DE LA MANIÈRE DE S'HABILLER ET DE SE DÉSHABILLER
En couvrant nos corps, nous devons nous souvenir quele péché y a empreint sa difformité ; nous devons donc les cc4 vrir avec décence, afin d’obéir à la loi de Dieu qui nous l'ordonne,
Ceux qui, dans les ajustements auxquels ils peuvent 5e sufhre à eux-mêmes, se servent de la main d’un autre, décèlent un sot orgueil ou une humiliante mollesse, Dès que les enfants peuvent se servir de leurs bras, on doit les aecoutumer à se servir eux-mêmes ; la maladie ou la trop grande faiblesse est le seul prétexte qui puisse les en dispenser.
Quand on ne doit ni rendre ni recevoir de visites on peut, dans la maison, se servir de l'habillement qui paraît le plus commode, pourvu qu'il ne soit pas immodeste ; mais on doit éviter de sortir en négligé, à moins qu’on ne soit surpris par quelque affaire pressante, Quelque grande que puisse être la chaleur de l'été, il est incivil de paraître devant qui que ce soit les jambes nues, la poitrine, l'estomac et le cou découverts. |
. On ne serait pas obligé de prescrire des règles sur 11 manière de prendre ou de quitter ses habits, si l’on était plus modeste et plus honnête ; et cependant la raison dicte à chacun que tout doit être fuit dans l’ordre, que la pudeur est indispensable dans les cas où il est si aisé d’en violer les règles. |
On doit regarder comme gens sans éducation <eux qui s’habillent en présence de quelqu'un lorsqu'ils peuvent faire autrement, On sent assez combien l’honnêteté serait blessée par une aussi étrange licence,