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MACÉRATIONS

Les macérations consistent à faire séjourner dans un liquide, pendant un temps plus ou moins long, l'organe que l'on veut étudier. Nous avons à examiner plusieurs espèces de macérations : 1° Macération prolongée dans Veau. — C'est le procédé que l'on emploie pour la préparation des os, nous y reviendrons en décrivant l'ostéoîogie.

2° Macération dans Veau pendant un temps très limité. — Ce moyen est employé pour la conservation, pendant un certain temps, des pièces dont la préparation exige un temps trop long pour qu'elles puissent être conservées à l'air ; les pièces dont la préparation exigerait un temps beaucoup plus long peuvent être mises en macération dans Veau salée et dans Veau légèrement alcoolisée.

3° Macération dans Veau alcoolisée. — Ce procédé peut, comme nous l'avons dit, être employé pour conserver les pièces à disséquer; mais il est surtout mis en usage pour les pièces destinées à être desséchées. La quantité d'eau que l'on ajoutera à l'alcool sera proportionnelle à la rétractilité des tissus : on pourra employer Valcool pur quand on voudra obtenir la dessiccation rapide de pièces dont on ne craindra pas la rétraction; l'alcool pur sera le liquide qui devra être choisi quand on voudra conserver pendant longtemps une pièce que l'on ne voudra pas dessécher.

4° Macération dans Veau acidulée. — L'eau acidulée est un excellent moyen de conservation des pièces que l'on veut disséquer. La macération dans Veau acidulée avec l'acide nitrique rend plus facile la dissection des nerfs et des fibres musculaires peu apparentes ; elle a permis de décrire d'une manière beaucoup plus exacte de certains muscles dont la disposition ne pouvait être que très imparfaitement déterminée par les procédés ordinaires de préparation. Tels sont les muscles de la face, ceux du périnée, etc.

5° Macération dans un acide concentré. — A l'aide de cette macération on se propose de détruire tontes les matières organiques d'un

INTRODUCTION

organe, afin de laisser à nu une substance, injectée clans les vaisseaux ou les canaux, inattaquable par un acide et assez solide pour ne pas être brisée par le poids de l'organe lui-même. Cette méthode constitue un mode de préparation dit corrosion. C'est à l'aide delà corrosion que Blandin a fait ses magnifiques préparations du rein, que M. Desprès a fait ses préparations du poumon et du placenta, etc.

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