GAINES TENDINEUSES LES DOIGTS
longements multiplias; la face postérieure est unie lâchement aux parties sous-jacentes, et recouvre les tendons des muscles fléchisseurs, l'arcade palmaire superficielle, les nerfs médian et cubital; 3° Yangle supérieur ou sommet de l'aponévrose s'insère au bord inférieur du ligament annulaire du carpe, et reçoit l'épanouissement t endineux du muscle petit palmaire : c'est le seul angle qui mérite d'être signalé; i° le bord interne donne attache à l'aponévrose de l'éminence hypothénar et à une aponévrose intermusculairc antéro-postérieure, qui sépare les muscles de la région palmaire interne de ceux de la région palmaire moyenne; 5° le bord externe présente une disposition tout à fait semblable; 6° le bord inférieur, ou base de l'aponévrose, situé au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes, se divise en ce point en huit languettes destinées aux quatre derniers doigts ; au niveau de ces divisions, les faisceaux de l'aponévrose palmaire sont réunis par des fibres transversales qui forment avec les fibres longitudinales sept arcades fibreuses : quatre sont destinées aux tendons des muscles fléchisseurs de la main , les trois autres arcades intermédiaires donnent passage aux muscles lombricaux, aux nerfs et aux vaisseaux coliateraux des doigts.
L'aponévrose palmaire est formée de deux plans de fibres : les unes longitudinales, qui sont l'origine des languettes dont nous venons de parler; les autres transversales, qui sont l'origine des aponévroses des éminenecs thénar et hypothénar, et qui réunissent les faisceaux interdigitaux de l'aponévrose.
B. Aponévroses latérales. — Ce sont des feuillets fibreux très minces qui enveloppent les muscles des éminenecs thénar et hypothénar; l'aponévrose interne est renforcée par des fibres qui partent du muscle cubital antérieur; l'aponévrose externe, par des fibres qui partent du tendon du long abducteur du pouce.
6° Gaines tendineuses des doigts.
Après avoir franchi les arcades qui leur sont formées par l'aponévrose palmaire, les tendons des muscles fléchisseurs de la main, disposés par paires, se logent dans un canal ostéo-fibreux , que l'on remarque sur la face palmaire des doigts. Ce canal est formé en arrière par la gouttière osseuse des phalanges ; en avant, par une gouttière fibreuse à concavité postérieure ; les bords de la gouttière osseuse donnent attache aux extrémités de la gouttière fibreuse, formée par des demi-anneaux superposés et pressés les uns contre les autres ; ces demi-anneaux , moins abondants au niveau des articulations, s'emboîtent les uns dans les autres dans les mouvements de flexion; ils n'existent plus au niveau de l'articulation de la seconde phalange avec la troisième.
Ces canaux ostéo-fibreux sont tapissés par une synoviale fort remarquable, désignée sous le nom de gaine synoviale des doigts.
MYOLOGIE.
Nous avons déjà parlé de la gaine synoviale du pouce et de celle du petit doigt. La description que nous allons donner se rapporte donc aux trois doigts du milieu. La synoviale présente au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne un rétrécissement très considérable, au point qu'il est quelquefois difficile d'y admettre un stylet; elles existent constamment au niveau des deux premières phalanges; au niveau de la troisième , elles dégénèrent en un tisssu cellulaire séreux, qu'il est quelquefois difficile de séparer des tendons; enfin, elles présentent des replis triangulaires qui, au niveau de la première phalange, vont du tendon du fléchisseur sublime à celui du fléchisseur profond; au niveau de la seconde, des deux divisions du fléchisseur sublime au fléchisseur profond ; enfin, un autre repli qui va du tendon à la phalange.
7° Aponévroses interosseuses.
Elles sont au nombre de deux : l'une antérieure, l'autre postérieure.
V antérieure sépare les muscles interosseux des lombricaux et des tendons fléchisseurs des doigts; elle s'attache latéralement aux aponévroses intermusculaircs que fournit l'aponévrose palmaire par sa face postérieure ; elle envoie des prolongements qui servent de gaine aux muscles interosseux; ces gaines sont complétées par des feuillets analogues , qui partent de l'aponévrose interosseusc postérieure, qui s'attache de chaque côté sur les bords latéraux des métacarpiens.