CHAPITRE XI DE L'ÉGLISE
Je crois à ia sainte Église Catholique
ARTICLE PREMIER
Établissement de l'Église
Il y a toujours eu une Église, même dès le commencement du monde, c’est-à-d:"e que, même avant la venue de Notre Seigneur, il y a eu des hommes qui, faisant profession de croire en Dieu, de l’adorer et de le servir, attendaient le Messié et espéraient le salut par ses mérites, selon l'oracle des prophètes. Cependant, les adorateurs du vrai Dieu ne formèrent pas toujours une société unie par les liens extérieurs et visibles ; avant Jésus-Christ, les Juifs seuls, en qualité de peuple choisi, avaient une loi et des exercices communs. Mais Jésus-Christ, venant en ce monde pour sauver tous les hommes, leur a donné de nouveaux moyens de salut ; il a voulu les réunir et n’en faire qu’un seul corps, leur donnant à tous une loi nouvelle, qui est la loi de grâce. |
Les apôtres ayant reçu le Saint-Esprit, sortirent de la maison où ils s'étaient ten s renfermés et annoncèrent la résurrection de Jésus-Chrst au milieu de la ville de Jérusalem. Trois milles Juifs se convertirent à la première prédication de saint Pirrre et cinq mille à la seconde. Le
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nombre des fidèles augmenta tous les jours et ces hommes, régénérés par le baptême et renouvelés par le Saint-Esprit, donnèrent au monde le spectacle de la vertu la plus pure et la plus parfaite. Les apôtres prêchèrent ensuite la parole de Dieu avec le même succès dans toutes la Judée, la Galilée et la Samarie ; de là ils passèrent dans la Syrie et dans les provinces de l’Asie Mineure, dans la Macédoine, dans ia Grêce et presque par tout le monde, annonçant l'Évangile, c’est-à-dire, la bonne nouvelle de la rédemption des hommes par Jésus-Christ.
Cependant les Juifs résistaient opiniâtrement à l'Évangile et persécutaient avec fureur les disciples de J'ésus- Christ. D'un autre côté, les païens s’opposèrent de toutes leurs forces à son établissement, Tout ce qu’il y avait de grand et de puissant parmi eux se déclara d’abord ennemi de cette religion ; mais, malgré la fureur des Juifs, l’opposition des grands et la corruption générale des peuples attachés depuis longtemps à une religion toute sensuelle, les apôtres établirent l’Église de Jésus-Christ dans toutes les contrées de lunivers. Ceux qu’ils choisirent pour leur succéder dans le ministère apostolique imitèrent leur zèle et transmirent pareillement à leurs successeurs le dépôt de la foi, qui est ainsi parvenu, d'âge en âge, dans toute sa pureté jusqu’à nous.
Pour se former une idée de ce que l'établissement du Christianisme a eu de prodigieux, il faut se présenter douze hommes de la plus basse classe du peuple, sans biens, sans science, sans appui, à qui leur maître ne promet dans ce monde que des persécutions, des tourments et la mort: voilà cé qu'étaient les apôtres. Peut-on s'imaginer que douze hommes, de ce caractère, s'ils n’eussent été animés de l'esprit de Dieu eussent osé entreprendre de changer la face de l'univers, de convertir tous les peuples grecs et romains, juifs et païeus, et cela en leur proposant à tous les mystères les plus incompréhensibles et la morale la plus sévère !
Cependant ces douze hommes, ainsi dénués de tout secours humain, n'iyant d’autres armes que la croix, d’autres moyens que la pftrole, ni d'autre défense qu’une patience à toute épreuve, n'ont pas seulement osé former un dessein
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ai extraordinaire, mais ils l'ont exécuté; ils cnt prêché une doctrine qui captive l'esprit et qui gêne le cœur; ils l'ont prêchée au milieu de l’empire romain, dans les plus grandes villes, dans les villes les plus riches, les plus sasantes, les plus voluptueuses, à Antioche, à Alexandrie, à Ephèse, à Corinthe, à Athènes, à Rome enfin. Tout s’est voulevé contre cette nouvelle doctrine, tout a été mis en œuvre pour étouffer le Christianisme dans son berceau et pour en arrêter les progrès : perte de biens, exil, prisons, supplices, et cependant le Christianisme s’est établi partout par la seule voie de la persuasion, malgré tout ce qu'ont pu lui imposer les puissances, la sagesse humaine, les passions, l'intérêt, la politique et la violence la plus outrée.
. Quitter une religion qui ordonne des pratiques pénibles, qui proscrit tous les vices, pour en embrasser une favorable aux sens et qui permet de donner un libre cours aux passions, c’est une chose facile à comprendre; mais abandonner une religion favorable aux passions pour embrasser la croix et la pénitence, s’exposer même à la perte de ses biens et de sa vie, c'est ce que la persuasion seule peut opérer et c'est ce qui est arrivé dans l'établissement du Christianisme. Tout cela considéré peut-on s'empêcher de dire : Le doigt de Dieu est là? Car, enfin, ou les apôtres ont fait des miracles pour convaincre les peuples de la vérité de ce qu'ils leur annonçaient, ou ils les ont convaincus sans miracles ; s'ils ont fait des miracles, c'était donc Dieu lui-même qui présidait à cette œuvre; s'ils avaient persuadé le monde sans miracles, la preuve n’en serait que plus forte. Il n’y a qu'une vertu d'vine qui ait pu opérer cette persuasion dans tous les esprits, malgré tous les obstacles qui s’y opposaient. La conversion du monde opérée sans miracles serait elle-même le plus grand des miracles.
Hisrorre.—Saint Simplicien, qui avait servi de père à saint Ambroise, eut la même tenu-esse pour Victorin, dont noûs allons parler.
Vioctorin, très célèbre orateur, avait été professeur de rhétorique à Rome ; il avait passé sa vie dans l'étude des arts libéraux et s’y était rendu très habile ; il avait lu, examiné et éclairci presque tous les écrits des anciens philosophes ; il avait
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les sénateurs romains ; enfin il avait exercé sa profession .roo tant de succès et d'éclat, qu'il avait mérité ot obtenu une statuo qui lui fut dressée dans la place publique de Rome, ce qui passait pour un des plus rtf » honneurs où un homme pût parvenir. Il était, cependant, encore païer: et adorateur des idoles; et non seulement il les avait adorées l'ai-môme, mais encore il avait employé son éloquence à engager les autres à les adorer.
Quel: grâce ne fallait-il pas pour toucher et convertir ce cœur ! Voici le moyen dont Dieu se servit, Victorin lisait les saintes écritures et ce fut après s'être appliqué a “ec soin à cette lecture et à celle des autres livres de la religion chrétienne qu’il dit en particulier à saint Simplicien : ‘‘Je vous apprends une nouvelle qui vous intéressera : c’est que je suis chrétien.— Je n’en crois rien, dit saint Simplicien, et je ne vous croirai chrétien que lorsque je vous verrai dans l’église où se tiennent les assemblées des fidèles.—ÆEh quoi! lui dit Victorin, est-ce par une enceinte de murailles que l’on est chrétien ?” Toutes les fois qu’il protestait qu’il était chrétien, Simplicien lui disait la même chose et Victorin s’en retirait toujours par le même trait de raillerie.
Ce qui le retenait, c’est qu'il craignait d’irriter ses amis idolâtres, dont il croyait que la haine l’écraserait si elle venait à tomber sur lui. Mais enfin le courage et la générosité lui étant venus à force de lire et d'ouvrir son cœur à ce qu'il lisait, il comprit que ce serait un crime énorme de rougir des mystères de Jésus-Christ et de ne pas rougir des superstitions païennes et sacriléges. Un jour donc qu'il se sentit plus déterminé, il vint tout à coup dire à Simplicien, dans le temps que ce saint homme s’y attendait le moins : ‘‘ Allons à l’église, je suis résolu non seulement d’être, mais de paraître chrétien.” Simplicien, transporté de joie, l'y mena sur-le-champ et le fit inscrire sur le catalogue de ceux qui demandaient le baptême. Toute la ville de Rome fut dans l’étonnement et l’admiration ; la joie s’en répandit dans toute l’Église à cause de la célébrité et de la réputation de ce grand homme.
Enfin arriva l’heureux jour destiné à la profession de foi qu’on faisait avant le baptème. La coutume de l'Église de Rome était de la faire en des termes qu’on spprenatt par cœur et qu’on prononçait à haute voix en présence de tous les fidèles. Les prêtres, par déférence, offrirent à Victorin de la luifaire ” prononcer en particulier, ce que l’on n’accordait d'ordinaire qu'aux personnes timides ; mais Victorin voulut professer hautement et en présence de tout le peuple la doctrine céleste qui devait le conduireau salut. Dès qu’il parut à la tribune où i, était monté, un soudain transport de joie fit retentir son nom dans la bouche de tout le monde et quuique chacun m ‘érât sa
joie par respeot pour la sainteté de l'action et du lieu, un secret dé murmure faisait entendre de toutes parts ces paroles: C'est pa Viciorin ! C’est Victorin ! Tout le monde se tut bientôt pour le: l'entendre, et lui, plein d’une sainte hardiesse, pronontça à haute on ot distincte voix les vérités qui sont l’objet de notre foi. Il n’y r
eut personne dans l’assemblée qui n’eût souhaité l’enlever et le P $ mettre dans son cœur ; chacun l’y mettait en-effet par la joie. nd u‘on avait de le voir chrétien. Cette conversion éclatante eut J® e grandes,suites et quand saint Augustin l’eut entendu racon- al ter 4 Simplicien, il avoua qu’il s'étcit senti touché d’un grand OI désir de suivre l'exemple de Victorin, ce qu’il exécuta ensuite or entre les mains de saint Ambroise, à qui saint Simplicien avait À et servi de père lors de son baptème.— (Tiré des Confessions de te
saint Augustin, liv. VIII.)
Apprenons, 1° à ne pas différer de répondre à la grâce quand Pi elle nous appelle, de peur qu’elle ne se retire de nous ; Li 2° À réparer par quelque acte héroïque les infidélités et les sc résistances opposées à la grâce ; cé 3° A lui être d'autant plus fidèles, que nous lui aurons résisté d plus longtemps. d
ExencicEs.—. Y a-t-il eu une Église avant Jésus-Christ ? 2. Quels furent les résultats des premières prédications des apôtres ? 3. Quels obstacles rencontra la prédication de l'Évangile ? 4. Donnez une idée de ce qu'a de prodigieux l’établissement du Christianisme ? 5. Le Christianisme s'est-il établi par des moyens hupot ?6. Les obstacles qui s’opposaient à cet établissement étaient-ils Lien
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ARTICLE II Suite de l'établissement de l'Eglise chrétienne un. Constance des martyrs
La persécution contre l’Église de Jésus-Christ ne finitpas | avec la vie des apôtres ; toutes les puissances continuèrent { pendant trois cents ans à lui faire la guerre. On compte pendant cet intervalle de temps, dix persécutions suscitées par les édits des empereurs romains, durant lesquelles plusieurs millions de chrétiens de toute condition, de tout sexe et de tout âge souffrirent les tourments et la mort pour rendre témoignage à Jésus-Christ. On inventa pour les tourmenter les supplices les plus effrayants: on les étendit sur un chevalet avec des cordes attachées aux pieds et aux maius ; on les suspendait par les mains, après leur avoir attaché des poids aux pieds et en cet état on les bat-
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tait de verges ou de fouets garnis de pointes de fer jusqu’à découvrir Iles côtes ot les entrailles. Quand ils n’expiraient pas dans ces tourments, on jetait du sel ou du vinaigre sur leurs plaies, afin de les rendre plus sensibles ; d’autres fois on les rouvrait lorsqu'elles commençaient à se fermer. Les prisons devenaient pour les chrétiens une nouvelle sorte de supplice : les plus infectes leur était réservées ; on les y jetait tout nus et tout déchirés de coups, ayant lesentraves aux pieds et obligés de se coucher sur les verres cassés dont on avait la barbarie de parserer les cachots dans lesquels on les enfermait. Quelquefois en les laissait mourir de faim et si on les nourrissait, c'était afin de les pouvoir tourmenter de nouveau. On défendait ordinaïrement de les laisser parler à personne, parce qu’on savait qu’en cet état ils convertissaient beaucoup d’infidèles, mêmes les geôliers et les soldats qui les gardaient. Le supplice qui terminait toutes ces tortures était d’avoir la tête tranchée, d’être brûlé vif, d’être précipité dans la mer du haut des rochers, ou d’être dévoré par les bêtes. Les martyrs démeuraient cependant fermes et inébranlables au milieu des plus longues et des plus vives douleurs ; les tourments mêmes paraissaient augmenter leur courage.
Ce n'étaient pas seulement des hommes qui montraient une constance si admirable, c'étaient des femmes délicates, de jeunes enfants, tant était puissante la grâce de Jésus- Christ qui les fortifiait intérieurement.
L'histoire ecclésiastique rappofte des exempies de courage qui sont non seulement au-dessus des forces hf{maines, mais encore au-dessus de toute admiration. On ne eut lire sans étonnement ce qu'ont souffert les martyrs de Lyon et de Vienne, sous l’empereur Marc-Aurèle ; ce que rapvorte l'historien Eusèbe des martyrs de la Palestine, et Sozomène des martyrs de Perse ; ce qu'on trouve dans np. actes originaux des martyrs d'Afrique, ete. Tous ce géréreux athlètes ont souffert avec une patience invincible des tourments dont le récit seul fait frémir ; quelques-uns même les souffraient avec joie, ils allaient d'eux-mêmes au supplice, ils craignaient qu’on les épargnât. Saint- Laurent, étendu sur un -brasier allumé, disait à ses bourreaux de tourner son corps de l’autre côté, parce que le fey
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n'avait plus de prise, sur celui qui était déjà brûlé. Quel langage au milieu des douleurs les plus cuisantes ! D'où venait à ces héros du Christianisme ce courage invincible qui leur faisait braver les tourments et la mort 1 Qui est-ce qui leur donnait cette force supérieure à tout ce que la cruauté des tyrans pouvait inventer ? Il fallait sans ‘doute qu’une vertu divine soutînt leur faiblesse naturelle. La religion que les martyrs ont cimentée de leur sang est donc une religion divine. Jamais elle n'aurait pu subsister, si une m%a toute-puissante ne l’eût soutenue contre des attaques si violentes et si multipliées; mais Dieu la fit triompher de la fureur de ses ennemis ; tous leurs efforts, qui auraient dû causer sa ruine, n’ont servi qu'a l’affermir ; plus les persécutions étaient cruelles, plus la loi faisait de progrès ; le sang des martyrs était comme une semence féconde qui enfatitait de nouveaux chrétiens, et le monde entier, après avoir persécuté avec fureur les disciples de Jésus-Christ, a été obligé de s’écrier : ‘ Qu'il est grand, le Dieu des Chrétiens ! ” il a embrassé la foi des martyrs!
Hisrorre. —L'empereur Valens, qui était arien, fit défendre sous peine de mort aux catholiques de la ville d’Edesse, où il était alors, de faire publiquement aucun exercice de leur religion. Les catholiques, loin de cesser, continuèrent leurs assemblées dans le lieu destiné à cette fin. L'empereur en fut informé ; il commanda au préfet de se rendre le lendemain au lieu de l'assemblée avec un grand nombre de soldats et de faire mettre aussitôt à mort tous ceux qui y seraient. Le préfet qui n’était pas cruel, frémit ; il fit savoir secrètement aux catholiques l'ordre qu'il avait reçu et qu’il ne pourrait s'empêcher de mettre à exécution. Cet avertissement, loin de les détourner, les porta tous à y aller dès lo matin. Ils se réjouissaient de l’occasion favorable qu'ils auraient de donner leur vie pour la foi en la divinité de Jésus-Christ. Le préfet se mit en chemin escorté de soldats, Il rencontra dans une des rues qui conduisaient à l'endroit où les chrétiens s’assemblaient, une jeune femme qui traînait son petit enfant par la main ; il lui adressa la parole : ‘‘ Où allez-vous si vite, lui dit-il.—Je vais, lui répondit-elle, où vont les autres catholiques.——Arrêtez-vous, répliqua le préfet : ignorez-vous donc que l’empereur a commandé de mettre à mort tous ceux qui seraient à l'assemblée 7—Je le sais dit-elle, et c’est pour cela que je ms hâte d'arriver avec mon enfant, l'unique que Dieu m'a donné, afin d’avoir lui et moile bonheur de mourir pour la foi de Jésus-Christ.” Le préfet ad-
brûlé, santes age inmort ?
tout ce Ait sans turelle, ang est subsisitre des la fit efforts, ermir ; sait de emence monde ples de
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sfendre >, Où il ur relileurs en fut ain au le faire et qui atholiher de urner, ent de our la hemin ndui-
Ass eSsa éponliqua lé de o Sais mon noi le t ad-
mirant sa constance, s'en rétourna. Arrivé vers l’empereur, il lui à À se ce qu’il avait fait, ce que lui avait dit cette femme. Valens, tou& confus et ne pouvant s’empêcher d'admirer lui-même le courage des catholiques, ne différa pas de quitter cette ville et la paix fut rendue aux disciples du Sauveur. His-
toire ecclésiastique.
Exercicss.— 1. Les persécutions suscitées à l’Église finirent-elles à la mort des apôtres ? .2 Combien de temps durèrent ces persécutions et quel en fut le nom:- . bre ? 8. Quels tourments les chrétiens eurent-ils à subir alors? 4 Quelle était la . conduite des martyrs au milieu des plus cruelles tortures ? 5, Les hommes seuls faisdient-ils éclater une admirable constance ? 6. Où les martyrs puisaient-ils leur force ? 7. Que prouvent la constance et la fermeté des martyrs par rapport à notre sainte religion ?
ARTICLE IT Caractères de l’Église
L'Église est la société des fidèles réunis en un seul et même corps, gouvernés par les pasteurs légitimes, dont Jésus-Christ est le chef invisible, et le Pape, successeur de saint Pierre, le chef visible. Mais comme plusieurs sociétés prennent et usurpent le nom de l’Église, il est nécessaire de faire connaître les marques qui distinguent la vraie Église de celles qui n’en ont que le nom.
Il y a quatre marques infaillibles qui font connaître la vraie Église, savoir : son unité, sa sainté, sa catholicité et son apostolicité.
1° L'Église est une, parce qu'il n’y a qu’une seule Église dans le sein de laquelle on puisse être sauvé et parce que tous les membres qui la composent professent une même foi, participent aux mêmes sacrements, sont animés d’un même esprit, s’entr'aiment d'une même charité, aspirent à une même fin et obéissent aux mêmes pasteurs.
2° L'Eglise est sainte parce que sa doctrine est sainte, que ses sacrements sont saints, qu’il n’y a de saints que dans sa société et que Jésus-Christ, son chef invisible, est l’auteur
de toute sainteté. ‘
3° L'Égliso est catholique ou universelle, c’est-à-dire qu’elle n’est bornée ni par le temps ni par les lieux ; elle embrasse tous les temps, car l’Église a toujours subsisté sans aucune interruption et elle subsistera jusqu’à la consommation des siècles, selon la promesse de son divin au-
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teur, Au ocontrairs, les autres sociétés è toutes, pour ainsi dire, sur le front, le caractère de leur nouveauté ; on connaît la data de leur naissance, preuve certaine qu’elles ne sont pas la véritable Église de Jésus-Christ, L'Église embrasse tous les lieux ; les fidèles qui la composent sont répandus dans toutes les régions de la terre, au lieu que chacune des autres sociétés est renfermée dans un certain pays. L'Église est beaucoup plus éténdue qu'aucune des autres sociétés qui se disent chrétiennes ; aussi est-elle en position de porter le nom de catholique ; ses ennemis mêmes la désigne par ce nom. “
40 L'Église est apostcliure, c’est-à-dire qu’elle a été fondée par les apôtres et qu’elle a toujours été gouvernée par les successeurs des apôtres. Les autres sociétés, en se . séparant de la véritable Église, ont perdu cette succession. Chaaue fidèle peut donc connaître aisément s’il est de la vraie Eglise e 1 examinant s’il est uni au Pape par l’intermédiaire de sœn pasteur et de son évêque.
La véritable srlise est visible à la portée de tous les regards ; il ne faut qu'ouvrir les yeux pour la découvrir : on aperçoit partout une société qui professe une même foi, qui croit les mêmes: mystères, qui reçoit les mêmes Sacrements, qui reconnaît l’origine divine de l'autorité de ses ministres.
On appelle aussi la vraie Église Église romaine, parce que le Pape, successeur de saint Pierre et évêque de Rome, en est le chef visible, PEU
Husrorre.-—Saint Irénée, évêque de Lyon, qui avait été disciple de saint Polycarpe, disait À Florin, qui semait des dogmes erronés, contraires à ceux de l'Eglise catholique : ‘‘ Votre doc- ‘ trine n’est pas celle des évêques qui ont été avant vous. Il ‘ me semble entendre le bienheureux Polycarpe nous raconter ‘ les entretiens qu’il avait eus avec Jean et les autres qui avaient ‘ vu le Seigneur ot nous faire le récit de ce qu'il avait appris de
‘6 ga doctrine et de ses miracles. Je puis assurer devant Dieu
‘6 que si ce saint évêque eût entendu la doctrine que vous en- ‘6 seignez, il se serait bouché les oreilles et se serait écrié selon ‘sa coutume: Bon Dieu! ne m'aver-vous rébervé jusqu'à ce ‘4 temps que pour entendre de telles chosesf Et à l’heure même ‘6 il aurait pris la fuite.” LasaAusse,
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Le :
Ecamaces—1, Qu'entend-on par l'Église ? 2. Combien y a-t:il de marques de véri et pourqnoi est-il nécessaire de les maitre? 5, quand vous dites que l'Église est wns, nine, à À
De l'autori, { de l'Église
Jésus-Christ 2 donné aux pasteurs de l'Église le pouvoir d’instruire et de gouverner les fidèles dans l’ordre du salut. “ Allez, dit-il, à ses apôtres, instruisez les nations, leur “ apprenant à observer toutes choses que je vous ai com- ‘ mandées, et voilà que je suis tous les jours avec vous ‘ jusqu’à la consommation des siècles.” En vertu de cette promesse, l'Eglise est infaillible dans son enseignement quant à la foi et quant aux mœurs, de quelque manière qu'elle prononce, soit assemblée en concile, soit dispersée, ayant avec elle Jésus-Christ, la vérité même ; étant toujours éclairée et dirigée par son Esprit, qui est l'Esprit de vérité, jamais elle n’enseigner& l'erreur. Aussi l’apôtre saint Paul l’appeile la colonne et l’appui inébranlable de la vérité.
Ainsi le corps des pasteurs ne peut jamais se tromper dans ce qui intéresse la foi et les mœurs ; les jugements Jarce qu’il prononce, soit pour proposer aux fidèles les vérités de ome, la foi, soit pour condamner les erreurs qui la combattent, sont des jugements infaillibles auxquels tout fidèle doit se soumettre, L’Egiise est la chaire de la vérité ; elle pare
dis- sux hommes au nom de Dieu, par l’autorité et avec l’assisnes L. sance de Dieu ; et quand nous soumettons notre esprit à °U | l’enseignement et aux décisions de 1’ Eglise, c’est à Dieu que nter nous rendons l'hommage de notre foi. “Qui vous écoute ient “ m'écoute, a dit Notre-Seigneur à ses apôtres, et qui vous s de ‘ méprise me méprise : si quelqu'un n’écoute pas l'Eglise, Jieu ‘ regardez-le comme un païen et un publicain.” La voix Mn: | des pasteurs est donc la voix de Dieu même. Aussi les Jen à apôtres, instruits du privilège qu'ils avaient reçu de Jésus-
Christ, mirent-ils à la tête du premier jugement qu'ils prononcèrent ces paroles remarquables : ‘ Il a semblé bon au Saint-Esprit ‘ et à nous,” pour nous faire comprendre que le jugement de l’Église est le jugement de Dieu même.
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En effot, il était nécessaire que Jésus-Christ donnât à son Église cette autorité infaillible. S’il n’y avait paint de tribunal pour décider souverainement les questions qui s’élèvent sur ce que l’on doit croire, chaque fidèle pourrait s’égarer dans ses propres pensées et il n’y auraït plus d’uniformité dans la croyance. Si ce tribunal n’était pas infaillible, on pourrait douter de la vérité de ses décisions et les fidèles demeureraient incertains et flottants, exposés à être emportés à tout vent de doctrine. Il était donc de la sh. gesse de Jésus-Christ d'assurer à son Église le privilège d’être préservée de toute erreur dans sun enseignement,
Jésus-Christ a donné à l'Église le pouvoir de faire des lois par ces paroles: Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel. L'Église peut porter toutes les lois qu’elles croit nécessaires ou utiles à ses enfants. Les lois portées par le souverain Pontife ou par les conciles généraux sont obligatoires pour tous les fidèles ; celles qui sont établies par an concile provincial ou par un évêque ne sont d'obligation que pour la province ou le diocèse pour lesquelles elles ont été faites. Toute désobéissance à ces. lois générales ou particulières est péché et peut exclure du rovaume des cieux, car désobéir à l’Église c'est désobéir à Dieu. |
L'Église a en outre {e pouvoir de punir par des peines spirituelles les esprits indociles et rebelles à ses lois. Ce pouvoir est renfermé dans les paroles précitées de Notre- Seigneur : Zl'out ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel.
ÆElle exerce ce pouvoir par les censures. On appelle
| censure une peine spirituelle et médecinale portée au for extérieur par la puissance ecclésiastique, et qui prive un-
chrétien pécheur et rebelle de quelques biens qui sont au pouvoir de l’Eglise. La principale censure et la plus forte peine ecclésiastique est l’excommunication.
Enfin l’Église a 'e pouvoir de remettre les péchés, d’après
ces paroles de Jésus-Christ : Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez. Ce pouvoir est si étendu, qu'il n’y a pas de péché, quelque énorme qu'il soit, qui ne puisse
être remis par l’Église. Il réside dans tous les prêtres légitimement ordonnés ; mais ils ne peuvent l'exercer valide-
: con
ment qu’aveo de gi de l'évêque et dans les limites déterminées par lui : |
HrstotRe ,—Durant le schisme d’Antioche, saint Jérôme fut iiquiété dans son désert. On lui demandait avec qui il était en communion : avec Vital, ou Mélèche, ou Paulin, qui tous trdis divisaient le troupeau. Dans le doute, il écrivit au pape sait Damase en ces termes : ‘Ne suivant d'autre chef quo Jétus-Christ, je suis attaché à la communion de Votre Sainteté, c'eit-à-dire de la chaire de saint Pierre. Je sais que l’Église a été bâtie sur cette pierre. Quiconque mange l’agneau hors de cette maison est profane ; quiconque n’est pas dans l'arche de Noé périt dans le déluge ; quiconque n'amasse pas avec vous dissipe ; ainsi je vous prie de me marquer avec qui je dois communiquer.” Le souverain pontife eut égard à la prière de saint Jérôme, et, en conséquence des instructions reçues de Rome, cet illustre docteur adopta la communion de Paulin, qui l'ordonna prêtre. —Se soumettre humblement aux décisions de l'Eglise, c’est le seul moyen de ne pas errer dan la foi.
—SAINT JÉRÔME, Lettre 57.
Exerciors —1. Quel pouvoir Jésus-Christ a-t-il donné à l'Église? 2 Sur quellss paroles s'appuie l'intaillibilité de l’Église? 3. Pourquoi devons-nous croire tout ce que l'Église nou enseigne? 4. Était-il nécessaire que Jésus-Christ donnât à son Église ané autorité infaillible? 5. L'Église a-t-elle reçu le droit de ‘aire des lois ? 6. Comment punit-elle les infracteurs de ses lois? 7. Quelle est l« plus forte peine ecclésiastique ? 8. Sur quelles paroles est fondé le pouvoir qu'a l'Église de remettre les péchés ?
ARTICLE V
Hors de l’Église point de salut
Cette vérité a peut-être plus que toute autre'excité, surtout dans ces derniers temps, les outrageantes clameurs des ennemis de notre sainte religion. Rien cependant n'est plus facile à démontrer et à comprendre que ce point capitai. - :
L'Église catholique possédant seule la vérité, doit nécessairement professer cette doctrine.
La vérité est une et l'Église la possède essentiellement. Donc en dehors d’elle c’est l'erreur, comme en dehors de la lumière ce sont les ténèbres. Mais le salut ne peut être que là où se trouve la vérité.
En effet, s’il est évident qu’il faut une religion à l’homme raisonnable, il ne l’est pas moins qu’il ne peut y en avoir
ms mme : .—— :
qu'unequi soit la véritable. Celle que Dieu a donnée est
la seule qu'il puisse :+°»
Dès lors que notre saînte religion est prouvée divine, en dehors d'elle il ne peut y avoir de salut ; et les clameufs contre l'intolérance de ce dogme sont aussi absurdes que le serait la prétention de concilier les ténèbres avec la lumière, le oui avec le non, le vice avec la vertu,
Bien plus, toute religion qui prétendrait concilier les enseignements qui se combattent, prouverait par là même qu'elle ne possède pas la vérité. |
Mais il ne faut pas croire que ce dogme soit un arrêt de damnation pour tous ceux qui ne paraissent pas appartenir au corps de l'Eglise. (Car, pour quiconque cherche la vérité sincèrement, si d’ailleurs il ne met pas d'obstacles aux grâces divines, en peut être certain que la vraie lumière lui apparaîtra et que les miséricordes de Dieu l’introduiront dans la voie du salut.
Et d’ailleurs, par la disposition formelle et constante de |
croire toutes les vérités que Dieu a révélées, même quand involontairement on les ignore, on peut appartenir invisiblement mais réellement à l’Église. |
HiSToIRE. —A vant d'épouser Charles d'Autriche, qui fut deuis empereur sous le nom de Charles VI, la princesse Elisaeth ‘hristine Wolfenbuttel crut devoir, pour la traquillité de sa conscience, consulter les luthériens mêmes dont elle ava't jus-
u’alors professé la foi. Les docteurs protestants, assemblés à
elmstadt, répondirent que ‘‘les catholiques ne sont point dans l’erreut pour le fond de la doctrine et qu'on peut se. sauver dans leur religion.—Dès que cela est ainsi. dit la princesse en apprenant cette décision, il n’y a plus lieu d’hésiter, et dès demain j’embrasse la foi de l’Eglise romaine, car le parti le plus sûr dans une matière si importante est toujours le plns sage.” Le père de la princeese tint le même langage et s'atta- ‘cha comme elle à la religion catholique.
—DE TREvERN, Discussion amicale.
— Henri IV, sollicité par ses amis d'embrasser la religion catholique, demanda aux évêques si l'on pouvait se sauvér dans l'Église romaine. Ceux-ci lui répondirent qu'assurément on “pouvait se sauver, et de plus, qu’on ne pouvait pas se sauver Lots de son sein. Le prince s'étant ensuite adressé aux ministres protestants, leur demanda s’il était possible de trouver le salut dans leur réforme ainsi que dans l’Église romaine. Les
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Puisque, de l’aveu des protestants, on peut £s sauver dans la religion catholique, embrasser cette religion n'était pas seulement prendre le parti le plus sûr, c'était évidemment embrasser la vérité, car la vérité est une et le salut ne peut être que là où se trouve la vérité.
Exerctoes—1. ‘ ourquoi dit-on : hors de l'Eglise point de salut ? 2. Que doit. on penser des clameurs de ceux qui 8e révoltent contre cette doctrine ? 3 Tous ceux qui ne paraissent pas appartenir à l'Eglise sont-ils pour jamais condamnés à la damnation ? ,
ARTICLE VI La communion des saints
Tous les fidèles qui composent l'Église catholique sont unis ensemble et ne forment qu’un seul corps dont Jésus- Christ est le chef, L'union étroite de tous les membres de ce corps établit entre eux une communauté de biens spirituels et c’est ce qu’on entend par la communion des saints.
On nomme les fidèles saints, parce qu'ils ont été sanctifiés par le baptême et qu’ils sont tous appelés à la sainteté. Les biens soirituels, qui sont communs entre les fidèles, sont les grâces infinies qe Notre-Seigneur nous à méritées par ses souffrances, les mérites de la très sainte Vierge et des saints, les sacrements, les prières et toutes les bonnes œuvres qui se font dans l'Église. De tous ces biens spirituels, il se forme un trésor qui appartient à l’Église; et chaque fidèle y a sa part selon les dispositions où il se trouve.
Cette communauté de biens spiritueis est une suite de l'unité de l'Eglise. Tous les membres d’une famille travaillent pour son profit et ont tous part à ses avantages. Il en est de même de l’Église dont tous les membres ne composent qu’une même famille et qu'un même corps. Saint Paul compare l’Église au corps humain. En effet, rien n’est plus propre à nous faire comprendre ce que c’est que la communion des saints ; le corps a plusieurs mem-
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battent encore sur la terre contre les ennemis du salut,
bros, et chaque membre a sa fonction particulière ; mais tous ces membres ensemble ne font qu'un seul corps, Ils ont tous un même chef, une même âme, une même vie. Les fonctions de chaque membre ‘-urs avantages sont pour le bien de tout le corps ; tou acourent à la même fin, qui est la conservation du corps ; les yeux voient, les oreilles entendent, les mains agissent, les pieds marchent pour tout le corps, en un mot, tous les membres conspirent au bien les uns des autres et se donnent, dans le besoin, tous les secours possibles. De même, dans l'Église, tous les fidèles, vivant du même esprit, sous un même chef, sont unis entre eux dans les différentes actions. Chacun des fidèles prie, travaille, mérite pour tout le corps, et il reçoit en même temps le prix des travaux, des vertus et des prières de toute l’Église. Mais, pour profiter de ces avantages, il faut être membre de l'Église ; ceux qui sont séparés d'elle par l’hérésie, par le schisme, par l’apostasie, ou ceux qu’elle a retranchés de son sein par l'excommunication, n'ont aucune part aux avantages spirituels qui se trouvent dars la communion des saints.
£vur jouir pleinement de tous ces “biens, il faut même être un membre vivant de l’Église, c’est-à-dire être en état de grâce. Les pécheurs, en qui l’Esprit saint n’habite point par la grâce, sont, à la vérité, membres de l’Église, mais ce sont des membres morts : or, comment des membres morts pourraient-ils prétendre aux mêmes avantages que les membres vivants? Un bras mort, quoiqu'il reste uni au corps humain, ne peut recevoir la nourriture, l’accroissement, Je mouvement et l’action. Cependant les pécheurs ne laissent pas de tirer beaucoup d'utilité de l’union qu'ils ont avec le reste du corps: c’est un grand avantage d’être de cette société, dans laquelle seule se trouvent la vérité, la charité, la justice, le salut et les moyens qui y
conduisent. Un pécheur est mort ; mais tant qu’il demeure
uni au corps, il peut revivre par les prières de l'Eglise, qui ne cesse de demander pour lui le retour à la vie par une sincère pénitence.
Les fidèles qui forment l’Église se divisent en trois branches : l'Église militante, composée de ceux qui com-
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l'Église triomphante, composée de tous les hienheureux qui sont dans le ciel ; et l’Église souffrante, composée des âmes qui achèvent d’expirer leurs fautes avant d'entrer en paradis,
Ainsi les fidèles qui sont sur la terre ne sont pas seulement unis entre eux, ils le sont aussi avec les saints qui triomphent dans le ciel et avec les âmes qui sont dans le purgatoire. Nous nous réjouissons du bonheur des saints, nous en bénissons Dieu, nous les prions d’intercéder pour nous ; les saints, de leur côté, nous aiment comme jeurs frères et ils nous aident par leurs prières auprès de Dieu. Nous adressons nos prières à Dieu pour les âmes du purgatoire ; nous faisons des aumônes et d’autres bonnes œuvres pour qu’il les soulage dans leurs souffrances et qu’il en abrége la durée par sa miséricorde,
Hasrorr£.—Saint Fructueux, évêque dans le troisième siècle, ne cessait point de prier pour toute l’Église. Lorsqu'il était près de souffrir le martyre, ayart été condamné à être brûlé vif pour la foi, un chrétien lui prit x main et lui dit: ‘‘ Je vous supplie de vous suuvenir de moi devant Dieu.” Le saint martyr lui répondit: ‘‘ Je dois avoir dans l'esprit toute l’Église catholique, étendue depuis l’orient jusqu’à l’occident.?”
Saint Polycarpe priait jour et nuit pour l'Eglise catholique répandue par toute la terre. -- LASAUSSE.
ExBRoIOES, —1, Qu’entend-on par la communion des saints? 2. Pourquoi les fidèles sont-ils appelés saints ? 3. Quels sont les biens qui sont communs à tous les fidèles ? 4. Sur quoi est fondée cette communauté de biens spirituels ? 6. Que faut-il faire pour entrer en communication de ces biens ? 6- Les heurs ne retirent-ils aucun avantage de leur union au corps de l’Église ? 7, Comment
se divise l'Eglise ? 8. Comment les saints, les âmes du purgatoire, les fidèles sont-ils en communication ?
CHAPITRE XII DE LA RÉMISSION DES PÉCHÉS Je crois à la rémission des péchés
Ce n’est que dans l’Église catholique que l’on trouve la rémission des péchés. Dieu n’accorde cette grâce qu’à ceux qui deviennent ses enfants, C’est par le baptême que Îles chrétiens reçoivent d’abord la rémission du péché originel ; mais, comme il n'arrive que trop souvent que Van ner
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