochain. La Satisfaction, du moins quant à l'acceptation et au désir de l’accomplir, est absolument nécessr'r: pour que les péchés soient remis par le sacrement de Pénitence: quand on n’a point la volonté de satisfaire à Dieu, on ne peut obtenir la rémission de ses péchés. C'est Dion qui les remet; lui seul est le maître des conditions auxquelles il veut en accorder ie pardon. Dans je sacre-
raie cause de
utation d’être t n’avait pas sse de tomber aux personnes é fait roupir.
mise, «Quoi \ confesser, et artit aussitôt.
lémon qui lui usement: «Je Lorsqu'on a 6 qu’on avait après l’aveu nfin déchargé LASAUSSE.
e confesser, et nifient ces pahé» ?—8. Dans faire l’aveu de n au prêtre en
tie du sacreinjure faite à ir nos péchés, ‘chir la colère éparer le tort a Satisfaction, r de l’accome les péchés ence: quand Dieu, on ne
C’est Dieu nditions auxjans ie sacre-
ment de Baptême il nous dispense de la Satisfaction : aussi les ministres de l'Eglise n'imposent-ils aucune pénitence à ceux qu'ils baptisent, quelques péchés qu’ils aient commis auparavant. Il n’en est pas de même du sacrement de Pénitence: Dieu, par la bouche des prêtres, remet bien la peine éternelle si on a les dispositions nécessaires; mais il reste ordinairement à souffrir une peine temporelle. Le pénitent doit donc accomplir aveo fidélité la pénitence que lui prescrit le confesseur, et même s'appliquer à la pratique d’autres œuvres pie.5e8 dans la vue de satisfaire à la justice de Dieu.
Ceux qui meurent avant d’avoir subi cette peine temporelle la subissent dans l’autre vie; ils achèvent d’expier leurs péchés dans le purgatoire. En cet, il convient à la justice de Dieu qe ceux qui ont abusé de la
remière grâce reçue dans le Baptême, qui en ont violé js promesses, soient admis plus difficilement à la réconciliation ; il convient à la justice de Dieu que ceux
ui ont déshonoré les glorieuses qualités d’enfant de PA de membre de Jésus-Christ, de temple du Saint- Æsprit, qui ont traité comme une chose profane le sang adorable par lequel ils avaient été sanctifiés, et qui ont fait outrage à l'Esprit de grâce, ne trouvent pas la même facilité de pardon que ceux qui n’ont point été baptisés, et dont les péchés, commis en grande partie par ignorance, ne portent pas le même carsctère d’ingratitude. D'ailleurs la miséricorde de Dieu fait trouver au pécheur pénitent un gra:d bien dans le châtiment même qui le punit: il y troure un frein à ses passions, un remèêde contre ses maur:ises habitudes; car la satisfaction yue le confesseur impose doit être propre nonseulement à expi- le péché commis, mais encore à détruire le vice :. l'a fait commettre : comme les humiliaions pour lorgueil, l’anmône pour l’avarice, le jeûne pour l’intemnérance, la mortification des sens pour l'impureté ; c: ces pénitences doivent avoir quelque proportion avec les péchés, c’est-à-dire qu’elles doivent être plus ou moins grandes selon que les péchés sont plu: ou moins énormes, ou qu’ils ont été plus ou moins mul:ipliés.
Les œuvres de pénitence sont principalement celles
ET
qui sont imposées par le prêtre: les plus ordinaires sont la prière, le jeûne et l'aumône. Par la prière on entend tous les actes de religion, comme les bonnes lectures, l’assiduité aux offices divins; par le jeûne, tout ce qui mortifie les sens; et l’aumône comprend tous les secours temporels et spirituels donnés au prochain. Dieu veut bien encore accepter en satisfaction toutes les afllictions qui nous arrivent, comme les maladies, les injures, les persécutions ; mais pour que toutes ces choses soient de quelque prix devant Dieu, il faut les souffrir dans un esprit de pénitence, les unir aux souffrances et aux 8atisfactions de Jésus-Christ, par lequel nous méritons et nous satisfaisone ; c’est Jésus-Christ seul qui donne à nos actions tout ce qu’elles ont de mérite et de valeur; c’est lui qui les présente à Dieu; c’est en sa considération qu’elles sont acceptées par son Père.
On est aussi obligé de satisfaire au prochain quand on lui a fait tort ou dans sa personne par de mauvais traitements, ou dans son honneur par des médisances et des calomnies, ou dans ses biens par des vols ou quelque autre dommage. On ne peut obtenir de Dieu le pardon de ses péchés qu’en se réconciliant avec le prochain si on j'a waitraité, en réparant son honneur si l’on a noirei sa réputation, en lui restituant ce qu'on lui a pris, en réparant le dommage qu’on lui a causé.
Hisrorre. — On vit autrefois un saint Paul, le premier des ermites, un saint Antoine, une saint Marie l’Egyptienne, et tant d’autres qui marchèrent sur leurs traces, renonçant à tout ce qu’ils possédaient eur la terre, s’enfoncer dans de sombres déserts, se “ouvrir de cilices, et ne vivre que de racines sauvages. (C'était pour satisfaire à la justice de Dieu qu’ils agissaient aiusi. LASAUSSE.
Exercroxs. — 1. Quelle est la troisième partie du sacrement de Pénitence, et en quoi consiste-t-elle?—2. Sous quel rapport la Satisfaction est-elle absolument nécessaire ?—3. Quelle différence y a-t-il à l'égard de la Satisfaction, entre le Baptème et la Pénitence?—4, En quel lieu achève-t-on d’expier ses péchés, quand on meurt avant d’avoir subi la peine temporelle qu’ils méritent? 5, Quels sont les avantages que procure la Satisfaction ?— 6. Par quelles œuvres doit-on satisfaire à Dieu et au prochain?
Due. 8
es
, mt En ut de e © tp
CO, ln tin, CS bem et
naires sont on entend es lectures, out ce qui les secours Dieu veut s aflictions injures, les s soient de ir dans un et aux 8améritons et ui donne à , de valeur; sa considé-
n quand on ivais traitences et des ou quelque u le pardon ochain si on a noirci sa pris, en ré-
premier des »yptienne, et renonçant à icer dans de re que de ratice de Dieu AUSSE.
sacrement de el rapport la elle différence me et la Péniséchés, quand ils méritent ?
atisfaction ?— au prochain?
ARTICLE IX
Des Indulgences.
L’Indulgence est la rémission de la peine temporelle due, devant Dieu, aux péchés actuels déjà remis quant à la coulpe. D'où il suit que l'Indulgence décharge le pécheur, en tout ou en partie, des peines temporelles dues aux péchés déjà pardonnés, mais pour lesquels il est encore redevable envers la justice divine, et devrait subir des peines temporelles en cette vie ou en l’autre, en cette vie par les œuvres satisfactoires, ou en l'autre par les peines du purgatoire.
L’Indulgence ne remet donc point le péché ni la peine éternelle qu’il mérite, mais seulement la peine temporelle qui reste ordinairement à souflrir, quoique la tache en ait été effacée par le sacrement de Pénitence : elle modère la rigueur de cette peine temporelle, ou elle en abrége la durée.
Autrefois on inposait pour certains péchés des pénitences publiques qui duraïent plusieurs années ; il fallut prier beaucoup, passer les jours dans le deuil et les nuits dans les veilles et les pleurs, coucher sur la dure, jeûner, faire beaucoup d'aumônes et d’autres bonnes œuvres. Quoique cette ancienne discipline ne subsiste plus, cependant la justice de Dieu est toujours la même: le péché ne mérite pas moins de peines aujourd’hui que dans les premiers siècles.
C’est pour suppléer à l'insuffisance de nos satisfactions que l'Eglise, toujours animée et conduite par l'Esprit de Dieu, accorde des indulgences. Jésus-Christ a donné ce RAA à D dans la personne des Apôtres, lorsqu'il eur a dit: « Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié « dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre «sera délié dans le ciel.» Elle a donc le pouvoir d’imposer des peines pour l’expiation de nos péchés, et celui de remettre ces peines lorsque la vue de la gloire de Dieu et le bien spirituel de ses enfants l'engagent à user d’indune à leur égard. L'Eglise, dans les premiers siè.
eles, avait égard à la recommandation des Martyrs, et, à leur prière, elle traitait avec indulgence les pécheurs auxquels ils s'intéressaient. Elle abrégeait aussi le temps de la pénitence en faveur de ceux qui l’avaient commencée avec courage, lorsqu'on était menacé d’une persécution, afin de les fortifier et de les mettre en état de résister à la violence des persécuteurs.
C’est avec les mérites surabondants de Jésus-Christ, de la très-sainte Vierge et des Saints, qu’elle acquitte les dettes de ses enfants, en puisant dans ce trésor de mérites de quoi satisfaire pour eux à la justice divine
Les Indulgences ont été appelées par les saints Pères relaxations, rémissions, absolutions, paix, réconciliations.
Il y en a de deux sortes: les Indulgences plénières, et les Indulgences non plénières.
L'Indulgence plénière est la rémission générale de toute la peine temporelle qui est due pour tous nos péchés.
L’Indulgence non plénière n’est que la rémission d’une partie de cette peine.
La plus célèbre des Indulgences est celle du Jubilé.
Le Jubilé fut d’abord fixé à chaque siècle; mais aujourd'hui il est fixé à tous les vingt-cinq ans, outre celui qui suit ordinairement l’exaltation de chaque souverain Pontife.
Le Pape, étant chef de toute l'Eglise, peut accorder des Indulgences à toute l'Eglise, et, son pouvoir n'étant point borné, il peut les donner plénières ou non plénières, selon qu’il le juge à propos et utile pour le bien des fidèles.
Les évêques peuvent aussi accorder diverses Indulgences dans leurs diocèses. Cependant leur pouvoir sur ce point est limité.
Pour gagner les Indulgences, soit plénières, soit partielles, il est nécessaire de remplir fidèlement les conditions auxquelles elles sont attachées.
Les Indulgences n’exemptent, du reste, nullement de l'obligation de faire pénitence. Car 1° la pénitence est commandée à tous les hommes sans exception; 2° nous devons imiter Jésus-Christ et les Saints, dont la vie & été
Martyrs, et, les pécheurs ussi le temps avaient comd’une persée en état de
Jésus-Christ, > acquitte les or de mérites e
saints Pères , réconcilia-
plénières, et
générale de ur tCus nos
mission d’une
du Jubilé.
siècle; mais 1q ans, outre baque souve-
eut accorder uvoir n'étant ou non plé- > pour le bien
verses Indulr pouvoir sur
res, soit parent les condi-
nullement de pénitence est tion ; 2° nous aé la vie & ét
une pénitence continuelle; 8e l’Indulgence ne s'accorde que sous des conditions onéreuses, qui sont elles-mêmes,
ans un sens, des œuvres de pénitence. L’Indulgence est donc un moyen d’aider le pécheur dans les satisfactions qu’il doit à Dieu, en suppléant à son insuffisance, ét non de le décharger de cette obligation.
Histoire. — Une personne pieuse qui avait commis de grandes fautes dans sa jeunesse, faisait exactement les différentes prières auxquelles les souverains Pontifes ont attaché des Indulgences. Chaque jour elle se condamnait à quelques mortifications, faisait l’'aumône selon son pouvoir, et répétait souvent ces belles paroles: « Seigneur, ayez pitié de moi maintenart, à tous les instants de ma vie, et surtout à l'heure de ma mort; je vous en conjure fer les mérites de Jésns- Christ, et par l’intercession de Tarie, des Anges et des Saints. Je vous offre en esprit de pénitence tout ce que j’aurai à souffrir, et je ne veux me satisfaire en quoi que ce soit.» Lorsqu'on lui représentait que la vie mortifiée qu’elle menait abrégeait ses jours, elle répondait: « Il faut souffrir un peu dans cette vie pour ne pas souffrir beaucoup dans l’autre,»
Explication du Catéchisme de l Empire.
Ex£rc1088.— 1. Qu’entend-on par les Indulgences, et quelle est la peine qu’elles ne remettent point ?—2, A quoi doivent suppléer les Indulgences dans l'intention de l'Eglise ?—3. Dites combien il y a de sortes d’Indulgences, et quelle est la plus célèbre. —4, Quels sont ceux qui peuvent accorder des Indulgences, et que faut-il faire pour les gagner ?—5. Pourquoi les Indulgences ne dispensent-elles pas de faire péritence ?
CS