‹ Nouveau traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme]Chapitre 71 sur 141 · LI · texte numérisé non relu

LI

—Un prédicateur commença ainsi une instruction sur le délai de la conversion : ‘* Mes frères, dit-il, en arrivant au milieu de vous pour exercer mon ministère, j'ai eu sous les yeux un spectacle déchirant : un jeune homme traversant précipitamment la place publique, la voiture se brise, le malheureux échappe à Ja mort, mais pas un membre de son corps qui n’éprouvât une vive douleur, On s'approche, on le plaint, ou s'intéresse à son sort, on parle de recourir à un médecin: ‘‘ Un médecin ! s’écrie-t-il; à Pâques le médecin.” Vous jugez de l’étonnement des spectateurs ; ils croient son espritaliéné. Vous étonnerezvous, mes frères, si nous vous disons : Ce malheureux, cet insensé, c'est vous-mêmes. En courant précipitamment dans la carrière du vice, vous avez fait une chute funeste : la plus noble partie de vous-mêmes, votre âme, est plus que blessée, elle est morte ; on vous parle d'un médecin tout puissant, non par lui-même, mais par la mission qu'il a reçue de Dieu et qui peut la rendre à la vie et vous ne cessez de répéter : ‘‘ À Pàques, à Pâques, le recours à ce grand médecin !”’ Combien qui ne mettent pas même de terme à leurs délais ! ” Cette comparaison fit.une vive impression sur l'esprit des auditeurs, qui pour la plupart se hâtèrent d'approcher du tribunal de la pénitence,

MERAULT, Enseignement de la Keligion, tome 111.

EXxERoICES.— 1, Quelle obligation l’Eglise nous impose-t-elle par son troisième commandement ? 2. Pourquoi nous a.t-elle commandé de nous confesser une fois l'an? 3. Faut-il ne se confesser qu’une fois l'an? 4. Suffit-il de s’approcher du sacrement de pénitence pour obéir à l'Eglise. 5. À quelle époque fautil re-nplir le devoir de la confession annuelle ? . :

ARTIOLE IV

Quatrieme commandement :

Ton créateur tu recevras au moins à Pâques humblement. .

L'Eglise, par son quatrième commandement, ordonne à tout fidèle de recevoir avec respect, dans la quinzaine de Pâques et dans sa propre paroisse, le saint sacrement de l’Eucharistie et menace même d’excommunication ceux qui manquent à ce devoir. .

Tous les fidèles qui en sont jugés capables par leur pasteur sont obligés d'observer ce précepte.

Ce qui a engagé l'Eglise à faire ce commandement, c’est l'indifférence d’un grand nombre de chrétiens pour cet auguste sacrement, quoique Jésus-Christ ait dit de la manière

‘1 PRES D AA DURE PA OT t

DES SAR ns. AE A

la plus expresse que celui qui ne mangera pas sa chair et ne boira pas son sang n'aura pas la vie en lui. |

Les premiers fidèles com.runiaient très souvent; ils regardaient l’Eucharistie comme le pain quotidien des enfants de Dieu ; ils ne connaissaient point de douleur plus sensible que celle d’en être privés. Dans la suite la charité se refroidissant, on s’est éloigné de la sainte communion et beaucoup de chrétiens en étaient venus au point de passer plusieurs années sans s'approcher de la sainte table. (C’est pour empêcher un si grand désordre que l'Eglise a exigé de tous ses enfants, sous des peines sévères, qu’ils reçussent au moins à Pâques 1.. divine Eucharistie.

Quoiqu'’eile ne les ofilige qu’à une seule communion par an, elle désire cependant qu’ils s’en approchent plus souvent et surtout qu’ils le fassent aux fêtes solennelles. Elle a même déclaré, dans le concile de Trente, qu’elle souhaite qu’à chaque messe tous les fidèles qui y assistent, communient réellement, afin de retirer plus de fruit du sacrifice.

Ainsi, en ne communiant qu'à Pâques, on accomplit à la rigueur le précepté de l'Eglise, mais on ne remplit pas l’étendue de son désir. En effet, il est difficile qu’une communion par an suffise pour entretenir et conserver la vie spirituelle de la grâce.

Ou ne satisfait pas au précepte par une mauvaise communion, puisque l’Eglise commande un acte saint etnonun sacrilège horrible.

L'Eglise nous ordonne de communier humblement, c’'estàa-dire avec les dispositions requises. Ces dispositions consistent principalement à y apporter une conscience pure de tout péché mortel ; c’est pour nous marquer cette intention qu’elle veut qu’on diffère pendant quelque temps la communion pascale, quand on a une cause juste et raisonnable. Il n’y a pas de cause plus juste de la différer que le besoin de se purifier ; mais il faut bien remarquer que ce délai doit être employé à se préparer et qu’on doit faire tous ses efforts pour en abréger le temps, car quoique la quinzaine soit passée, l'obligation de communier subsiste toujours, jusqu’à ce qu'on y ait satisfait,

DEPART LES TR D à CORTE ONE

| nl | A!

fl { | |

Hisrorre.—Un mauvais chrétien alla chez son curé et lui dit : << Æonsieur le curé, venez, je vous prie, à la sacristie pour me

chair et

ils reenfants 8 sensiarité se nion et > passer . C'est >xigé de

ssent au

ion par souvent Elle a souhaite commuacrifice.

plit à la pas l’éne comr la vie

se comtnonun

t, c'estns conpure de itention communnable.

y besoin élai doit ses efaine soit

jusqu'à

lui dit :

Our me

Page 1