‹ Nouveau traité élémentaire d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 375 sur 617 · LÈVRES · texte numérisé non relu

LÈVRES

Les lèvres sont deux voiles musculeux mobiles, verticaux, qui forment la paroi antérieure de la cavité buccale et qui circonscrivent l'orifice antérieur de cette cavité. Elles sont distinguées en supérieure et inférieure; elles présentent toutes deux une face cutanée, une face muqueuse, un bord libre et un bord adhérent.

SPLÀNCflNÔiOGiÈ.

Face antérieure. — Lèvre supérieure. — Elle présente sur la ligne médiane un sillon qui se termine par un petit tubercule, de chaque côté deux saillies, et en dehors de ces saillies deux surfaces convexes où s'implantent, chez l'homme, les moustaches, poils roides dirigés en bas et en dehors.

Lèvre inférieure. — Elle ne présente pas de sillon médian ; les poils qui s'implantent sur la lèvre inférieure sont dirigés directement en bas et occupent la ligne médiane.

Face postérieure. — Elle est tapissée par la muqueuse buccale, en rapport avec les dents et les gencives ; elle présente sur la ligne médiane un petit repli plus saillant à la lèvre supérieure ; c'est le frein de la lèvre.

Le bord adhérent est limité : pour la lèvre supérieure, par la base du nez; pour la lèvre inférieure, par un sillon, sillon -mento-labial, qui la sépare du menton; latéralement les deux lèvres se continuent avec les joues. La lèvre supérieure est séparée de la joue par un sillon, sillon naso-labial, qui part de chaque côté de l'aile du nez et se rend à la commissure.

Le bord libre des lèvres est tapissé par un tégument rosé qui tient le milieu entre le tissu cutané et le tissu muqueux. Ce bord est arrondi, légèrement renversé en dehors, présentant pour la lèvre supérieure une petite saillie médiane qu'on a cherché à imiter dans l'opération du bec-de-lièvre; pour la lèvre inférieure, une dépression médiane qui répond au mamelon de la lèvre supérieure et deux saillies en dehors de la dépression. Les deux lèvres se réunissent en dehors et forment par leur réunion deux angles ou commissures.

L'espace compris entre les bords libres des lèvres est transversal et forme Y orifice antérieur de la bouche. Cet orifice est extrêmement variable chez les individus ; il peut être considérablement agrandi ou rétréci par le fait de la contraction des muscles qui meuvent les lèvres.

Structure. — Il entre dans la structure des lèvres une couche cutanée , une couche musculeuse , une couche glanduleuse, une couche muqueuse.

1° Couche cutanée. — La peau des lèvres, dense, épaisge, renferme Un grand nombre de follicules pileux et est très adhérente à la couche musculeuse.

2° Couche musculeuse. — Elle est constituée par la terminaison d*un très grand nombre de muscles qui sont : pour les deux lèvres, les muscles orbiculûire et buccinateur; pour la lèvre supérieure, les releveurs superficiel et profond, le petit zygomatique; pour là lèvre inférieure, le triangulaire et le carré; pour les commissures, le risorius de Santorini , le grand zygomatique, le triangulaire des lèvres, le canin.

3° Couche glanduleuse. — Ëntre ld couche nlusctllciise et la1 couche muqueuse on trouve un très grand nombre de petites glandes

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