‹ Nouveau traité des devoirs du chrétien envers Dieu [microforme]Chapitre 80 sur 141 · CHAPITRE PREMIER DES SACREMENTS EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER DES SACREMENTS EN GÉNÉRAL

Jésus-Christ a institué les sacrements, c'est-à-dire des signes sensibles auxquels il lui a plu d'attacher le don ines-

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timable de la justification ; les sacrements sont donc comme autant de canaux pu: lesquels il nous communique la grâce qui conduit au salut,

me Les sacrements sont des as puisqu'ils nous font ps connaître une grâce invisible q ‘ils opérent dans notre âme que et ces signes sont sensibles parce qu'ils tombent sous nos )uis- sens.

jus- Il y a sept sacrements: le baptême, la confirmation, . ;l l'eucharistie, la pénitence, l'extrême onction, l'ordre et le tre mariage, Il y a deux choses dans les sacrements: l’une que l'ou voit ct l’autre que l’on ne voit pas, mais que l’on éce cruit. Co que l’on voit, c’est l’action extérieure du mide nistre ; ce que l’on ne voit pas, c’est l'opération invisible de- de la grâce. | de Trois choses sont nécessaires povr faire un sacrement : pt la matière, la forme ct l'intention de faire ce que fait G l'Eglise.

che Les choses dont on se sert dans l’administration des ba- sacrements en sont la matière, les paroles en sont la forme. ur ? Ces deux choses extérieures ont un parfait rapport eutre Ni elles, aï.si qu'avec la grâce qu’elles communiquent: par nes exemple, Gans le baptême, la matière est l’eau: la forme our consiste dans ces paroles : /e te baptise au non du Père et une du l'ils et du Saint-Esprit, c’est-à-dire je te lave, et l'effet i je du baptême cst de purifier l’âme en donnant vne nouvelle vie. La matière de la confirmation consiste duns l’onction der | du saint chrème avec l'imposition des mains ; la forme Lous consiste dans les paroles qui accompagnent cette actiun wie et l’effet de ce sacrement est de donner le Saint-Esprit et d'augmenter la grâce reçue dans le baptême.

Outre la grâce sanctifiante, chaque sacrement. contient encore une autre grâce qui lui est propre et que l’on nomme grâce sacramentelle. C’est un’certain droit que nous recevons alors d'obtenir en temps opportun des secours particuliers pour accomplir la fin du sacrement. Dans le baptême, par cxemple, en verta de la grâce sacramentelle, on recoit les secours dont on a besnin pour mener une vie

ss chrétienne et pour conserver l'innocence reçue dans ce

sacremcbt.

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Tous .es sacrements ont été institués pour notre sanctification, tous produisent cet effet; mais il y a'‘entre eux des différences qu'il est nécessaire de remarquer. Premièrement, le baptême et la pénitence sont établis pour donner la vie spirituelle de la grâce ct c'est pour cela qu'on les appelle sacrements dès morts ; et les autres sont pour augmenter en nous cette vie spirituelle que nous devons evoir déjà en les recevant ; on les nomme, pour cet effet, sacrements des vivants, parce que, pour les recevoir dignement, il faut vivre de la grâce, c’est-à-dire être exempt de

ché mortel.

Secondement, il y en a trois, savoir: le baptème, la confirmation et l’ ordre, dans lesquels l'âme n'est pas seulement sanctifiée par la grâce, mais elle est encore marquée d’un caractère spirituel qui nous consacre à Dieu d’une manière particulière et qui ne peut être effacé. Celui qui reçoit ces sacrements avec de mauvaises dispositions ne reçoit pas la grâce sanctifiante, mais il reçoit le caractère ; de plus la grâce, quand on l’a reçue, peut se perdre par le peché ; mais le sceau divin que ces sùcrements ont imprimé ne saurait s’effacer ; c’est pour cette raison que ccs trois sacrements ne peuvent se réitérer, c'est-à dire qu'ils ne peuvent être reçus qu’une fois par la même personne.

Outre l'action et les paroles qui sont essentielles à chaque sacrement, l'Eglise, toujours conduite jar le faint- Esprit, a ajouté plusieurs cérémonies pour l’instructicn et l'édification des fidèles. Quoique ces cérémonies ne soient pas absolument nécessaires pour l’effet des sacrements, elles n'en sont pas moins respectables par lcur antiquité: Ja plupart paraissent avoir été établies par les apôtres mêmes. Ces cérémonies servent à nous faire mieux connaître

l'excellence et la sainteté des sacrements ; elles nous ap-

prennent d’une manière sensible avec quelles dispositions nous devons les recevoir, quels effets ils produisent et quelles obligations ils nous imposent.

Histoire. — Un prêtre zélé disait en gémissant: “ Combien n'y a-t-il pas do malades qui, dans la belle saison, vont aux eaux de Bourbonne, de Vichy, de Baréges! etc. Ils font de

ndes dépenses pour guérir de quelques infirm tés corporelles

et il s’en faut bien Qu'ils guérissent tous. Nous avons des

+ 208 — sources admirables pour toutos fes maladies de l’Âme : ce sont les sacrements. Ces sourcés de grâces guérissont infailliblement tous ceux qui y vont étant bien disposés. Comment tant de pécheurs négligent-ils d'aller à ses sources y puiser une eau qui

est si salutaire ? Comment la plupart de ceux qui y vont n'y portent-ils pas les dispositions nécessaires :”?.

EXERCICFS.—1. Qu'entend-on par les sacrements et qui les a institués ? 2, Combien y a-t-il de sacrements ? 8. Combien faut-il de choscs pour faire un sacrement et comment les nomme-t-on ? 4. Pourquoi les sacrements ont-ils été institués et quel est l'effet particulier propre à chacun d’eux ? 5, Quels sont ceux qu'on ne peut recevoir qu'une fois et pour quel motif ?

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