DES EXERCICES
SLU LE
Exercices sur le participe passé sans auxiliaire (54,55,50).
L'empire Ouoiiian fit autrefois des conquêtes sur la république de \ cuise, estimée plus saj^e que guerrière, défendue par dos étrangers, et mal secourue j)ar les princes chrétiens, toujours divisés entre eux.
A la bataille de Saccia , Picrre-le-Grand se vit
(' ) Ces récle» sur le participe pajsé étant généraicmcnl dune application simple et fixili', nous avons cru pouvoir nous dispenser, dans ce corriijé, tic citer yprés chaque participe passé le numéro de la réuie à laquelle ce participe est soumis. Il n'en est pas de même des régies du participe présent, dont l'application ne présente pas un carr.clére si positif et semble laisspr (|iielqi'e chose à rarhitrnire Partout où roiis avuns fiensé qu'il rouvail y avoir doiile.nons avons cru devoir indiquer la rè^lo. et mémo donner une doulde correction de la phrase, l<M>que le tr.ème mot nous a paru, selon 1,1 ma-ùcre de rriivisasi'r, p:i' voir élrp considcié comme participe présent et comme adjectif verbal.
(:nM\. DIS i.MHr. <vr. T.r« riurti:. i
oLligé de lutter contre cent qnalrevîngt mille hommes avec des troupes diminuéi'S de moitié, une cavalerie presque toute démontée, cl des fantassins exténués de faim et de fatigue.
On peut appeler la politesse »me bonté ùssaisonnée : c'est la politesse ajoutée au bon coeur.
La vapeur du sommeil ne coule pas plus doucomenl dans les yeux appesantis cl fatigiiés des corps abiiltus, que les paroles (liHeuses ne s'insinuent dans liolre ame pour l'enchaiiler.
11 y a des sottises bien habillées comme il y a di's sols bien vêtus.
L'histoire nous montre souvent la pauvreté, compagne de la vertu, élevée sur des chars de triomphe, jugée digne des piemiers trônes du monde, et respr-etée par des peuples justes et éclairés, appréciateurs du mérite.
Livrés et abandonnés h eux mêmes, les grands talents devi-nnenl facilement de grands défauts.
Les ouvrages con)posés par plusieurs mains sont beaucoup moins parfaits que les ouvrages conçus, entrepris et achevés |)ar un seul honune.
Transportés des charmes de la vertu , étonnés do la magnificence de l'univers, pénétrés des btis admirables snr lesquelles idulent le monde physifjue et le monde mor;il , les poètes prirent la lyre, et chantèrent d'admirables vérités.
Quel déluiire de maux inondèrent alors la soriéîé! les places occupées par des hommes cor-
rompus ; les passions , toujours punies par le mépris, devenues la voie des honneurs; l'iiulorilé des inîigislrals établis pour maintenir l'ordre, méconnue ou méprisée; les moeurs corrompues dans leur source; les bienséances publiques, dont le vice lui-n)ême est toujours jaloux , regardées comme des usages surannés; le né>ordre débarrassé de la gêne même des ménagmienls; la n)odérulion dans le vice devenue presque aussi ridicule que la vertu.
Qu'elle est belle celle nature cultivée ! que par les soins de rhomuie elle est brillante et pompeusement parée! 11 en l'ait lui même le principal ornement, et il met au jour, par son art," tout ce qu'elle recelait dans son sein. Que de richesses nouvelles! les durs, les fruits, les grains perfectionnés à l'infini, les espèces ulili'.s d'animaux transportées, propagées, augmentées sans nombre; les espèces nuisibles diniinuées, confinées, reléguées; les torrents contenus, les (lenves dirigés, resserrés; la mer soumise, traversée d'un hémisphère h l'autre; la terre rendue aussi vivante que féconde; les collines chargées de vignes et de fruits; leurs sommets coure.unés d'arbres utiles et de jeunes lorêls; les dés(;rls devenus des cités habitées par des peuples immenses; enfiu des comuîuîiic alious él;iblies partout, comme autant de témoins de la force et de l'union de la société.
On peut tout sacrifier à l'amitié, excepte Thonnête et le juste.
L'expérience prouve que les revers éprouvés par les Russes n'ont jamais été d'une grande importance , vu les ressources immenses qu'offre cet empire.
Les comédies de Molière exceptées, on peut dire que les satires de Uéguier sont la plus fidèle peinture des mœurs et du caractère des hommes.
IN'ous n'avons que des notions lurl incertaines sur les Chinois, attendu la défense fiiite aux Européens de pénétrer dans leur empire.
La situation des ail'aiies vue et mûrement examinée, le sénat décida (jue Ménénius Agrippa porterait au peuple des paroles de paix.
La France, y compris l'ile de Corse et ses colonies, renferme une population de trente millions d'habitants.
La gravitation universelle supposée un principe vrai, tous les phénomènes de la nature s'expliquent aisément.
L'Afrique ne renferme i)as cent millions d'habitants, les îles environnantes y comprises.
Supposé les homuies sages et luoJcrés dans leurs désirs, la guerre cesserait de déj)eupler la lerrc.
Exercices sur le participe passé conjugué avec ETRE (ôg, 6"o).
L'Italie, les Gaules, l'Espagne, et une parlîe de l'Allemagne, étaient habitôes par des étrangers devenus maîtres, et par des natifs devenus serfs : lelle fut l'origine du gouvernement féodal.
L'expérience du pendule a élé confirmée par les académiciens qui furent envoyés par Louis XV au Pérou; ils jurent obligés vers Quito de raccourcir le pendule h secondes d'environ deux lignes; ce qui prouve que la terre est plus renflée à l'équateur qu'aux pôles.
L'éloquence est née avant les règles de la rhétorique, comme les langues ont élé formées avant la grammaire.
L'éloquence véritable commença h être cultivée h Rome du temps des Gracques, et ne fut perfectionnée que du temps de Cicéron.
Horlcnsius, César et plusieurs autres ont été regardés comme des hommes éloquents.
Que sont devenus ces tyrans, ces factieux, qui sont parvenus de crime en crime au gouvernement de l'État?
Les longues nuits de l'hiver en Suède sont adoucies par dos aurores et des crépuscules, qui durent à proportion que le soleil est moins éloi-
gné (le la Snède ; et la lumière de la Inné, qui n'y est oh.scnrcie pnr aucun nnaj;e, atiginnuléi^ encore par le red t de la neige dont la lerre est conviTlP, fait qu'on voyage en Suède la nuit comme le jour.
La religion de? Russes, avant Pierre-le-Grand, était mêlée de superstitions auxquell-'s ils liaient d'autant plus fortement attaches qu'elles étaient plus extravagantes.
C'est h Gnilemberg. de Mayence, qu'est due la découverte de l'iujprinierie.
Le corps le plus sulilil est comme un monde où sont réunies des millions de parties arrangées dans l'ordre le plus adiiiirahle.
Il y a un siècle, les IMoscovile? étaient moins civilisés que les Mexicains, quand ceux-ci furent découverts |)ar Cortez; nés Ions esclaves de maîtres aussi barbares qu'eux , ils étaient plongés dans une ignorance absolue.
Les sciences, qui ont été ailleurs le fruit tardif de tant de siècb'S, sont venues par les soins de Pierre le-Crand toutes perfectionnées dans ses États.
Ce n'est point dans les écrits ignorés de la multitude , dans les systèn^.es qui sont produits par l'imagination, qu'il faut étudier les préceptes : c'est sur la connaissance des biens qu'est fondée la vraie morale.
0 déplorable sort des choses humaines, qui
venl qu^aux succès soienl toujours mêlé^'.-; des di>nràcrs, cl que nos joies soient acc<)ni[)tignées de tristesse!
Exercices sur le participe passé accompagne du verbe avoir (6i).
Les penpips scplenlrionanx ont toujours fait un iisa^e iuunodf^ré des licpieurs forte?, et scinblnnt les aimer d'autant plus que la nature les letir a refusées,
Lne bonne action est récompensée par le plaisir qu'on a de l'avoir faite.
Que d'iioniuifs ont vécu trop d'un jour!
Le souvenir des soins qu'on a rendu» à ceux qu'on aimait, est la seule consolation qui reste quand on li;s a perdus.
Quels héros la vertu n'a-t elle pas forniésl
Tous les animaux et tous les végétaux qui onl existé, ont tiré successivement do la surface du glohc lerrtstre la matière de leur corps, et la lui ont rendue h la mort.
Superbes nioulagnes , qui vous a établies sur vos fondements? ()ui a élevé vos tètes jusqu'audessus des nues? (hii vous a ornées de lorèls verdoyantes, de ces plantes si ulilcs et si variée», de CCS Heurs agréables où sont réunis les couleurs les plus brillantes et les parfums les plus doux?
Démétrius de Pbalère étant ioformé que les
Alht^nien» avaient renversé ses statues : Ils n'ont pas, dit- il, renversé la vertu qui me les a dressées.
Après avoir perdu la bataille de Narva, les Russes ont adressé h saint Nicolas une prière publique, trop singulière pour n'être pas rapportée; la voici : «0 loi, qiii es notre consolateur » perpétuel, grand saint Nicolas, par quel pe'ché B t'avons-iious oflensc dans nos sacrifices pour n que tu nous aies ainsi abandonnés? Nous avions 8 imploré Ion assistance contre ces terribles des- » tructeurs, lorsque, coin aie des lions et des » ours qui ont perdu leurs petits, ils nous ont at- » taqués, effrayés, blessés, tués par milliers, nous » qui sommes Ion peuple. Comme il est impossi- » ble que cela soit arrivé sans sortilège, nous te » supplions, ô grand saint Nicolas, de les chasser » bien loin de nos frontières avec la récompense » qu'ils ont méritée. »
La liberté de Danizick a été attaquée tour à tour par les Danois, la Suède et quelques princes allemands, et celte ville ne l'a conservée que par la jalousie que ces puissances ont toujours eue les unes pour les autres.
A la bataille de Frauenstadt, livrée en 1706, et où les ^loscovites avaient jeté leurs armes dès qu'ils avaient vu les Suédois, l'épouvante fut si subite, que les vainqueurs ont trouvé sur le champ do bataille sept mille fusils tout chargés, qu'on avait jetés à terre sans tirer.
Il est bien peu de généraux donl on ait dit : II
n'a jamais assiégé aucune ville qu'il ne l'ait prise, ni donné aucune bataille qu'il ne l'ait gagnée.
De tous les combats que Charles XII a livrés, celui de HoUosin est le plus glorieux , celui où il a essuyé les plus grands dangers et montré le plus d'habileté.
Une des choses qui ont toujours fort embarrassé les historiens, ce sont les contradiction» qu'ils ont sou vent trouvées dans les mémoires qu'ils ont consultés.
La patrie est une mère commune que l'Etre suprême a donnée à ces grandes familles appelées nations.
L'admiration que quelques savants ont professée pour les anciens a souvent dégénéré en fanatisme.
Le premier deu;ré du pardon est de ne plus parler de l'injure qu'on a reçue.
Racine, en parlant de Britannicus , disait que c'était celle de ses pièces qu'il avait le plus travaillée.
Descaries, en nous donnant ses découvertes, nous a indiqué la route qui l'y a mené : il serait à souhaiter que tous les inventeurs eussent fait de même ; mais la plupart nous ont caché la marche qu'ils ont suivie, et ce n'est que le résultat de leurs travaux qu'ils nous ont laissé; il semble qu'ils aient craint ou de trop instruire les homme», on de s'humilier à leurs yeux en faisant connaître les
dilTîcnltés contre lesquelles ils ont lutté, et qu'ils ont enfin surmontées.
C'est l'éloquence qui a porté les hommes à devenir verlnenx, p;ir les loiian;z;os qu'elle a données à la v(Mln , el qui a force les vicieux h se cacher, par l'opprobre donl elle les a couverts.
Cicéron dit que la nature loi avait donné une mémoire si h« ureuse, qu'il n'eul jamais besoin d'écrire les discours qu'il avait médités.
Il on est de rhonnenr comme de la neige, qui ne piMil jamiiis reprendre son éclat ni sa pureté dès qu'elle les a perdus.
Juvénal a laissé seize satires, qu'on a divisées en plusieurs livns; ces satires oui servi de modèles h celles que Boilcan a C('mposées; mais Juvéntl 1 a emporté sans contredit sur le poète français par la fermeté el la hardiesse de la touche, comme par la vivacité des couleurs qu'il a employées.
Le caractère dislinclirde la satire de Juvénal, c'est cette haine in-xorable qu'il a vouée au vice; en atta(|uanl les hommes corrompus, il ne les a jamais raillés de leur j)erversiié, mais il les a poursuivis le fouet eu main, el ne le-, a abandonnés qu'après les avoir cruellement châtiés.
Tacite, dans sa Vie d'Af:rirola. nonsalaissé un historique de la Grande-Bretagne, de la conquête
Ht des progrès des RoiTuiins, el nous a nionlré l'influence qu'ils y ont exercée.
Les recherches les plus exactes qu'on ait faites sur l'origine de la peinture n'ont produit que des incerliludes. On ne sait ni les lieux où elle a pris naissance, ni les noms de ceux qui l'ont inventive. Les uns disent qu'elle a commencé h Sycione, el d'autres à Corinthe.
Celui qui nous a instruits, et nous a inspiré le goût (le la vertu, a des droits sacrés à notre reconnaissance.
Villars disait que les deux plaisirs les plus vifs qu'il <ûl ressentis dans sa vie avaient été le premier prix (|n'il av:it obtenu au C()llége, el la première victoire qu'il avait remportée sur l'ennemi.
Les grandes entreprises faites à contre-temps n'ont presque jamais réussi, de même que les semences ne poussent pas, quand on les a jetées en terre hors de saison.
Le café, originaire de l'Arahie, est une des plantes dont la culture est le plus répandue en Améric|ue. Quelqnes pieds de cel arbrisseau ayant élé Iraiispoilés h Paris, y furent cultivés avec soin dans des serres; et c'est de celte ville que. soni proveniies toutes les plantations que l'on a faites dans le INouveau-ÏMonde.
Arlémise d'» survécu que deux ans è Mnusole, son époux.
Dans Ions les lieux de la lerre où les hommes oîit loiiillé, depuis le sommet des montagnes jusqu'à de grandes profondeurs, ils ont découvert loulcs sortes de produclions marines, médailles incontestables des grandes révolutions que la terre a essuyées.
La nature a toujours porté les hommes vers les choses qui leur ont plu, et les a éloignés de celles qui leur ont nui.
Exercices sur le participe passé des verbes pronominaux (68).
Saturne, issu de l'union du Ciel et de la Terre, eut trois fils qui se sont partagé le domaine de l'univers.
C'est la peine que s'est donnée un auteur qui fait que ses écrits sont lus avec plaisir.
C'est h l'ombre de la paix que les arts sont nés, ont prospéré, et se sont perfectionnés.
Quelles leçons nous aurions perdues, si Cicéron et Fénelon ne s'étaient pas livrés à l'étude de la sagesse!
Les poètes épiques se sont toujours plu à décrire les batailles.
Parmi les rois qui se sont succédé sur le trône de France, il s'en trouve quelques uns qui se sont immortalisés par le courage et les vertus qu'ils ont montrés.
Les mauvaises nouvelles se sont toujours répandues plus promplement que les bonnes.
Ces hommes durs et avares, qui se sont fait une loi d'être sourds à la voix du malheur, se sont rendus méprisables, et se sont attiré l'indignation publique.
Si des odeurs attirent chacune également l'attention, elles se conserveront dans la mémoire, dans l'ordre où elles se sont succédé.
Combien de fois l'ignorance ne s'est-elle pas applaudie de ses propres erreurs !
Dès que cette nouvelle se fut répandue, les Romains, qui s'étaient réfugiés à Veies, et tous ceux qui s'étaient dispersés dans les villages voisins, s'assemblèrent, et lorsqu'ils se furent choisi un chef, ils marchèrent contre les ennemis qui s'étaient avancés.
Les Romains, naturellement satiriques, se sont toujours plu aux jeux de mots et aux équivoques que leurs auteurs comiques se sont empressés de répandre avec profusion dans leurs ouvrages.
Cicéron, dans sa jeunesse, s'était livré à la poésie; Juvénal et Quintilien se sont accordés à le regarder comme un poète médiocre.
Les victoires que cet orateur romain avait remportées lui ont donné h Rome un grand crédit, et plus d'une fois les partisans de Céssr et de Pompée se sont disputé le suftrage de cet
homme si important, dont la république s'est enorgueillie à tant de titre».
Sous les empereurs l'éloquence latine a cessé de jeler cet éclat qu'elle avait eu sous les consuKs: alors les ronnes répulilicaiues se sont effacées; l'éloquence s'est éloignéi' tlo la tribune asservie, et s'rsl ré u^iée dans les écoles; bientôt elle y est devenue verbeuse et sans but; et c'est alors que les rhéteurs se sont avisés de ne donner à leurs élèves, pour exercer leurs talents, que des siiji'ls imaginaires, ou des discours dejh traités par d'anciens orateurs.
La corruption qui avait fait de si grands progrès sous les emper»'urs qui se sont .succédé après Auguste, a dij inspirer la plus vive indignation aux poètes {|ui se sont senti du penchant pour la satire; c'est alors que Perse et Jtivénal ont paru et se sont illustrés.
Les Romains, comme les historiens se sont accordés h les représenter, étaient turbulents, guerriers, agités de troubles intérieurs, et se sont fait la guerre pendant un espace de huit siècles.
Les seuls événements dont la mémoire se soit conservée, sont ceux qui ont produit de grandes révoluiions, ou ceiix qui, ayant été décrits par quelq'ie écrivain excellent, se sont sauvés de la foule, comme des porliails d'hommes obscurs que d habiles maîtres se seraient plu à peindre.
L'archevêque d'Upsal a toujours joni du privilège de sacrer les rois de Stiède : c'est un droit que ses prédécessems s'élaienl arroiré.
La Livonie avait a|)parleuu auirefois aux chevalicM's de l'orilre Iculouique ; les Ru.^scs, les Polonais, les Suédois s'éUiient euiparés de cette contrée, et s'en seraient long temps disputé la possession, si ini traité de paix ne l'eût cédée définiliveint'nl h lu Suède.
Dans Is doute, les historiens prudents se sont ordinairement contentés de raconlor If.a laits, et se sont abstenus d'en pénétrer les niolils, |)ersuadésqu'il vaut mieux dire les choses qi. 'on a sues ou vue», que de chtrcher à deviner celles qu on a ignorées.
Les corps savants se sont fait des ohjeclions, et Si" sonl répondu sur les dilïlcullés qu'ils s'étaient faites.
Exercices sur (es quatre règles du participe
Le travail et le courage joints ensemble et long-lemps soutenus , font surmonter tous les obstacles.
La mort n'est prématurée que pour celui qui meurt sans vertu.
Que de gens ne savent pas oublier les torts qu'on a eus envers eux, ni j)ardouner les oITeuses qu'ils ont reçues 1
( iG )
Quelques savants ont attribué la découverte de la boussole aux Chinois, mais il paraît qu'elle est duc à un Génois.
Les grands houjmes qui ont paru dans chaque âge sont les seuls qui aient résisté ati torrent des siècles.
Quels hommes ont ignoré combien il est doux et glorieux de secourir l'innocence et la vertu qu'on a injustement opprimées?
OTélémaque! craignez de tomber entre les mains de Pygmalion : il les a trempées, ses mains cruelles, dans le sang de Sichée, mari de Didon, sa sœur. Didon, pleine du désir de la vengeance, s'est sauvée de ïyr avec plusieurs vaisseaux. La plupart de ceux qui aiment, la vertu l'ont suivie. Eilc a fondé, sur la côte d'Al'rique, une superbe ville qu'on a nommée Carlhage.
La calomnie s'est toujours plu à répandre son venin sur les vertus les plus pures.
Il est arrivé à Britannicus ce qui arrivera toujours à des ouvrages qui se seront distingués par quelque bonté : les critiques se sont évanouies, la pièce est demeurée.
Nées le plus souvent dans l'orgueil et dans l'amour de la gloire, les vertus humaines y trouvent un moment après leur tombeau; formées par les regards publics, elles vont s'éteindre le lendemain dans les ténèbres; appuvées sur les
jngemcnls des hommes, elles tombent sans cosse comme ces appuis fragiles.
Nous sommes assez vengés, quand la personne par qui nous avons été offensés est persuadée du pouvoir que son offense nous a donné.
Le dépôt de la tradition se compose de souvenirs que le temps a altérés, et de fictions que l'imaginai ion a créées.
Beaucoup de héros ont subjugué des provinces, mais peu ont réprimé leurs passions, et se sont vaincus eux-mêmes.
Elle est enfin arrivée la plus belle des saisons de l'année, cette époque dont nous avons si vivement désiré le retour, et où la nature, sortie de l'engourdissement dans lequel nous l'avons vue si long-temps, semble s'être ranimée, et vous inviter h suivre son exemple. Qu'elle se renotivelle donc en vous, jeunes élèves, celle ardeur dont vous étiez animés pour l'élude pendant l'année qui s'est écoulée. Je suj^pose qu'an printemps une belle campagne se soit présentée h vos regards, et quo vous vous soyez empressés d'admirer toutes les merveilles qu'elle vous a offertes : quelles sensations n'nvez-vous pas éprouvées en présence d'une naliu-c aussi animée qu'elle vous avait seinblé morne avant que quelques mois se fussent succédé ! Quelles douces émotions ce speclacle ravissant n'a-t-il pas excitées en vous ! Quels sentiments d'admiration et de reconnais-
( lo
sance ?e sont ftnparé'; de voire ame h la vne de Innt (le rie liesses unies h lanl de beautés! Oui rie vous hésile'rait de coiicoiu'ir de tout son pouvoir au but général (|ne la nature s'est proposé? Déjà paraissent 1<'S germes des Iriiils (|ue l'on aliend de vous. Gardez-vous de ressembler à ces arbres stériles qui se s«'nt couverts de fleurs, et qui n'ont pas donné de fruits. En cultivant rinlelii<ïeuce dont la nature s'est plu h vous douer, vous répondrez aux espérances cpie nous avons conçues, et vous comblerez les vœux que nous avons formés pour votre bonheur.
Exercue sur le participe passé suivi, soit du 5Ujct (78) soil iCun adjectif, iC un autre participe ou (Tim substantif \Ho, 83).
Pliisieiirg des altérations qu a soufterlcs notre globe ont été occasionnées par le mouvement des eaux.
Les noms do Troie et d'Hector ont toujours disposé lame l\ l'altendrisscment : ils rappellent de grandes et méin()rables inlbrltmes que les ouvrages d'tiomère et de Virgile nous ont rendues fafIlili^res.
La nature s'est montr/'c sévère i» 1 Cgard de plusieurs peuples comme envers bcaucou|) d'individus.
Malheur aux hommes durs et impitoyables que
n'ont jamais attendris les infortunes de leurs semblables.
Ils |)(nis>t>rrnl de< cri>^ rie joie en revoyant les coinpajînniis (|n ils avaient ciiis perdus.
Jacques Sol)ieski, que Charbîs XII avait destiné au liône de Pologne, était à Brrslan, attendant avec injpjilience la ronronne qu'nvait poriée son père, quand il lut ruievé par trente cavaliers saxons qu'avait envojés secrètement le roi Auguste.
Appelés à rendre les peuples heureux, les monarques doivent èire ju>les et bienfaisants comme l'Êlre élernt-l qui les a faits rois.
C'est au milieu dv,'S camps romains r.l des débats populaires que se sont Ibriiiés ces esprits vigoureux, Ces g;énies éloquents incomms aux peuples (jui leur oui succédé.
Charles XII, dans ses sévérités, n'avait pas épargné ses sujets, qui s'étaient vus dépouillés des priviléjiPs auxquels ils s'étaient loujours montrés si attachés.
La puissante république de Cartha;:e forcée de demander la paix aux Svrar us-iius, les oppresseurs de la Sicile successivement délniiis, les villes rétablies dans b'ur splendeiu', les champs couverts de moissons, paitout l'imajie de la richesse unie au bonheur : V(»ilà les bienfaits qu'a répandus Timoléon sur celte belle conirée.
Lorsque César eut fait grâce h Marcellus , Ci-
céron improvisa nne harangue, qu'il a reloiiclice depuis et que la postérité a jugée un chef-d'œuvre,
Pierre-le-Grand a fondé la ville de Saint-Pétersbourg dans laqtiellc s'est formée de nos jours une cojir brillant^', où se sont naturalisés les plaisirs délicats ot le goût des beaux-arts.
Les hommes qui se sont rendus les plus dignes des regards de la j)Oslérité sont ceux qui se sont faits les bienfaiteurs du genre humain.
La réforme des Russes, ainsi que l'avait conçue Pierre-le-Grand, est un des plus grands desseins qu'ait jamais formés l'imagination hu maine.
Les anciens ont représenté la nature comme nne divinité qu'ils ont faite mère, femme ou fille de Jupiter.
Il y a de la honte à descendre ou h. reculer; il y en a même à rester immobile dans le lieu où nous a placés la fortune.
Les enfants étourdis deviennent dos hommes vulgaires; c'est nne observation qu'on n'a jamais vue démentie, et que l'expérience a toujours confirmée.
Exercices sur le participe passé d\in verbe unipersonnel (87); sur le participe entre deux ouR (95); et sur le participe précédé de 1/
Les vents qui ont souillé, la pluie qu'il y a eu,
les chaleurs qu'il a fait sont les clFets de la bonlé de Dieu.
Les moyens de défense que Thémislocle avait déclaré qu'il fiillait employer sauvèrent la Grèce entière du joug dout l'avaient menacée les Perses.
L'aftaire paraissant plus grave qu'on ne l'avait cru d'abord, les consuls résolurent de continuer la guerre qu'ils avaient commencée.
Que de livres il s'est imprimé depuis la découverte de cet art admirable qui conserve à chaque siècle le dépôt des connaissances que lui ont léguées les siècles précédents.
La victoire a élé aussi funeste aux ennemis que nous l'avions presi^enti.
Le règne de Charleuiagne est un dos plus glorieux qu'il y ait eu en France.
Les bons cllets qu'on a vu que ces rigueurs salutaires ont produits, ont démontré la sagesse qui les avait dictées.
Louis XIV trouva dans le château de Versailles, que les arts s'étaient plu à embellir, une résidence telle qu'il l'avait désirée.
La perte de la réputation, celle de la fortune, voilà lc!j malheurs qu'il en a coijté à Eschinc pour avoir vécu du temps de Démoslhènes.
Que de monuments célèbres il s'est construit en Italie; on peut dire que celle Icrre est peuplée de débris et de souvoniis.
Tout le monde a été à même de remarquer (|n'nne grande nouvolle est presfiiie tonjo.irs exagérée dans II! principe, et ne se trouve jamais aussi importante qu'on l'avait annoncé.
Les oliviers ont gelé dans nos provincf^s méridionales pendant les hivers rigoureux qu'il y a eu en 1709 et en ijiScS; les froids excessifs qu'il a fait, il y a quelques années, ont prodm't le même malheur.
Les succès (\ue Démoslhènes avait |»révu que Philippe ohlieiulrail , obligèrent les Athéniens à fortifier leur ville.
Nous ne lardâmes pas h comprendre que la UK nace des ennemis était plus sérieuse qie nous ne l'avions pensé.
La France, comme nous l'avons vue sous les Valois, ne ressemblait en rien h. la France que toute l'Europe a admiréi% quand, réunie sous Louis XIV, elle a triomphé dans ks lettres et les arts, comme sur les champs de bataille.
Quand Rome, comme nous l'avons vu dans l'histoire, s'est rrut> en danger, on qu'elle a voidu réparer Ifs partes qu'<db' avait <*ssuyéfs, son premier soin a été d'aflermir la discipline militaire dont les premiers consuls ne s'étaient pas assez occupés.
Les ambitieux ont presque toujours échoué, parce que presque tous n'ont pas eu la modéra-
lion qn'il oût fallu au milien des embarras sans nombre oîi ils si- som hoinés j)larcïi.
En lisant la Phèdif d Euripide, on Iroiivc plusieurs silniilions pleines d'inléiêl que Racine semble avoir dédaijjnéi's, penl-èUe p;irc3 (lu'il a trouvé (in'clles s éloignaicnl Irnp des formes térém(!nicuses de la traj;cdie, lille que l'ont imaginée les classiques du siècle de Louis Xl\.
Exercices sur le pwli'ripe passé prcréf^é d'un complément direct et suivi d'un infinitif (106).
Les j)ersonnes (|ue j'ai entendues chanter m'ont fait bpaucoii|) de plai.xir.
Les acteurs que j'ai vus jouer se souL trouvés médiocres.
Les airs que nous avons entendu chanter n'étaient pas d'un fort bon f;oû(.
Les pièces que j'ai vu jouer ont été vivement applaudies.
Le czar Pierre faisait partir df's artisans de loule espèce pour Moscou, ^l n'envoyait que ceux qu'il avait vus travailler lui-même.
L'ijinorance et l'erreur nous ont toujours écartés de la perfection des arts et des sciences, et privés de tous les succès que nous aurions pu y trouver.
Henri IV est un des meilleurs rois que la France ait vus naître.
Pour êlre sûr de la vérité, il faut l'avoir entendu annoncer d'une manière claire et positive.
Les hommes qu'on a vus abuser des plaisirs sont ceux qui s'en sont lassés le plus iacilsnîenl.
Cent ans d'oisiveté ne valent pas une heure qu'on a su bien employer.
J'avais deux fils, ma plus belle espérance; je les ai vus mourir h mes côtés.
Dans les temps de corruption, à Rome comme h Athènes, les hommes qu'on a vu récompenser étaient ceux qui l'avaient le moins mérité.
Pierre-lc-Grand, après avoir vaincu les Suédois sur terre, les a vus fuir devant sa marine victorieuse, composée de la première Hotte russe que la mer Baltique ciit encore vue naviguer.
L'action de cette pièce est tellement compliquée que ceux qui l'ont vu représenter ont encore de la peine h l'entendre.
La plupart des philosophes grecs étaient, en quelque sorte, des professeurs au)bulants, que les premiers peuples ont vus aller de ville en ville pour enseigner les éléments des sciences et des arts.
^\\Q reste-t-il des moumnents qu'Alcibiade et Démosthènes ont vu construire? Quelques ruines (|ue les barbares n'ont pas nième respectées.
Loin des bords qui nous ont vus nailrr, nous ne saurions jouir d'un bonheiu' parfait.
Les mauvaises nouvelles que nous avions enlendci débiter se sont trouvées fiiusses.
Nous l'avons vue, Ki filK' du péché, l'aflreuse éternelle mort; nous lavons vue venir dans nos cabanes, où le crime la conduite.
Quelles fjue soient les explications satisfaisantes qu'ils ont prétendu avoir données, ils n'en ont pas moins j)aru blâmables.
Adieu , j)aisible et heureuse contrée que j'ai vue tant de fois s'embellir aux rayons de l'astre du jour, et que j'ai entendu chanter par l'immortel auteur dAbcl , digne rival de Florian ; adieu, aliuables enfants, auprès de (jui nous avons éprouvé de si douces jouissances, et que, comme de jeunes plantes aimées du ciel, nous avons vus s'élever par les tendres soins d'un vénérable patriarche; adieu, terribles avalanches, que j'ai entendues s'écrouler avec fracas , et qui nous avez menacés tant de fois de la mort ; vous nous effrayez moins que les dangers toujours renaissants auxquels nous allons être exposés dans le tourbillon du monde.
Exercices sur les participes fait (ii8), laissé (i25), suivis cCun in[hùtif. et sur cerlaim participes après lesquels l'infinitif est sous^ entendu ( i 3o).
Quels fruits pouvons-nous allcndre dci injus-
CORR. DES EXERC. SUE LES PART. g
tices que nous avons fait éprouver aux autres , des mépris que nous avons eus pour eux, si ce ne sont les fruits amers et empoisonnés de la haine et de la vengeance?
Les passions que nous avons laissées fomenter finissent par nous subjuguer.
Tel est l'attachement naturel des hommes pour le sol qui les a vus naître, qu'on relève aujourd'hui les bâtiments que l'éruption du mont Etna a fait écrouler.
In général , ayant vu que tous ses soldais s'étaient laissé prendre, dit de sang-froid h quelques officiers qui lui étaient restés fidèles : Marchons à l'ennemi, et sachons mourir.
Des rois qui ont gouverné leurs peuples avec justice et modération, en ont toujours obtenu les sacrifices qu'ils ont voulu.
On a eu pour son âge et pour sa faiblesse tous les égards qu'on a dû.
Les Romains ont souvent accusé leurs orateurs de n'avoir point pratiqué une morale très rigide, et do s'être laissé corrompre par les présents qu'ils recevaient de leurs clients.
Les serpents paraissent privés de tout moyen de se mouvoir, el uniquement destinés à vivre sur la place où le sort les a lait nailrc.
Je lui ai lu mon épîlre très posément, jetant
dans la lecture toute la force et tout l'agrémenl que j'ai pu.
Quelque sévères que soient ces décrets, la force des circonstances les a fait admettre, et les a laissés passer.
Néron, une fois maître du souverain pouvoir, a fait tous les maux qu'il a pu , et a commis toutes les cruautés qu'il a voulu.
On a retrouvé rarement les occasions qu'on a laissées échapper.
Charles XII, fâché de ce que les trois cents soldais avec lesquels il avait soutenu un siège contre toute une armée turque, s'étaient laissé prendre dans leurs retranchements, dit au pacha dont il était le prisonnier : Ah ! s'ils s'étaient défendus comme ils l'auraient dû, on ne nous aurait pas forcés en dix jours. Hélas! dit le Turc, voilà du courage bien mal employé.
Exercices sur te participe passé précédé d'un complément direct, et suivi d'une préposition et d'un iiifinitif ( i33).
Les orateurs romains se sont perfectionnés, en s'aidant des conseils des savants grecs que la guerre de Milhridate avait forcés de se réfugier h Rome.
Partout les rayons perçants de la vérilé vont venger la vérité qu'on a négligé de suivre.
L'éruption du Vésuve est un de ces spectacles
que la nature s'est réservé de montrer seule à l'admiration de l'homme.
Les jxemiors philosophes se sont bornés à enseigner une morale naturelle.
Nous demandons que lu pardonnes à ceux que lu as résolu do. punir.
Timolton fil revenir les habitants que la cruauté du tyran avait forcés de s exiler.
La philosophie qu'Anaximandre a commencé à répandre dans la Grèce fut illustrée par les Socrate , les Platon, les Aristote , qu'on a vus briller avec tant d'éclat.
Les bons rois sont immortels : la reconnaissance des peuples s'est chargée d'éterniser leur mémoire.
Ne faites rien qui ne soit digne des maximes de vertu qu'on a tâché de vous inspirer.
Les problêmes que le célèbre Pascal avait donné {ou donné») à résoudre aux savants de lEurope, n'ont point été résolus, bien que ceux-ci aient fait tons les efl'orls qu'ils ont pu pour en trouver la solution.
Pénélope n'aura pu résister h tant de prétendants ; son père l'aura contrainte d'accepter un nouvel époux.
L'habitude que nous avons contractée de juger trop promptement, nous fait tomber dans bien dos erreurs.
Voilà les ennemis que la reine a eus (ou eu) à
combattre , et que ni sa fermeté ni sa prudence n'ont pu vaincre.
Quand les sénateurs s'aperçurent que le peuple romain persistait dans la résolulion qu'il avait foruiée de quitter la ville, ils comprirent enfin que la sédition était plus sérieuse qu'on ne l'avait pensé d'abord.
Un bonheur constant n'est pas fait pour l'homme: Quelles tempêtes n'ont pas eues {ou eu) à essuyer ceux qui sont enfin entrés dans le port!
Notre langue, que des hommes de génie se sont appliqués à perfectionner, s'est répandue partout, et est, en quelque sorte, devenue universelle.
Les erreurs qu'il a contribué à propager, ont étouffé la vérité.
Les hommes véritablement bienfaisants ne se sont Jamais lassés de Têtre, ol la crainte de faire des ingrats ne les a jamais empêchés de faire du bien.
Les difficultés qu'on a cherché h vaincre deviennent plus faciles à snrmonler.
Quels reproches n'ont pas eus(ot( eu) à se faire ces princes que leur i.tnbilion a rendus le fléau de leurs peuples !
Eschine reprochait à Démosthènes tous les maux qui étaient résultés de la guerre qu'il avait conseillé aux Athéniens d'entreprendre.
Exercices sur le participe passé de certains verbes j)ronoini?iaux ( i i4).
Les méchants s5î sont toujours allaqnés aux honnêtes gens.
Les paroles qui se sont échappées de sa bouche avaient toute l'éloquence du sentiment.
Les juges se sont avisés d'un singulier expédient pour lui faire avouer la vérité, qu'il avait jusqu'alors tenue cachée.
Rarement nous nous sommes aperçus de nos défauts, tandis que ceux des autres ne nous ont presque jamais échappé.
Ne vous fiez point h ces hommes qui se sont toujours joués de leurs serments.
Les hommes se sont toujours plaints de la fortune, à laquelle ils ont attribué Ions leurs malheurs; mais quand leurs entreprises ont échoué, ont- ils bien fait tous les efforts qu'il eut fallu ?
Les Russes, avant Pierre-le-Grand, avaient ignoré l'usage des chiffres; ils ne s'étaient servis jus([u'alors, pour leurs calculs, que de petites boules enfilées dans des fils d'archal.
On dit qu'une fen)me de Scanie, qui s'était étudiée hsupporter les plus grandes rigueurs que la nature humaine puisse soutenir, a vécu plusieurs
mois sans prendre d'autre nourriture que de l'eau.
Que d'hommes ne se sont jamais doutés qu'il est plus agréable de faire du bien que d'en recevoir!
Les âmes honnêtes qui se sont toujours livrées à la vertu, ne se sont jamais aperçues des sacrifices qu'elle exige.
Les hommes qu'on a vus abuser de la fortune ne se sont jamais persuadé (ou persuadés) que lo malheur pouvait les atteindre.
Les dieux dont ils s'élaienl joués se sont plu à leur susciter des ennemis.
Les hommes se sont toujours imaginé qu'ils ont le temps de penser h la mort, et ils passent leur vie sans y penser.
De tout temps les sages se sont servis des fous.
Les anciens ne s'étaient point figuré que le soleil est immobile au centre de l'univers.
Les hommes d'un mérite supérieur ne se sont jamais prévalus des avantages que la nature leur a départis.
Tous ceux qui se sont persuadé (ou persuadés) qu'une intrigue froide pourrait soutenir leurs pièces, les ont vues tomber.
Les Eloliens qui s'étaient imaginé qu'ils domineraient dans la Grèce, furent au désespoir quand ils virent qu'ils s'étaient donné des maîtres.
Exercice sur le participe passé accompagné iCun compl'lmcnt indirect dont la préposition est sous-cniendiie [ibo); sur le participe coûté, VALU ( 1 r)5); et sur le participe passé précédé de LK pi'U (i55).
ïi no vous parlera pas par modeslie du peu de capacilc «ju'il a acquise dans la direclion des affaires pubii'jiios.
La falilc rapporte qu'Epiinénide, s'élant réveillé an l)ont de trente uns, qu'il avait dormi dans iine cavcinc, ne coiiniiis^ail plus personne. Qned'Epiménidosilyaen (hms ces dernierslenips !
('. est le peu de peine que cela vous a fait qui nous porte h croire que vous -ivoz un mauvais crenr.
Les «oixanlc- douze ans que Louis-le-Grand a régné, il lésa rc'gnc glorieusement.
Josèphe, voyant avt^c douleur le peu d'estime que les Hébreux avaient inspiré aux Romains, entreprit de s'élever lui-même en élevant sa nation.
Plusieurs historiens ont prétendu que Louis XIV fit brûler les mémoires qui hii furent présentés parles cnlrej)reneurs du château de Versailles, ne voulant pas que la postérité sût quelles sommes énormes a coûté ce magnifique palais.
Des institutions libres ont toujours fait le bonheur des peuples qui les ont possédées; la pro-
spérité publique a diminué partout où on les a vues s'éteindre, et toute nation en lisant son histoire sera forcée de reconnaître que c'est au peu de liberté qu'elle a eue, qu'elle a dû ses succès et sa puissance.
Thétis aurait voulu que son fils Achille eût passé à la cour de Nicomède les dix années que la guerre de Troie a duré, mais il fut reconnu par IJlysse au siège de cette ville, où Achille trouva la mort comme l'oracle l'avait annoncé.
On ne doit jamais regretter ni le temps ni la peine qu'a coulés une bonne action.
Le peu de mots que vous lui avez adressés ont suffi pour porter dans son cœur une douce consolation.
Les cent louis que ce cheval a coûté, il ne les a jamais valu.
C'est au peu d'ouvrages historiques que nous avons conservé qu'il faut attribuer l'ignorance où nous sommes plongés sur certains faits de l'histoire ancienne.
Calypso, en apprenant au jeune Télémaqueles malheurs que son père Ulysse avait éprouvés, n'oublia pas les dangers qu'il avait courus entre Cliarybde et Scylla.
Ne pas écrire correctement, c'est dévoiler le peu d'instruction qu'on a reçu.
Toutes les années que vous avez croupi dans une honteuse insouciance, cm été perdues pour vous.
La langue qno Périclès, Alcibiade et Démosihènes ont parlée est une des plus riches qu'il y lût jamais eu.
Le peu d'ouvrages qu'a composés Collardeau font regretter qu'il n'ait pas écrit davantage.
Les jours que nous aurons existé sur la terre ne sont qu'un point en comparaison de l'éiernité.
Qu'il est doux de se rappeler les jouissances que nous a values une bonne action.
D'où viennent le plus souvent les difficultés, si ce n'est du peu d'attention qu'on y a donné?
Les chagrins que nous ont coûtés les richesses n'ont jamais été compensés par les plaisirs qu'elles nous ont valus.
Exercices sur le participe passé précédé de deux substantifs (i63, 167, 169).
On a dit avec justice d'Arîslide que c'est lo bonheur du peuple, plutôt que sa propre gloire, qu'il s'est proposé.
Est-ce un père ou \m époux qu'on a vu exposer follement sa vie ?
L'homme de bien est trop confiant : la candeur, l'innocence qu'il a toujours montrée l'a rendu quelquefois dupe des méchants.
A Athènes, comme à Rome, une statue, une
couronne de laurier, un éloge élail considcn; comme une récompense imniense pour une bataille î;ao;nce.
A la vue du danger, une foule de jeunes guerriers se sont ofierts.
Cette multitude d'ennemis que la guerre avait attirée sur notre territoire, s'est dissipée en un clin d'oeil à l'approche de nos soldats.
Combien de révolutions se sont opérées depxiis que les hommes se sont réunis.
Autant de combats ce général habile a livrés, autant de victoires il a remportées.
La plupart des bataillons que non? avons formés, se sont couverts de gloire.
Celte armée de héros qu'on a levée, fera des prodiges de valeur.
Un très grand nombre d'habitants se sont vus forcés d'abandonner le sol qui les avait vus naître.
Beaucoup d'hommes se sont immortalisés par de grandes actions; peu se sont rendus célèbres par de bonnes.
Une grêle de pierres lancées sur les mutins , les forcèrent de prendre la fuite.
La majorité des créanciers s'est rendue à cctlc décision équitable.
Une multitude d'oiseaux, chassés du Nord par la rigueur de la saison, se sont réfugiés sous un ciel plus doux.
Oui n'a point admiré ce peuple de vainqueurs armés pour la défense de la patrie (*) ?
Ce peuple de vainqueurs, armé pour combattre les tyrans, s'est servi de sa puissance pour tyranniser la nation (*).
Plus de modération on a montrée envers les vaincus, plus de victoires faciles on s'est préparées.
Qui nous rendra celle j)artie de nos loisirs employée h des Iravanx inulilcs?
Les bons princes n'oni jamais pensé que le reste des honmies ne fût fait que pour eiix.
Les véritables critiques ne se sont jamais attachés h tourner en ridicule les défauts personm^Js des auteurs; c'est l'ouvrage, plus que la personne, qu'ils ont attaqué.
C'est l'aiVection, l'amour que Louis XII a montré pour ses sujets qui l'a fait surnommer le Père du peuple.
Quels miracles un pelit nombre de soldats persuadés de Thabileté de leur chef ne peuventils pas enfanter!
Henri IV' sera toujours cher aux Français, parce que, dans toutes ses actions, c'est la félicité , aussi bien que la j^loire de la nation , qu'il a eue en vue.
(*) Dans la i^.ciiiiéic ; liiase, on suppose que ce sont les vainqueurs qui sonl «/mes/ dans la seconde, que (c'est le peuple , cl non les vain(iueiirs.
Les auteurs ne se sonl jamais fait scrupule d'imiler les grands écrivains (|ui les ont précédés; c'est ainsi que nos grands poêles se sonl approprié une quanlilé d'expressions heureuses qu'ils ont empruntées aux Grecs et aux Romains.
Ce sont les vertus de Fénélon, ainsi que ses talents, que tout le monde a admirées.
Que d'obstacles ces deux grands hommes ont surmontés! combien de difficultés ils ont vaincues! que de dangers ils onl courus! combien de nations encore barbares iis ont civilisées! Autant de lois ils ont l'ailes, autant de sources de prospérités ils ont ouvertes.
Quand un historien parle avec froideur a un homme ou d'une action qu'on a toujours admirée, on peut êire sûr qu'il ne partage pas ce sentiment.
Ce grand nombre d'écrivains célèbres que le xvii'^ siècle a produit l'a plus immortalisé que les victoires que Louis XlV a remportées.
La satire romaine était une composition dramatique dans laquelle la totalité des rôles principaux était jouée par des satyres et des faunes.
Plus de précautions vous avez prises, moins do dangers vous avez courus.
Comment pourrai-je arrêter ce torrent de larmes que le temps n'a pas épuisé, que tant de justes sujets de joie n'ont pas tari!
Exercices sur le participe accompagné du pronom EN (i84), et sur le participe des temps surcomposés (200).
Quelque extraordinaires qu'aient paru ces faits, la vérité en a été confirmée par les récits qu'ont tiits les voyageurs les plus dignes de foi.
Les enfants qu'on a habitués à craindre les ténèbres, se sont rarement guéris de la peur qu'on leur en a faite.
Les choses long-temps désirées sont presque toujours au-dessous de l'idée qu'on s'en est formée.
Confucius a dit en parlant des hommes : J'en ai vu un grand nombre qui étaient peu propres aux sciences, mais je n'en ai vu aucun qui fut incapable de vertus.
Ce ne sont pas les victoires seules qui ont rendu David le modèle des rois; Saiil en avait remporté comme lui stir les Philistins cl les Amaléciles.
Cassius, naturellement lier et impétueux, ne cherchait dans la perte de César que la vengeance de quelques injures qu'il en avait reçues.
Les hommes qu'on a vus abuser des plaisirs,
sont ceux qui s'en sont lassés le plus facilement.
Rapprlcz-vous, mes amis, les chagrins qu'il
vous en a coûté pour- vous cire laissés aller an
plaisir de dire un mot piquant.
Que d'homoips ont n^i légèrement le matin, et s'en sont repentis le soir!
Ce qui a le pins contribué h rendre les Romains maîtres du monde, c'est qu'ayant combattu contre tous les peuples, ils se sont toujours défaits de leurs usages, dès qu'ils en ont trouvé de meilleurs.
Parmi les ouvrages que les anciens ont composés, il s'en est égaré de Tort intéressants, dont la perte doit être à jamais déplorée.
Baléazar, en possédant les cœurs, possédait plus de trésors que son père n'en avait amassé.
Quand un homme nous a obligés, les services que nous en avons reçus doivent nous pénétrer de reconnaissance.
Que les hommes sont peu sages ! combien n'en a-t-on pas vu qui ont sacrifié au plaisir d'un moment toutes les jouissances de l'avenir!
La Henriade est le seul poème épique que nous ayons : les éditions multipliées qui s'en sont faitesTontrépandue chez toutes les nations éclairées.
J'ai répondu à votre lettre, aussitôt que je l'ai eu lue.
Bien des peuples n'ont apprécié les avantages de la liberté que lorsqu'ils l'ont eu perdue.
Isabelle et Ferdinand formèrent une puissance telle que l'Espagne n'en avait pas encore vu depuis le rétablissement des chrétiens.
La Renommée que Virgile a décrite d'une manière si brillante, est fort suj^érieure à toutes les imitations que nous en avons vues.
Combien d'esprits se sont élevés par le travail! combien n'en a-t-on pas vu atteindre et souvent surpasser la hauteur des génies les plus sublimes!
L'usage des cloches est, chez les Chinois, de la plus haute antiquité; nous n'en avons eu, en France, quau sixième siècle de notre ère.
Tous les poètes latins ont été effacés par Virgile, dont les ouvrages sont devenus, pour ainsi dire, n)oderncs par cette multitude de traductions quon en a données.
Il est probable que la terre a éprouvé autant de révolutions physiques que la rapacité et l'ambition en ont causé parmi les peuples.
Parmi les généraux que la fortune a le plus constamment favorisés, il s'en est trouvé bien peu qui n'aient jamais été vaincus.
De quel capitaine l'histoire peut-elle dire : autant de batailles il a livrées, autant il en a gagné?
Les premiers peuples, qui avaient fait d'abord usage de la danse dans leur culte, s'en sont servis ensuite au théâtre.
Nous avons arraché plus de secrets à la nature dans l'espace de cent années que le genre humain n'en avait découvert depuis le commencement des siècles.
Le courage csl journalier : souvent les soldais ont un jour montré autant d'impatience d'aller à l'assaut qu'ils en avaient eu peu le jour précédent.
La pliipart de ceux qui ont usurpé le trône ont mal fini : ils s'en sont emparés par la violence, ils s'en sont vus renversés par la même cause ([ui les y avait élevés; il semble qu'ils n'aient pu éviter leur perte malgré le cri de leur conscience, qui les en avait cent fois menacés.
Que d'ouvrages précieux le temps nous a enlevés! combien nous on aurions conservé si l'imprimerie eût existé pendant les beaux jours que les lettres ont fleuri chez les Grecs et chez les Romains!
Il est assez ordinaire aux personnes h qui le ciel a donné de l'esprit et de la vivacité, d'abuser des grâces qu'elles en ont reçues.
On a frappé bien plus de médailles à la gloire des princes qui ont réparé des édifices, qu'on n'en a frappé à l'honneur de ceux qui en ont fondé de nouveaux.
Les hommes qui se sont fait craindre s'en sont ordinairement repentis : que de malheurs il en est résulté pour eux!
Celte nouvelle s'<^st répandue dans toute la ville, aussitôt qu'on l'a eu connue.
Que de pays nous aurions eu parcourus, sans la guerre qui est survenue, et qui nous en a empêchés.