‹ Nouveau traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme]Chapitre 62 sur 141 · Montrez ne? 5. Faiours. 6, Le 7. Montrez ites du scan · texte numérisé non relu

Montrez ne? 5. Faiours. 6, Le 7. Montrez ites du scan

outes les >rps, less péchés idolâtres dit qu'ils ume des

dire ou ue et la

able de- :

es chan-

lire des !

Is capasur des ret dans autrui, volés. Il teté de é. Jla ême, sur xemples

me dans

les infidèles qui ne connaissent pas Dieu, parce qu'il est contraire à la raison qui les éclaire, parce qu’en s’y abandonnant l’homme se dégrade lui-même et qu'étant par sa nature au-dessus de la bête, il se met au même rang et se confond avec elle; mais il esi beaucoup plus énorme dans les chrétiens, dans ceux qui ont été régénérés en Jésus- Christ, parce que rien n’est plus contraire à leur vocation, parce qu’il fait i injure au Saint-Esprit, dont il profane le temple, et à Jésus-Christ, dont il souille les membres, Quel crime de profaner le temple de Dieu ! quel sacrilége que de déshonorer les membres de Jésus-Christ! Cette idée doit

nous faige horreur ; maïs nous nous affermirons dans cette disposit@n si nous considérons les suites funestes de ce péché. Il ruine la santé, il renverse la fortune, il déshonore les familles, il couvre d’infamie ceux qui le commettent. Un libertin, devenu l’opprobre de sa famille et la fable de toute une ville, périt misérablement à la fleur de son âge, ou bien il traîne une vie languissanté dans l’ignominie, dans la douleur et le désespoir.

Les suites de ce péché sont encore plus funestes à l'égard de l’âme : il éteint les lumières de l'esprit, il.le rcad' incapable de toute application sérieuse. Un jeune homme livré à ce vice honteux ne peut penser à rien de solide ; sa passion le suit partout et l'occupe tout entier ; toute espèce de travail l’ennuie, le lasse et l’impatiente. Le cœur est encore plus malade que l'esprit ; il a un dégoût presque insurmontable pour la prière et tous les exercices de piété ; c'est cet homme animal dont parle saint Paul, qui ne conçoit rien aux choses de Dieu ; la vue même des gens de bien lui fait peine parce que leur conduite est comme une censure secrète de ses désordres, ‘“ Celui qui fait le mal, dit J'ésus- “Christ, haït la lumière ; il ne s’en approche pas, de peur “que sès œuvres ne soient. condamnées.” Il tombe bientôt dans l’endurcissement, Iln’y a point de vice qui ré- Bpande des ténèbres plus épaisses dans l’âme ; les intérêts Les plus chers ne touchent plus, les promesses, les menaces le Dieu sont également méprisées, un bonheur, un malheur Mternel, ne font plus d'impression : tout est sacrifié, tout est compté pour rien. On oublie ce que l’on doit aux. aures et ce que l’on se doit à soi-1nême ; ce n’est plus la rai

son qui guide. “est un penchant aveugle et impétueux qui emporte, et tandis qu’on se donne en spectacle au public, seul on ne se vait pas soi-même. On en vient même jusqu’à Es la foi ; car la religion ne peut s’allier avec une vie

issolue. Pour étouffer les remords de la consciente et vivre tranquillement dans le crime, on commence par douter des vérités les plus certaines et l’on finit par ne rien croire, De là l’impénitence finale ; on meurt dans le péché et l’on paraît au tribunal de Dieu tout couvert des crimes dont la vie entière a été souillée, selon cette maxime de l’Ecriture : “ Les désordres de la jeunesse pénètreront jusque dans ses ‘os, l’accompagneront dans la poussière même & tom- “ beau ” et de là dans l'enfer.

Nous sommes obligés non seulement d'éviter cet abominable péché, mais encore les occasions prochaines qui nous y portent, car celui qui s'expose au danger y périra, dit l'Esprit saint, Les occasions les plus ordinaires qui portent à l'impureté sont :

1° L’excès dans le boire et le manger, parce qu’il abrutit à

l’âme, la rend tout animale et sensuelle, lui ôte tout sentiment de Dieu et la tient comme courbée vers la terre.

2° Le luxe et l’immodestie des habits qui, devenant pour soi-même et pour les autres un sujet de chute et de scandale, sont l’indice de la chasteté mourante ou déjà morte dans une âme.

3° L'oisiveté, car vivre sans rien faire, c’est s’exposer à des tentations continuelles, la paresse étant la mère de tous les vices.

4° Les mauvaises compagnies, car rien n'est plus dan-|

creux que la société des libertins, qui ont perdu la crainte

e Dieu et le sentiment naturel de la pudeur et portent les

autres à commettre le mal, soit par leurs discours, soit par leurs exemples. Le Saint-Esprit nous avertit souvent dans l’'Ecriture de fuir les méchants et de rompre tout commerce

avec evx. ‘Si les méchants veulent vous attirer à eux, |

‘ nous dit-il à tous, ne les écoutez pas; s’ils vous disent : “ Venez à nous, prenez bien garde de les suivre ; si vous

“ les fréquentez, vous deviendrez bientôt aussi méchants | Instruits par la vérité même que le vice est k

‘ qu'eux.

une maladie contagieuse, que les méchants répandent cette

com pe traille ruptio:

par le:

leur c:

jeunei naire ( Hélas tout c qeux, «

. suefois

le glor n'a pa:

piété y danger tueux, d’une «

| tre dar Lilnaf

et de s ou der se fam se livre ancien

5° ] de mil] tômes :

porte 1 livre p livres ] gion se est bie abomir

iascive

tueux qui au public, me jusqu’à C une vie science et par douter ien croire, hé et l’on es dont la "Ecriture :

> dans ses

du tom-

et abomiqui nous érira, dit qui portent

il abrutit

out sentiterre.

nant pour ; de scanéjà morte

’exposer à ère de tous

plus dan!

la crainte

bortent les

, soit par vent dans

commerce er à eux, s disent :

; Si Vous méchants e vice est À dent cette

on s’accoutume à penser, à prrler et

porte le ravage et et la mort.

dascives, à des peintures obscènes, se trouvent joints des

contagion sur ceux qui les approchent, qu’en les fréquentanc

À asir comme eux, nous serions grandement coupabi:: si nous nous cxposions au danger de leur ressembler, Voudrions-nous vivre avec des pestiférés ? Non, non, sans doute ; nous appréhenderions d’être bientôt attaqués de leur maladie. Les mauvaises compagnies sont la perte de l’âme. (Comme ceux dont les en. trailles sont gâtées communiquent par leur haleine la corruption de leur corps, de même les méchants communiquent par leurs entretiens la corruption qu’ils portent au fond de leur cœur ; car de quai s’entretient-on dans la société des jeunes gens livrés à leur passions ? Quel est le sujet ordinaire de leur conversation quand ils se trouvent en liberté ? Hélas! on y parle de tout ce qui peut flatter les passions ; tout ce que l’on a vu, tout ce qu’on a entendu de scandaqeux, en le raconte avec complaisance ; on s’y permet quel-

. suefois les propos les plus licencieux ; on va même jusqu’à

le glorifier de ses désordres, jusqu’à s’en attribuer que l’on n’a pas commis. La pudeur y est tournée en ridicule, la piété y devient un objet de mépris et de dérision. A quel danger n’est pas exposé alors un jeune homme encre vertueux, s’il ne prend aussitôt la fuite et s’il ne se sépare d’une compagnie aussi pernicieuse ! Le venin du péché en-

| tre-dans son cœur : d’abord une mauvaisé honte le retient, | il n’a pas le courage de reprendre ceux qui offensent Dieu | et de s’opposer au mal qu’ils font ; il craint de leur déplaire

ou c'en être raillé s’il ne fait pas comme eux : peu à peu il se familiarise avec ce qui lui faisait horreur auparavant ; il se livre aux mêmes désordres et il finit par rougir de son ancienne modestie.

5° La lecture des mauvais livres. Elle remplit l'esprit

LE de mille pensées dangereuses et l'imagination de mille fan-

tômes indécents ; de là le poison passe dans le cœur et y Il ne faut qu'un mauvais livre pour corrompre une multitude de jeunes gens. Ces livres pernicieux passent dans toutes les mains ; la contagion se répand et elle infecte une maison entière. L'effet est bien plus funeste encore si c’est un de ces ouvrages abominables où à des intrigues passionnées, à des anecdotes ,

en 159 ue

Il ne qu'on a esseur.

présent

maximes impies, des prinoipes d'irréligion capables de d truire la crainte de Dieu et d’ébranler la foi. Cette ba rière une fois rompue, à quels excès ne se porteront p

ceux qui auront avalé le poison ? dans quels désordres n0}°" tomberont-ils pas 4 et qui pourra les retenir dans leur chilf”°tt'e te? La foi est la meilleure sauvegarde des mœurs ; c’est | ler ni plus forte digue qu’on puisse opposer aux passions ; si of pd

lève cette digue, le torrent se débordera et ravagera tou 46 3, tant qu'elle reste dans le cœur, est un principe |

à la vertu ; si on fait le mal, du moins on se con dune : ‘-même, on se le reproche ; maïs quel moyen de relever de ces chutes si on a perdu la foi? Le mal n'est: pas alors sans remède ? Ne devrait-on pas désespérer (| salut de celui qui est tombé dans un tel état, si on ne 4

vait que la miséricorde divine est sans bornes ! O vo

Ceux esser 8 er les « ère en uelque

Hisro exe, en

donc, jeunes enfants, que cette contagion n’a pas encon n" gagnés, ne lisez jamais des livres pernicieux: rejetez aval, A horreur ceux qu’on vous présenterait. S'il vous en tombe js: quelqt: un entre les mains, ne le regardez même pas, voullk: etT

approb ont-Ce ] eur le v ar les c —Pèr auvais yéz au rrache:

es mair ait pas

e put s u lui d avouer Aire Cir ue vou

succomberiez 4 la tentation de le lire. Et ne dites pa que ‘vous ne lisez que dans la vue de vous instruire, d'o ner votre esprit et de former votre style. Vous pouva puiser ces avantages dans de meilleurés sources : on 1 manqué pas d'ouvrages excellents en tout genre, qua peut:lire sans aucun danger pour les mœurs ; consultez ui homme instruit, il vous en indiquera plus que vous 1 pourriez en lire dans le cours d’une longue vie, qui réuni sent aux grâces du style l'utilité des connaissances. G'ailleurs tous les avantages du monde ne méritent pas dé tre achetés au prix de votre innocence. Si vous donnez | préférence à ceux qui peuvent vous corrompre, ce sera lon la passion qui présidera à votre choix.

6° Les spectacles. C’est sur les théâtres que le ‘démo

de l'impureté étale ses pompes avec tant d'appareil et d'air

Dndamné

traits, que la vertu la plus solide ne saurait s’y soutenil rue Là, tout respire | la volupté: les décorations, les chants ef sont les inesteg le

A1s livres talent a angers ? 1

minés, les j jeux, les parures, tout y est piége ; rien n'es plus con craire à l'esprit du christianisme, qui est un espri

*. de pureté, de modestie, de prière et de pénitence, | cc aussi !

Il ne faut pas attendre, pour éviter toutes ces

ju'on aille se confesser ou qu'on y ait été obligé par la conesseur. Il est très à propos de Les quitter avant que de se résenter au tribunal de la pénitence ; c’est le meillsur noyen de s’assurer qu’on veut véritablement ne plus « mnettre ce péché. Il faut aussi prendre garde à ne pa: cé. ler ni déguiser en aucune manière ces sortes de pécaés lans la confession, car ce serait faire des confessione nulles t même sacrilèges et mériter la damnation.

Ceux qui veulent se corriger de ce péché doivent se conesser souvent, à un même confesssur pieux et éclairé,’ éwier les occasions qui y portent, avoir une dévotion particue mal n'estiitre envers la très sainte Vierge et Ini faire tous les jours désespérer d uelque prière à cette intention.

si on ne «li HISTOIRE.—Tous les hommes, san di action d'âge ni de exe, ensevelis dans les eaux du dél::, à l'exception du juste oé et de sa famille, parce que toute c''1ir avait corrompu ses oies, dit l’Ecriture ; cinq villes infimes inondées d’une pluie. e feu et reduites en cendres avec 1 .:5 habitants ; vingt-quatre lle Ysraélites mis à mort en un seul jour pour leur impudicié: et Dieu, par ses éloges et ses récompenses, se déclarant approbateur et l'auteur de ces épouvantables châtiments, ne ont-ce pas la des preuves évidentes que le Seigneur a en hor-

pables de

Cette ba porteront p désordres n lans leur ch eurs ; c’est | SSiOns ; Si 0 avagera tou 1 principe {| 1s on 8e Co | moyen de 4

es ? O vo à pas encor rejetez ave us en tomh me pas, vo ne dites pu struire, d'o

eur le vice impur et que bien souvent il le punit dès cette vie Vous pouve ar les dhôtimente has terribles. g , fs rces : OR TE Pères et mères, maîtres et maîtresses, ai vous voyez un genre, QUOBuuvais livre entre les mains de vos enfants, de vos élèves, consultez uiByéz au moins le zèle de Diderot : est-ce trop vous demander ?

\rrachez, comme il le fit lui-même, arrachez avec indignation

que vous à l à à es mains de ce qui vous est cher le livre où la religion ne se-

e, qui réuni

7 . jiifit pas respectée. C'était son propre ouvrage que l’incrédule des cho d'ée put souffrir un instant entre les mains de sa fille. On eût P Mu lui dire : si votre doctrine est funeste comme vous paraissez

us donnez ID er, pourquoi la répandez-vous dans le public? pourquoi >, ce sera donfEi;e circuler dans ia grande famille de la société des poisons ue vous jugez si dangereux pour la vôtre?

| —MeraAuLT, les Apologistes.

ExBRCIOES.—1. Que défend le sixième commandement ? 2. Pourquoi le péché bndamné par le sixième commandement est-il un si grand crime, surtout dans

que le démoi bareil et d’ati

sv souteniMi chrétien ? 3. Quelles en sont les suites? 4. Quels ravages exerce-t-il aussi Y ans l'âme de ceux qui ont le malheur de le commettre habituellement ? 6. Quels chants efTés sont les occasions ordinaires de ee péché ? 6. Faites connaître combien sont

inestes les mauvaises compagnies ; 7. Faites comprendre le danger des mauais livres ? 8. N'est-il pas permis de les lire à cause de l'intérêt qu'ils offrent et

talent avec lequel ils sont écrits ? 9. Les spectacles offrent-ils de bien grands angers ? 10. Quels sont les principaux moxens à prendre pour 8e préserver d’un ce aussi honteux et pour conserver la sainte pureté

»b ; rien n@ est un espil ne.

Page 1