ARTÈRE SPERMATIQUE
Préparation. — Détachez avec soin le péritoine au-devant du psoas; fendez lu scrotum jusqu'au testicule, parallèlement au cordon.
Les artères spermaliques (fig. 41, 24, et fig. 56, 17) se distribuent chez l'homme au testicule, artères testiculaires ; Chez la femme, à l'ovaire , aux trompes , à l'utérus , artères utéro-ovariennes.
Leur longueur est très considérable ; leur calibre est très étroit ; elles naissent de la partie antérieure, quelquefois de la partie latérale de l'aorte, au-dessous des rénales, d'autres fois elles naissent de ces derniers vaisseaux. Elles descendent presque verticalement en bas, derrière le péritoine, en avant du psoas et de l'uretère; l'artère du côté droit passe derrière VS du côlon ; celle du côté gauche est en rapport avec la veine cave.
Arrivée à la partie inférieure de l'abdomen, l'artère spermatique se place en dedans du psoas, en avant de l'artère iliaque externe, et se comporte de la manière suivante :
Chez l'homme , elle se place à côté du canal déférent , dans le canal inguinal, et forme avec lui et les veines spermatiques le cordon testiculaire, fournit quelques petits rameaux qui se distribuent au canal déférent et au muscle crémaster, sort par l'orifice externe du canal inguinal , pénètre dans les bourses , où elle se divise en deux branches, qui se distribuent, l'une à l'épididyme, qu'elle pénètre par sa tête, l'autre au testicule; cette branche traverse la tunique albuginée, à laquelle elle fournit quelques rameaux, et se perd dans la substance propre du testicule.
Chez la femme , l'artère utéro-ovarienne , après avoir croisé le bord interne du psoas, s'enfonce dans le bassin, fournit à l'ovaire et aux trompes une branche externe ; leur branche interne se rend
ANGÉlOLOGIE.
aux parties latérales du corps de l'utérus, et s'anastomose avec les artères utérines fournies par l'artère hypogastrique.
ARTÈRES RÉNALES.
Préparation. — Disséquez le péritoine; pour voir ces artères dans le rein, fendez cet organe par son bord externe, et renversez à plat les deux portions. On peut encore sculpter les vaisseaux dans le parenchyme du rein.
Elles naissent à angle droit des parties latérales de l'aorte, entre les deux mésentériques (fig. 41, 21). Elles ont un calibre très considérable, et présentent une assez grande variété d'origine. Ainsi, elles sont quelquefois au nombre de deux ou trois de chaque côté ; elles naissent à des hauteurs très différentes.
Le plus communément, elles se portent transversalement en dehors, recouvertes par le péritoine et les veines rénales , en rapport en arrière avec les vertèbres lombaires ; l'artère du côté droit est en rapport, en avant, avec la veine cave inférieure.
Dans leur trajet, elles fournissent un petit rameau à la capsule surrénale, artère capsulaire inférieure, et d'autres petits filets qui se jettent dans le tissu adipeux qui enveloppe le rein et ses vaisseaux.
Parvenues à la scissure du rein, elles se divisent en plusieurs branches et pénètrent dans le tissu du rein, en arrière des veines rénales et en avant du bassinet ; elles se ramifient et se perdent dans le tissu du rein, ainsi que nous le verrons plus tard. (Voyez Structure du rein.)
ARTÈRES CAPSULAIRES MOYENNES.
Petites branches qui naissent des parties latérales de l'aorte, se portent à la capsule surrénale, et se distribuent à la face antérieure et à la face postérieure de cet organe. Nous rappelons que les capsulaires supérieures sont fournies par les diapliragmatiques, et les inférieures, par la rénale.
BRANCHES PARIÉTALES, ÏHOR ACIQUES ET ABDOMINALES.
Nous réunirons dans un même chapitre les artères intercostales aortiques et les artères lombaires ; ces branches offrent dans leur distribution Une telle analogie, qu'il nous parait utile de les réunir, non seulement pour ne pas nous exposer à des redites inutiles , mais encore pour montrer l'ensemble de la circulation dans les parois postérieures et latérales du tronc.
ARTÈRES INTERCOSTALES AORTIQUES.
ARTÈRES INTERCOSTALES AORTIQUES ET ARTÈRES LOMEAIRES.
Préparation. — Pour voir les branches postérieures, disséquez les muscles spinaux postérieurs; ouvrez le canal rachidien. Pour voir les branches antérieures des intercostales, découvrez la moitié postérieure du vaisseau par la partie interne de la poitrine, en enlevant la plèvre ; la moitié antérieure du vaisseau sera étudiée par la lace externe du thorax. Les branches antérieures des artères lombaires seront suivies dans l'épaisseur des muscles de l'abdomen.
Les branches intercostales qui naissent de l'aorte ont reçu le nom d'intercostales aortiques, pour les distinguer des intercostales supérieures, formées par la première intercostale, branche de la sous-clavière et des intercostales antérieures, qui viennent de la mammaire interne.
Artères intercostales.
Elles sont au nombre de neuf ou dix paires, les deux ou trois intercostales supérieures étant fournies par l'artère sous-clavière. Elles naissent de la partie postérieure de l'aorte ; elles présentent le même calibre à droite qu'à gauche, en haut qu'en bas. Les artères du côté droit (fig. 41 , 17) sont plus longues que celles du côté gauche (fig. 41, 16); en effet, nous avons déjà dit que, dans le thorax, l'aorte était située sur la partie gauche de la colonne vertébrale : aussi les intercostales droites contournent-elles les corps de chaque vertèbre dorsale, passant derrière l'œsophage, le canal tho racique, la veine azygos, et gagnent l'espace intercostal correspondant; dans leur trajet elles fournissent quelques rameaux qui pénètrent dans le corps de la vertèbre dorsale qui les supporte. Les artères intercostales gauches, au contraire, se jettent immédiatement dans l'espace intercostal correspondant; à partir de ce point, elles offrent, des deux côtés, une disposition tout à fait identique.
Elles sont en rapport avec la plèvre et les ganglions du grand sympathique; les deux dernières intercostales des deux côtés sont en rapport avec les piliers du diaphragme.
Arrivées à l'espace intercostal, elles se divisent en deux branches : une hr anche postérieure ou dorso-spinale, une branche antérieure ou intercostale proprement dite, que l'on peut considérer comme la continuation de l'artère.
A. Branches postérieures ou dorso-spinales. — Elles se portent en arrière, entre les apophyses transverses des vertèbres et se divisent en deux rameaux :
1° Un rameau spinal, qui pénètre dans le trou de conjugaison qui lui correspond, et se divise en un rameau osseux, qui pénètre dans l'intérieur de la vertèbre et s'anastomose avec les rameaux vertébraux antérieurs qui viennent du tronc des intercostales droites,
et un rameau médullaire, qui gagne la dure-mère, la traverse avec les nerfs rachidiens, et envoie sur chaque racine antérieure et postérieure un rameau qui se distribue sur les faces antérieure et postérieure de la moelle épinière, se divisant en un rameau ascendant, qui s'anastomose avec les artères situées au-dessus, et en un rameau descendant, qui s'anastomose avec celles qui sont situées au-dessous.
2° Un rameau musculaire ou dorsal, qui se divise aussi en deux branches : une externe, qui s'épuise dans les muscles sacro-lombaire et long dorsal ; un rameau interne, qui passe entre le long dorsal et le transversaire épineux, se distribue à ces muscles, fournissant aux muscles superficiels et aux téguments du dos.
B. Branches intercostales proprement dites. — D'abord situées au milieu de l'espace intercostale, entre la plèvre et le muscle intercostal interne, elles se placent ensuite entre les deux muscles intercostaux; puis , gagnant la gouttière située à la partie interne et inférieure de la côte, qu'elles occupent par leur partie moyenne, elles se replacent dans leur tiers antérieur au milieu de l'espace intercostal. Dans tout le trajet elles sont en rapport avec la veine intercostale et le nerf du même nom.
Les artères intercostales fournissent des rameaux aux muscles intercostaux , aux côtes et à leur périoste , aux muscles et aux téguments de la partie antérieure du thorax, enfin aux mamelles. Ces rameaux mammaires sont plus volumineux chez la femme que chez l'homme ; ils peuvent acquérir un grand développement pendant l'allaitement et dans certaines maladies du sein.
Elles se terminent en s'anastomosant avec les intercostales antérieures qui viennent de la mammaire interne, avec les branches qui fournissent aux muscles de la partie antérieure du thorax, avec l'épigastrique et avec les diaphragmatiques inférieures.
Vers le huitième espace intercostal, les artères abandonnent dans leur tiers antérieur l'espace intercostal, et se jettent, à la manière des artères lombaires, dans les muscles larges de l'abdomen.
Artères lombaires.
Leur nombre est variable, et en raison du développement de l'artère iléo-lombaire ; elles sont en général au nombre de quatre. Elles naissent de la partie postérieure de l'aorte, se portent à droite et à gauche sur la moitié droite ou gauche de la vertèbre lombaire qui leur correspond, passent, les premières sous les piliers du diaphragme, les suivantes dans les anneaux fibreux du psoas, fournissent des rameaux qui se perdent dans le tissu de l'os, et, parvenues au niveau de la base des apophyses transverses, se divisent en deux branches : l'une, dorso-spinale, qui offre exactement la même disposition que la branche dorso-spinale des intercostales; l'autre, antérieure, qui se perd dans les muscles de la paroi ante-