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— 106 — ) avons à soutenir pour éviter le mal et faire le bien. Si le baptême nous délivrait de l’ignorance et de l’inclination au mal, nous ferions le bien sans peine et comme naturellement : et quel mérite y aurait-il à le faire s’il ne nous coûtait rien ? Le baptême imprime dans notre âme un caractère ou uno marque spirituelle et ineffaçable qui consacre à Dieu ceux qui sont baptisés et qui les distingue de ceux qui ne le sont pas. Ce caractère de consécration fait qu’on ne peut recevcir le baptême qu’une fois, car ce qui est une fois consacré à Dieu lui appartient par un droit inaliénable,
. Le baptême est si nécessaire qu’on ne peut être sauvé sans le recevoir, conformément à ces paroles de J'ésus- Christ : “ Si l’homme ne renaît de l’eau et de l’Esprit, il ‘ ne peut entrer dans le royaume des cieux.” Mais il peut être suppléé ou par le martyre ou même par le désir du sacrement, dans les cas où il y aurait impossibilité de le recevoir ; et c’e:t pour cela qu'on distingue trois sortes de baptême : le baptême d’eau, le baptême de désir et le baptême de sang. Iln’y a cependant que le baptême d’eau qui soit un véritable sacrement et si l’on donne le nom de baptême aux deux autres, ce n’est que parce qu’ils suppléent au défaut de ce sacrement és on ne peut le recevoir et qu’ils ont le même effet.
Le baptême de désir doit être RARE d'un véritable et sincère regret de ses péchés, avec un grand amour de Dieu.
Le baptême de sang consiste à souffrir le martyre pour l'amour de Dieu et pour la foi de Jésus-Christ avant d’avoir été baptisé : on le nomme aiïnsi parce qu'on regarde celui qui meurt en souffrant pour la défense de la foi comme baptisé dans son sang et qu’il obtient la même grâce qu’il aurait reçue par le baptême d’eau et même bien plus parfaitement, parce que le martyre est l’acte suprême de la charité,
Historre.—J'’ai connu une vertueuse femme, dit le pieux Bourdon, toute pauvre des biens de la vie présente, mais très riche des biens du ciel, pleine de l'esprit de Jésus-Christ et d’un amour tendre pour là sainte Vierge. Comme on élevait dans la ville qu ‘elle habitait une magnifique église, elle se sentit prossée d'offrir ur écu, fruit do ses ép: argnos, pour contribuer en quelqu» 89:20 à là coitruction du pieux édifice. Mais
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le prêtre à qui elle présenta son offrande la refusa et lui témoigna mêmo qu'il scrait bien aise de Jui faire accepter quelques secours, au lieu d’en recevoir d'elle, parce qu'il voyait Lien à ses habits qu'elle était pauvre. Alors cette femme, avec une foi admirable, lui repondit : ‘‘ Moi pauvre, mon père ? eh ! ‘‘ ne suis-je pas chrétienne, fille d’un grand roi et héritière # d'un grand royaume ?— Mois de Marie, par le P. DEBusst.
Ex#RcICKs,—1, Quel est le rremier et le plus néces aire de tous les sacrements! 2. Jusqu'à quel point le baptême e:t-il nécessaire et comment peut-il être suppléé ? 38. Les diverses manières de supplécr le baptême sont-elles aussi des sa.
crements ?
ARTICLEII Ministre du sacrement de baptême
Le baptême étant aussi nécessaire qu’il l’est pour le salut, Jésus-Christ en l’instituant a donné aux hommes toutes les facilités imaginables de le recevoir ; c’est pour ce sujet que quoique ordinairement il n’y ait que les prêtres qui aient droit de baptiser et qu'il fuille porter les enfants à l’église pour y recevoir ce sacrement avec les cérémonies ordinaires cependant toute personne peut baptiser dans le cas de nécessité et le baptême est valide, pourvu qu’elle verse de l’eau naturelle sur le baptisé en prononçant ces paroles : Je te baptise au nom du l'ère et du Fils et du Saint-Esprit. Pour être véritablement baptisé, il faut que jeau ait touché quelque partie considérable du corps, autrement il faudrait, regarder le baptème comme douteux et baptiser ensuite l'enfant sous condition.
C’est ce qu’on doit faire aussi si l’on a un doute fondé que l’enfant ait vie ou qu'il ait été baptisé, ou qu’il lait été comme il faut, ainsi que dans d’autres cas extraordinaires, car alors on doit le baptiser ainsi, en disant 1 r:qu’on verse l’eau sur lui : Se tu es capable du baptême, ou Si tu n'es point baptisé, je te baptise au nonx etc
Le baptême étant absolument nécessaire à tous les hommes, c’est une obligation pour ceux qui se convertissent à la foi catholique, ayant l’usage de la raison, de recevoir ce sacrement, mais alors on a soin de les disposer à cette grande action par une instruction suffisante et par la préparation de leur cœur principalement en les excitant à la contrition de leurs péchés. Autrefois on n’administrait le baptême à ces sortes do personnes que deux fois l’année, les
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veilles de pâques et de la pentecôte, À moï.s que quelqu’. “ne ra fût en danger de mort, et c’est de là ju’est venue la pratiqn % kénir en ces deux jours l’eau qui doit servir au baptèn:e,
Hisrorre.-—-Or “&onnaire du nouveau monde parcourait les régions les tlus &rtées pour gagner des âmes à Jésus- Christ, Il se prése”ta un ‘our à lui un sauvage dont les dispositions lui parurent à +raorc'naires, Dès qu'il fût bion ins. truit des mystères de no. 'e saince religion et de ce qui regarde les sacrements, il lui administra le baptômo cet la sainte Kuchuristie, qu’il reçut avecles plus vifs transports de la reconnaissance et de l'amour, Le missionnaire partit pour aller faire d’autres excursions apostoliques et revint un an après dans le lieu ou était le sauvage devenu chrétien. Dès que celui-ci sût connaissance de l’arrivée du missionnaire, qu'il regardait comme son père, il se rendit auprès de lui et le conjura de lui donner de nouveau la sainte communion. ‘‘ Oui, mon fils, lui dit- ‘il; mais il faut auparavant que vous confessiez les péchés ‘€ mortels dont vous avez pu vous rendre coupable : ne crai- ‘ gnez rien, je vous aiderai à vous accuser.—Quoi ! mon père, ‘ répondit le sauvage avec étonnement, il y aurait des chré- ‘tiens, qui après avoir été baptisés et avoir reçu le corps de
Ohrist, seraient assez ingrats pour l'outrager par quel-
‘ que péché mortel ? Grâce à Dieu, je ne crois pas être coupa-
‘ blo d'aucun de ces péchés.” Il fondait en larmes en accusant
les fautes les plus légères. Le missionnaire, dans l'admiration,
bénissait Dieu, voyant qu'il était servi et glorifi rar des âmes
fidèles et ferventes jusqué parmi les peuples les plus sauvages. — Lettres édifiantes.
Ex»rcICFS.—1. Quel est le ministre du sacrement de baptême et qui peut le remplacer en cas de réelle nécessité ? 2. Quelles sont les paroles ou plutôt la forme du baptême et que faut-il faire en cas de doute sur la validité de ce sacre-
ment ?