‹ Nouveau traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme]Chapitre 76 sur 141 · PR RE A D M · texte numérisé non relu

PR RE A D M

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re et l'esprit et le cœur ; c’est dans le cœur que commence la désobéissance ; le cœur est la source du péché, les paroles et les actions n’en sont que les effets extérieurs.

JI1 y a deux sortes de péchés actuels: ie péché mortel et le péché véniel. Un péché est mortel quand ja matière est considérable et qu’on le commet avec un parfait consen. tement. Le péché véniel est celui dont la matière est légère, ou, si la matière est grave, qui n’est pas Commis avec un plein consentement.

Le péché mortel est le plus grand de tous s lé maux. ll nous fait perdre la grâce sanctifiante et le droit àl héritage céleste ; il donne la mort à l’âme en la séparant de’ Dicu, qui est sa vie, comme l'âme est la vie du corps; il' nous rend dignes de la damnation éternelle. Quand on a le malheur de commettre un péché mortel, on devient l’esclave

du démon, l'ennemi de Dieu, l’objet de sa haine et de ses !

vengeances éternelles, Peut-il y avoir un mal comparable

à celui-là? Quelle horre ur ne devons-nous ras avoir de ce |

péché! Avec qui soinene devons-nous pas l'éviter! Non,

il n’y a rien que l’on ne doive être disposé à souffrir plutôt !

que do commettre un s ul péché mortel. Il faut fuir le péché comme on fuiraitun serpent. Or, si l’on rencontrait

un serpent et que l’on eût lieu de craindre d’en être dévoré,

avec quel empressement ne s’en éloignerait-on pas! La frayeur ne ferait-elle pas prendre aussitôt Ja fuite ct ne craindrait-on pas que cette fuite ne fût pas.assez promptc! Eh ! bien, faisons Gu moins pour sauver notre fme ce que nous ferions pour l1 conservation de notre corps. Si par malheur on se rendait coupable d’un péché mortel, il faudrait tout de suite s en repentir, prononcer souvent et ‘du fond du cœur des actes de contrition et d'amour de Dieu et se préparer à se confesser le plus tôt possible. Evitons même avec le plus grand soin les péchés véniels c’est-à-dire ceux qui n'ôtent pas la grâce sanctifiante, mais qui l’affaiblissent : qui nous rendent pas dignes de la damnation éternelle, ma's qui nous rendent dignes des peines temporelles. Les péchés que l’on regarde comme les, plus petits sont de très grands maux, parce qu’ils offensent Dieu. D'ailleurs, les péchés véniels, quand on les néglige, con duisent inscpsiblement au péchéimortel. “Celui qui néglige

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